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Anatomie d’un monologue
L’épisode 7 sera disponible prochainement.
Anatomie d’un monologue
L’épisode 7 sera disponible prochainement.
« Anatomie d’un monologue » (5/7). En 2009, Catherine Hiegel met en scène, à la Comédie-Française, l’acteur, alors âgé de 46 ans, dans le rôle du plus pingre des héros du répertoire classique.
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Acte IV, scène 7 : « Au voleur, au voleur, à l’assassin, au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mon argent. » En 2009, Denis Podalydès sort au pas de course des coulisses de la Comédie-Française, il traverse le plateau en hurlant comme un possédé et se précipite sous le lustre de la salle Richelieu. Pile au milieu des spectateurs.
Catherine Hiegel, metteuse en scène, lui a demandé de se mêler au public pour déclamer la tirade d’Harpagon, l’avare qui donne son titre à la pièce de Molière, le plus pingre des héros du répertoire classique. Ses pieds sur les accoudoirs, marchant de fauteuil en fauteuil, l’acteur en sueur, le visage démoniaque recouvert d’une suie noire, sent soudain une petite main effleurer ses chaussures. C’est une enfant qui tire sur ses lacets. Près de vingt ans plus tard, il en sourit encore. Le monologue d’Harpagon occupe, dans son cœur, une place particulière. « Je suis au milieu de ma carrière, s’était-il dit alors, je ne connaîtrai plus un bonheur équivalent. » Il le pense toujours aujourd’hui.
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