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Comment dissiper le brouillard de données, de nouvelles, d'images qui grésille sans trêve sur nos écrans ? Une méthode révolutionnaire, quoique vieille de deux millénaires, pourrait bien offrir un asile aux déserteurs de la guerre de l'attention. Ses vertus stupéfient ses usagers ; son pouvoir affole la Silicon Valley.
Israël a perdu les faveurs de l'opinion publique américaine ? Conscient du péril, le premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé l'ouverture d'un « huitième front », la « bataille pour la vérité », afin de reconquérir les cœurs et les esprits. Tel-Aviv n'avait jamais négligé ce terrain, mais ses efforts s'étaient surtout concentrés sur les médias traditionnels. Or, comme l'a expliqué M.…
Après Theodore Roosevelt, qui considérait l'Amérique latine comme une « arrière-cour » où les États-Unis pouvaient intervenir à leur guise, George Marshall, qui a approuvé les bombardements de Hiroshima et de Nagasaki et orchestré l'une des premières ingérences de la guerre froide, Henry Kissinger, un adepte de la déstabilisation, et M. Barack Obama, qui a bombardé l'Afghanistan, l'Irak, la Libye…
Les dirigeants européens ne sont pas seulement complices d'Israël par passivité, par inaction. Ils ont apporté un appui matériel constant à Tel-Aviv, et un soutien politique presque sans faille. Les défenseurs des Palestiniens, ceux qui dénoncent un génocide et demandent le respect du droit international, subissent un traitement fort différent.
Les pays arabes ne porteront pas secours à Gaza. Aucun d'entre eux n'a engagé la moindre initiative diplomatique d'envergure pour empêcher la réoccupation de l'enclave et mettre fin au déluge israélien de feu et d'acier qu'elle subit depuis bientôt deux ans.