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Seul à Zanzibar · Apr 3, 2026

Les vies qu'on mène...

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Laurent Queyssi · Seul à Zanzibar

Je n’envoie pas assez de newsletters.

C’est en tout cas ce que me disent certains lecteurs de ladite infolettre dont, pas plus tard qu’avant-hier, l’ami Raphaël que j’ai eu grand plaisir à retrouver à Lyon où je suis passé en coup de vent pour une table ronde sur l’horreur à l’Ensibb. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’en ai aussi profité pour croiser l’excellente Sabrina Calvo, que je ne vois que trop rarement et qui m’étonne/m’épate/m’inspire toujours immanquablement (et qui m’a quasi obligé à regarder l’épisode de Columbo avec Cassavetes, ce que j’ai fait hier soir).

Je n’envoie pas assez de newsletters.

Raphaël n’est pas le premier à me le dire. Et je conçois que c’est sympa d’avoir des nouvelles de quelqu’un qu’on apprécie (j’espère que vous m’appréciez un minimun et que vous ne vous êtes pas abonnés pour voir ce que devenait ce blaireau de Queyssi) et je suis moi-même ravi de recevoir des messages des auteurs dont je lis le travail par ailleurs (la newsletter d’Alexander Sorondo, que je soupçonne d’être de la fiction, est toujours un régal, par exemple). Mais voilà, rédiger des billets prend du temps et je n’ai pas forcément beaucoup de choses à raconter. Certes, je pourrais vous parler de ce que je fais, ce que je lis, ce que je vois, ce que je ressens. Peut-être. Sans doute. Je ne sais pas. Je pourrais écrire plus souvent. Oui. Mais la vie m’en empêche souvent et ce n’est pas grave. Comme m’a dit un jour mon pote Julien en parlant de nos emplois du temps boulot/vie familiale : “T’as vu les vies qu’on mène, aussi ?!”

Et c’est super, au fond, quand on y pense. On est occupés, on se prend la tête pour nos gosses avec ces conneries de Parcoursup, d’orthondontie, on essaie de faire de la musique parce qu’il n’y a que ça qui nous sauve, on se débat avec le boulot et le temps que l’on est censés réserver aux loisirs. Bref, on fait ce qu’on peut et, autant vous l’avouer, la newsletter n’est pas dans les priorités. Loin de là.

Mais j’aime quand même vous écrire de temps en temps. Ne serait-ce que pour me remettre les idées en place, pour faire des petits bilans. Et puis lire vos messages en retour. Et puis aussi parce que certains d’entre vous me soutiennent via Substack et ça, c’est carrément merveilleux. Merci à vous.

Des nouvelles, donc.

J’étais à Paris le week-end dernier pour participer à mon émission préférée de France Culture : Mauvais Genre. On a parlé horreur avec Fleur Hopkins-Loféron, Elise Lépine, le boss François Angelier et le grand kahuna JP Dionnet.

Hier et avant-hier à Lyon, donc, en préambule à Quais du polar.

Et puis, vous vous en foutez, mais je vous le dis quand même, le week-end qui arrive au bled pour une réunion sans reformation de Bobby Burns, le groupe punk le plus emblématique du 47 dans les années 90 (enfin, j’espère, merde).

Il y a longtemps, donc, avec ces zozos-là, on faisait du bruit (je suis derrière la batterie). Et on se revoit demain. Sans instruments, fort heureusement.

Je parle de l’excellent roman The City and the City dans le dernier Sense of Wonder (et j’ai encore enregistré un nouveau générique).

Le nouveau roman de la collection Styx sort le 9 avril et il est dément.

La photo est de Pierre-Paul Durastanti, le traducteur de la bête.

Pour le reste, on continue à s’activer dans tous les domaines. J’ai sans doute oublié des choses, mais ça m’obligera à vous réécrire.

Je me rends compte avant de conclure que cette newsletter était incroyablement autocentrée (encore plus que d’habitude, je veux dire, quand je ne disserte pas sur Pat Smear) et je m’en excuse. Mais franchement, je n’ai pas plus envie de vous parler de l’état du monde que vous avez envie de me lire à ce propos.

On reste forts.

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Read the original on laurentq.substack.com

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