Hello les amis !
On continue sur notre lancée cette semaine! (Si tu as manqué mon mail sur le syndrome de la nouveauté permanente et pourquoi tu devrais arrêter de réinventer la roue à chaque cours, va vite le déterrer dans ta boîte mail !). ou bien //ici//
Aujourd’hui, j’ai envie qu’on zoom sur ce qui se passe concrètement là-haut, dans le cerveau de nos élèves débutants, quand on leur transmet un flow.
Pour ça, je te présente Bob.
Bob, c’est le débutant parfait. Celui qui débarque dans ta classe raide comme un piquet, qui confond sa droite et sa gauche. Quand il est en fente debout, il tremble de tout son corps et découvre des muscles dont il ignorait totalement l’existence. Il comprend la moitié de tes instructions verbales, et il a souvent besoin que tu répètes ou que tu lui montres le mouvement.
Je pense qu’on a tous déjà eu un Bob dans sa classe (et franchement, on les adore).
Le cerveau humain est une machine incroyablement bien conçue. Comme il utilise une énorme partie de notre énergie pour fonctionner, il fait la chasse au gaspi. Il prend lui-même la décision de « déconnecter » les circuits qu’on n’utilise pas. Un peu comme toi quand tu débranches les appareils électriques avant de partir en vacances ou que tu coupes le Wi-Fi pour la nuit. Mais s’il juge que tu as des besoins, il va créer de nouvelles connexions.
Donc notre Bob, de son côté, est probablement sédentaire, a fait très peu de mouvements dans sa jeunesse, ou alors ça remonte à quelques années. Chez lui, il y a des connexions neuronales et motrices qui dorment depuis des années, voire qui n’ont jamais servi.
Pour que le cerveau de Bob ouvre de nouvelles routes et réactive ces zones, il a besoin d’une seule chose : de la répétition.
C’est exactement comme si, étape par étape, on remettait le courant dans une vieille maison abandonnée. On y va doucement 😆 On n’a pas franchement envie de faire sauter les plombs et de tout faire cramer !
C’est là que notre rôle de prof devient crucial. Si tu amènes Bob dans un flow ultra-rapide, hyper créatif, qui change toutes les semaines avec des transitions complexes... ça va être chaud pour que Bob progresse 😬
Face à ce trop-plein de nouveautés, le cerveau ne peut pas créer de repères. Résultat ? Au lieu de détendre ton élève, tu risques de basculer son système nerveux en mode « Fight or Flight » (combat ou fuite) ou même figement pour certains. Bob se crispe, il stresse, son rythme cardiaque monte, il se sent nul, et son corps se met en mode survie.
La clef c’est la répétition + un système nerveux en sécurité les amis!!
Enseigner un yoga organique et vivant, c’est comprendre que le système nerveux a besoin de sécurité pour s’ouvrir. Et la sécurité, sur un tapis, ça passe par la prédictibilité et la répétition. Quand Bob sait ce qui l’attend, son cerveau peut enfin baisser la garde, relâcher les tensions profondes et laisser la magie opérer. C’est aussi pour ça que c’est important de garder des rituels réguliers dans tes classes. Rien que le Om en début de pratique, qui d’ailleurs est un merveilleux régulateur du système nerveux 😏.
Alors la prochaine fois que tu as l’impression de “priver” tes élèves de nouveauté en gardant la même séquence, pense à Bob. Tu n’es pas en train de l’ennuyer, tu es en train de rallumer le courant chez lui, en toute sécurité. 💡
SPOILER: ca marche aussi pour Martine qui est là à chaque cours au premier rang, avec une pratique très feu 🔥. Son système nerveux sera content de refaire tous les jours sa série 1 de ashtanga 🤣
Alors enlève-toi cette charge mentale de la nouveauté et la créativité à tout prix!
Avec Camille de mille et un yoga, nous avons créé un test pour les professeurs afin de t’aider à évaluer où tu en es dans ton enseignement. C’est gratuit ;) et cela donne accès en exclu à notre prochaine immersion pour les profs 🤫
Prends soin de toi,
Laurie 🌿
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