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Le nucléaire fournit près de 70 % de l’électricité française. Mais les fortes chaleurs et les sécheresses perturbent de plus en plus le fonctionnement des centrales, qui ont besoin d’importantes quantités d’eau pour se refroidir.
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Le nucléaire français tourne au ralenti. Au mois de juillet, 23 des 57 réacteurs étaient partiellement ou complètement arrêtés en moyenne chaque jour. Le mois d’août n’est pour l’instant guère meilleur, avec une moyenne de 27 réacteurs en arrêt complet ou partiel. Au total, ces dernières semaines, jusqu’à 45 % des 63 gigawatts de puissance installée – la capacité de production maximale – du parc français étaient dans l’incapacité de produire de l’électricité.
Cette situation n’est pas inédite en soi et n’a eu aucune incidence sur la couverture de la demande d’électricité, nettement plus faible en été qu’en hiver, la France étant d’ailleurs restée exportatrice. Le niveau d’indisponibilité avait été nettement supérieur en 2022 (jusqu’à 62 %), lorsque la détection d’importants problèmes de corrosion avait conduit à l’arrêt de nombreuses centrales. En revanche, l’été 2026 se caractérise par l’impact sans précédent des conditions climatiques sur le parc nucléaire français.
En août, pas moins de 14,2 % de la puissance installée était indisponible en raison de « contraintes environnementales ». Un record depuis qu’EDF a commencé à publier ces données, en 2015.
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