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Ploufletter · May 31, 2026

Comment internet a ruiné mon rapport au temps

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Apolline 🐋 · Ploufletter

Bienvenue sur cet espace flottant non identifié. Dans cette édition je te partage mes recherches en cours et question existentielles 👇🏾

Cher·es habitué·es du bassin ou newbies qui ont rejoint le swimming club – soit, cette lettre numérique – ces dernières semaines : whalecome 🏊🏾‍♀️

Dans cet espace, on s’immerge de manière randomadaire dans divers sujets pour lire la société et interroger nos représentations. Pour ce faire, on file la métaphore aquatique. Si besoin, tu peux consulter ce lexique natatoire pour t’aider à la naviguer.

Pour info : tout ce que tu t’apprêtes à lire a été pensé, rédigé, et édité par une humaine, sans IA ni gants de plongée (peu pratiques pour taper sur ordi).

En attendant tu peux aussi :

Coucou toi ! J’espère que tu as pu atténuer la chaleur de ces derniers jours avec quelques sorties piscines. Aujourd’hui l’édito sera court car cette lettre est (très) longue. Ici, ça boit la tasse. Figure toi que j’ai perdu mon document d’écriture avant mon ultime relecture cette semaine… J’ai dû me résoudre à la situation après avoir fouillé tous les recoins de mon disque dur à la frontale et reprendre la rédaction à partir d’un vieux brouillon. Je crois que l’univers essayait de me faire comprendre que canicule et travail ne font pas bon ménage, mais here we are 👀

Anyways, revenons à nous moutons des mer1. Aujourd’hui, je te propose une immersion dans les méandres de notre rapport au temps, à la lecture, et ce fameux retour à l’analogique. Je ne t’en dis pas plus car le contexte suit.

Fasten your bouée, we’re about to take off.

Pssst, attention, cet email risque d’être coupé avant la fin. Swim par ici pour le lire sur Susbtack.

Cette réflexion découle de l’édition sur le retour à l’analogique car plus ça va, plus je doute de notre capacité à (vraiment) déconnecter.

Pour info : J’ai inscrit l’anecdote que tu vas lire dans mon journal autour du 13 mars 2026. (Je l’ai remaniée pour que tu aies tous les éléments.)

La semaine dernière, je me suis couchée à 3h pour tenter de finir un livre. J’ai bien dit, tenter, car la mission a lamentablement échoué. Résultat des ploufs, mon cerveau s’est naturellement réveillé aux aurores, paré à lire avant d’entamer ma journée de travail. (Challenge completed cette fois, hallelujah.)

3h ! C’est du jamais vu.

Pour te dire, je suis incapable de me rappeler la dernière fois que j’ai ressenti une telle fébrilité en lisant. Ça m’a d’autant plus étonnée que, sur le papier2, l’intrigue était cousue de fils rouges, les personnages ultra-caricaturaux, et les les tropes utilisés essorés jusqu’à la moelle. Mais les faits sont là. (Et ils sont forts têtus.) Im-pos-sible d’abandonner ma lecture en cours de route. Visiblement, l’autrice a tiré tous les fils à da disposition pour harponner notre attention et s’assurer de garder nos yeux rivés sur le récit. Et, whale, force est de constater que l’exercice est réussi.

J’ai survolé l’intrigue de bout en bout … jusqu’à tomber sur un magnifique cliffhanger. Arf. Moi qui me faisais une joie de finir le livre pour retourner vaquer à mes occupations quotidiennes ; c’est raté.

Pour palier ma frustration, une seule solution : emprunter la suite. (Hors de question que je l’achète ; faut quand même pas pousser mémé dans les anémones.) Ni une, ni deux, me voici connectée sur le site de la bibliothèque municipale à taper le nom de l’autrice dans la barre de recherche. Ha ! Le deuxième tome est référencé, parfait. Enfin, parfait, à ceci près qu’il n’est pas encore disponible à l’emprunt. Sh*t.

(C’est à ce moment précis que j’ai perdu mon sang froid.)

Pour tenter d’évaluer la temporalité de mon attente, j’ai commencé par chercher la signification du statut « à l’équipement » ou « en traitement » en bibli’. Entre nous, je soupçonne mon moteur de recherche d’avoir compris l’étendue de mon désespoir, car un des premiers résultats concernait ma zone géographique ; ce malgré l’usage d’un VPN me localisant de l’autre côté de la Manche. Loin d’être rassurée devant la perspective de devoir patienter non pas quelques jours, mais bien quelques mois selon le site où j’ai échoué (pardon ?), j’ai enclenché le plan B. Soit, chercher des avis sur cet opus.

Bien que bancale, mon intention était claire comme de l’eau de roche : dégoter quelques reviews incendiaires pour calmer mon impatience, peu importe les spoils (puisqu’encore une fois, le synopsis était cousu de fils rouges). (Mais si tu te poses la question, oui, j’ai tout de même réussi à me spoiler. Ceci dit, I only blame myself3 : j’ai cliqué en pleine conscience sur « révéler les spoilers » dans le forum où j’ai plongé.)

Et, entre deux clics, j’ai capté un truc :

Internet a ruiné mon rapport à la lecture.

Jadis – du temps où les ordinateurs n’étaient pas encore portables et où la logistique déployée pour se connecter à internet équivalait au lancement d’une fusée (ok, j’exagère un peu) –, terminer un tome de saga palpitante entraînait un schéma de frustration tout à fait différent. C’est-à-dire que je serrais les fanons, et je prenais mon mal en patience ; pas le choix. Sauf si, bien entendu, j’avais la chance de tomber sur une série déjà terminée ou à la rédaction bien avancée. Dans ce cas, je fonçais à la bibli’ ou lançais une campagne de lobbying à la maison pour me procurer les tomes disponibles.

Mais ne nous voilons pas la face, dans la majorité des cas, j’étais condamnée à attendre.

Tandis qu’aujourd’hui, à l’heure où les séries sortent par saisons entières sur Netflix pour apaiser le FOMO4 (et encourager le binge-watching), le schéma s’est inversé.

Adieu le temps long, bonjour l’instantanéité.

Bye la patience, coucou l’exaspération constante.

Face à cette réalisation, deux questions ont émergé : comment a-t-on développé ce nouveau rapport au temps ? Et, est-il si réversible que l’on aimerait le croire depuis l’essor du retour à l’analogique ?

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J’ai trouvé ma première piste de réponse au détour d’une frise chronologique sur les avancées digitales. De fait, au XXème siècle, avec l’évolution de la tech et l’émergence des réseaux, une denrée précieuse est entrée sur le marché, notre attention. Et tout le monde se l’arrache.

Voici quelques chiffres pour te donner une idée de l’évolution de ce business5 :

🏊🏾‍♀️ Au commencement était le smartphone. En 2002, c’est RIM qui ouvre le bal avec son premier modèle de Blackberry6. (Face au succès, l’entreprise adopte le nom du produit en 2013.)

🏊🏾‍♀️ Puis, en 2006, Aza Raskin invente le principe du scroll infini.

🏊🏾‍♀️ En 2007, d’Apple entre dans la danse et dévoile son premier iPhone, désormais principal concurrent de Blackberry.

🏊🏾‍♀️ En 2010 Instagram voit le jour, rapidement suivi par son concurrent Musical/ly spécialisé en vidéos courtes. (L’app se renomme Tiktok lors de son exportation hors de la Chine en 2017).

🏊🏾‍♀️ Et en 2020, Instagram (toujours) s’engouffre dans la brèche avec les reels histoire de rester dans la course face au tsunami tiktok.

(Cette archéologie sous-marine m’a rappelé qu’ado, j’ai fait des palmes et des mains pour avoir un Blackberry Torch, puis un iphone 4. Quasi quinze ans plus tard, Blackberry a mis la clef sous la porte ; Apple a sorti l’an dernier sa 17ème déclinaison d’iphone ; et je m’accroche comme une bernique à son rocher à mon modèle de 2020. Gosh, c’est donc ça vieillir ?)

Les premiers téléphones portables - La chronologie est ici

Derrière chacune de ces évolutions se cache un objectif : capter, retenir, puis vendre, notre attention aux plus offrant·es. Et, si l’on en croit les spécialistes, le levier principal pour mener cette mission se situe dans notre organisme. J’ai nommé, la dopamine.

On la décrit souvent comme régissant notre plaisir, mais d’après mes lectures, elle s’apparente plutôt au désir. Comme toutes les hormones, elle est essentielle au bon fonctionnement de notre cerveau ... si sécrétée de manière naturelle (aka, en dormant suffisamment, en faisant du sport, et.c). Mais tout part en cacahuète marinée lorsqu’on se tourne vers des sources artificielles de dopamine, comme les réseaux sociaux, dont la mécanique court-circuite nos récepteurs hormonaux et notre cerveau.

Ce, au point de changer notre façon d’interagir avec le monde.

Dans son dernier documentaire sur l’ennui7, Arte dissèque notre relation aux smartphones, concurrents directs de notre entourage. De cette analyse, une chose ressort. L’infinité des contenus qu’ils nous offrent – disponibles au bout de nos pouces – nourrit et décuple notre besoin constant de nouveauté, le tout doublé de shots de dopamine.

(Pour te donner un ordre d’idées, dis toi qu’en 2013, on comptabilisait chaque minute la mise en ligne de 100h de vidéos sur YouTube8. J’insiste. 100h de vidéo. Par minute. Ça donne 4 jours full de contenu. Imagine à l’échelle d’un mois, d’une année, ou cinq. C’est colossal ! Et surtout, humainement im-pos-sible à visualiser en une vie. (Depuis, le chiffre a triplé si on en croit Wikipédia.9))

Pour les scientifiques invité·es sur la chaîne, c’est précisément dans cette sollicitation constante que se situe l’origine du dérèglement. Petit à petit, le monde ralentit, s’appauvrit, et s’affadit face au casino géant aux gains alléchants que représentent les réseaux sociaux …

Une conversation s’éternise ? Let’s scroll.
L’ennui pointe le bout de son nez ? Let’s scroooll.
Une frustration se fait sentir ? Oublions-là, let’s scroll.
Il y a 5 minutes d’attente à l’arrêt ? No worries, let’s scroll.
Le métro est retenu sur la voie ? Qu’à cela ne tienne, let’s scroll.

Afin de contrer cette frénésie digitale, la résistance s’organise. Il y a quelques mois, un mouvement a émergé sur internet : back to analog. Pour reprendre le contrôle de son temps et de son attention, une règle prévaut → fini le scroll, bonjour l’analogique. A priori, la tendance répond à un vrai besoin :

« Le 28 décembre, les hashtags suivants cumulaient des milliers de vue : #Stationary : 311,7K posts
#notebook : 766,5K posts
#journaling : 2,4M posts
C’est huuuuge.
» 10

Oui, mais... Toutes les vidéos que je vois passer sur le sujet me donnent l’impression qu’on retrouve la même fureur consumériste, désormais appliquée aux médias physiques. (Comme moi avec mon livre in fine.)

Du coup, je m’interroge : pourquoi sommes nous incapables de laisser nos habitudes digitales à la porte des plateformes ? Et si tout n’était pas qu’une question de dopamine ?

Dans la bibliothèque (1928) Józef Rapacki ©Artvee

« Ce qui m’intéresse dans l’écriture n’est pas tant comment capturer l’attention de quelqu’un, mais plutôt, comment créer de la proximité avec mes lecteurices. […] Je suis beaucoup plus intéressé par le fait d’être hanté par un écrit. » Ocean Vuong pour How I write, 2026

S’il y a bien une personne qui s’intéresse à l’impact de la modernité sur notre manière d’être au monde, c’est le philosophe Hartmut Rosa. Et, parmi les questions qu’il explore, se trouve celle de la connexion émotionnelle, ou plutôt, de son déficit.

Pour lui, tout part d’un paradoxe : celui de la liberté moderne11. C’est-à-dire que, certes, la technologie nous donne accès à une bibliothèque infinie de ressources accessible en un clin d’œil. Mais à moins de déceler le secret de la pierre philosophale, cette potentialité d’absolu se heurte à notre finitude et génère de la frustration. De la même façon, tout ce volume disponible ne garantit en aucun cas la connexion avec notre environnement, au profit de la consommation.

Dans ce cas, la dopamine et le plaisir instantané importent peu, le dérèglement de nos comportements prenant racine dans une quête insatiable touchant une corde plus profonde.

« La résonance, c’est quand on est touché par un morceau de musique, un lieu, un ami… qui trouvent un écho en vous. Quand vos yeux s’illuminent ou s’embuent. Mettre le monde à votre portée est le projet de la modernité ; sa part d’ombre, c’est le risque d’aliénation. » Hartmut Rosa, pour la Revue Projet, 2016

Cette dichotomie dont parle Hartmut, c’est ma life. Je l’observe, entre autre, dans mon rapport à la lecture.

J’ai la chance d’avoir une bibliothèque d’archive dans ma ville qui comptabilise des kilomètres de rayonnages. Et je me rends bien compte que la perspective de pouvoir tout dévorer consulter prend parfois le pas sur la résonance ; mon anecdote initiale en est d’ailleurs une illustration parfaite. Car, whale, j’ai beau avoir lu le livre d’une traite, force est de constater qu’il ne m’a laissé qu’un vague souvenir. (Et encore, c’est un euphémisme.)

En revanche, il ne se passe pas un jour sans que je pense à la magnificence du [Le] Chant d’Achille de Madeline Miller et aux vœux sans cesse renouvelés des deux protagonistes. Dans un tout autre registre, chaque immersion dans l’univers d’Octavia Butler me laisse avec un panel de questions existentielles sur l’humanité qui me triturent l’esprit encore aujourd’hui. (Par exemple : Notre propension à la hiérarchisation fera-t-elle notre perte ? Pourquoi avons-nous autant pris la différence en aversion ? Que perdons-nous dans cette quête à la conformité ?)

Une femme en train de lire - Rik Wouters ©Artvee

Aux côtés d’Hartmut, d’autres voix s’élèvent pour souligner ce paradoxe abondance vs. résonance. Parmi elles, se trouve Ocean Vuong, connu pour explorer son patchwork identitaire dans ses œuvres. Dans une interview récente sur son rapport à la littérature12, l’auteur d’Un bref instant de splendeur s’interroge sur la manière dont le capitalisme influence nos modes d’écriture – au-delà d’internet. Il y déplore notre approche productive, formatée, visant d’abord l’efficacité pour capter / maintenir l’attention au détriment de la connexion profonde.

À l’inverse, Ocean rêve d’un art où l’étrangeté ferait loi ; et où l’on créerait pour durer.

Il évoque ainsi un poème dont la lecture l’a tant bouleversé adolescent, qu’il « s’est téléchargé en lui » – au point d’y penser encore aujourd’hui, plus de vingt ans après.

(☝🏾 Fun fact : Hartmut cite Ocean dans un essai sur la lecture et la résonance qu’elle apporte. La boucle est bouclée.)

Dans ce cas cela voudrait-il dire que l’évolution de notre rapport au temps relève d’éléments systémiques ? Comment internet pourrait-il influencer notre psychologie à ce point ?

Après avoir fait mariner cette question quelques semaines dans mon esprit, j’ai repensé à une conversation que j’ai eu avec Flo’ il y a quelques années.

Flo’, c’est une pote designeuse qui m’a introduit à la notion de design comportemental (behavioral design pour les intimes). Long séance de natation (très) short, cette branche étudie et décortique nos comportements dans l’objectif de les influencer. En ce sens, certaines innovations voient le jour non pas pour leur utilité effective, mais plutôt pour l’habitude qu’elles vont ancrer en nous.

Pour illustrer son propos, Flo’ m’a parlé de la montre connectée.

Quand on y pense, elle apporte peu de valeur par rapport aux téléphones portables – si ce n’est qu’on risque moins l’égarer. En revanche, elle nous acculture au fait de : s’équiper d’un petit objet qui nous accompagne à chaque heure de la journée et mesure notre quotidien dans les moindre détails. Cela peut aller du nombre de brasses effectuées en une journée à la quantité de notifications reçues. À terme, cette habitude ouvre la porte à l’adoption potentielle d’outils de tracking plus invasifs, comme les puces ou implants sous-cutanés.

(Bon, je sais que ça sonne complotiste, donc voici de quoi te rassurer : 1/ La Terre est ronde. 2/ La science étudie le sujet depuis plus de vingt ans, ainsi que des entreprises comme Neuralink à visée médicale – pour le moment.)

Toujours est-il que, sans cette étape intermédiaire, passer du téléphone à la puce aurait semblé impensable.

Et bien, je suis persuadée qu’une des innovations majeures apportée par les réseaux sociaux est comportementale, faisant de la compulsivité notre mode par défaut, peu importe le médium concerné.

Accurate picture of me m’apprêtant à dévorer ma pile à lire ©Chihiro, Ghibli

Au-delà de la compulsivité, internet (et les réseaux) apporte quelque chose que beaucoup d’entre nous cherchent aujourd’hui, le repos cognitif.

En 2025, Joss Fong, journaliste cofondatrice du média Howton13, émet justement une hypothèse en ce sens. Et si notre attrait pour les plateformes résidait dans leur capacité à réduire notre agentivité ? Let me explain.

Pour étayer son propos, Joss file la métaphore culinaire – à laquelle feed fait référence. Si les réseaux sociaux étaient un restaurant, ils seraient l’équivalent d’un lieu où le personnel se charge de nourrir la clientèle à la petite cuillère. S’alimenter devient alors une tâche on ne peut plus passive. Dans ce cas, tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de pousser la porte, s’asseoir, enfiler notre serviette, et ouvrir la bouche en attendant de recevoir des bouchées prêtes à avaler.

Et, si le choix des snacks peut parfois nous gaver, la perspective de pouvoir éteindre son cerveau quelques instants est ultra agréable. Surtout dans un monde où la sur-sollicitation est la norme.

Perso, je trouve ça terrifiant. Tant pour ce que cela dit de nos sociétés que pour les informations que l’on peut ingérer dans ces moments où l’on suspend notre esprit critique.

Alors, quelles sont les solutions ? Le sevrage pur et dur ? Au vu de notre dépendance – économique et informationnelle – au smartphone, le projet me semble fort compromis. (Du moins, à mon échelle.) Et puis, in fine, est-ce vraiment la disponibilité de l’objet le problème ?

Dans ce cas, peut-être qu’une première brasse vers l’émancipation serait de prendre conscience de notre rapport à l’inactivité, aux émotions, ou à nos stratégies d’adaptations possiblement mises en place pour les éviter. Puis d’ajuster sa stratégie pour agir à la source … soit, sur notre gestion émotionnelle, nos comportements, l’objet, le système – selon ce qui en ressort.

Mais ça, on en reparle bientôt 👀

Voici pour ma part ! Je suis curieuse de savoir quelles sont tes habitudes digitales vs. analogiques et si tu as identifié des évolutions ces dernières années. Tu peux le faire en commentaire ou par retour de mail, je te lirai avec plaisir.

🏊🏾‍♀️ Le documentaire The social dilemma par Netflix qui nous dévoile les coulisses de l’industrie de l’attention. (On en avait d’ailleurs parlé en Ploufletter il y a quelques années.) Après, je reste dubitative de l’impartialité de la réalisation puisque la plateforme de diffusion fait elle-même partie du problème qu’elle dénonce.

🏊🏾‍♀️ Les applications Foqos et Switchly qui te permettent de bloquer l’accès à certaines applications et/ou sites de ton téléphone. Le gros plus ici, c’est que les apps sont gratuites, open source, et toutes les données restent sur notre appareil.

Je suis en pleine phase de test, je t’en reparle soon.

🏊🏾‍♀️ Les vidéos et le livre Votre attention est votre super pouvoir de Fabien Olicard qui vulgarisent ces questions. Je te préviens en revanche : il est aussi très orienté productivité, dev perso, il faut parfois faire le tri.

🏊🏾‍♀️ Le TEDx d’Ellen McArthur, donné en 2015. Dedans, cette ancienne skippeuse en solitaire et créatrice de sa fondation éponyme nous explique comment la rareté des ressources à sa disposition pendant de ses courses lui a fait saisir à quel point notre économie et nos modes de consommation menaçaient l’environnement. D’une certaine façon, c’est également ce qui se joue avec notre attention.

🏊🏾‍♀️ La newsletter de Louise Morel qui aborde la thématique par le prisme de son retour à insta.

Ça t’a plu ? Fais passer le mot ! (Ça mange pas d’algue et ça aide full.)

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See you soon au bord du bassin,

Apolline 🐋

3

En français : « Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même ».

4

Fear Of Missing Out, aka, la peur de rater quelque chose.

6

Fun fact, j’ai appris en faisant mes recherches que la ville de naissance de l’entreprise s’appelle Waterloo. Quand on connait l’évolution de la marque face à la concurrence, je ne peux m’empêcher d’y lire un signe du destin.

Read the original on lapiscine.substack.com

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