Vos clients ont quelque chose que peu d’influenceurs peuvent vendre.
Ils y croient profondément 🙃
Pas parce qu’on les paie, parce qu’ils ont signé, ou que le produit leur est offert.
Parce qu’ils ont CHOISI et PAYÉ dans la France de Macron pour votre marque, peut-être même plusieurs fois, sans y être obligés.
Et quelque part (la folie des grandeurs sûrement 🥲), on a décidé que ça valait pas grand-chose face à des milliers/millions d’abonnés.
Pourtant, pendant que le marché de l’influence grossit, la confiance s’érode (la dernière étude de Heaven à ce sujet confirme cette méfiance grandissante).
À part quelques créateurs particulièrement singuliers, créatifs et investis — je pourrai en parler dans un épisode dédié 🙃 — la plupart des scripts sentent le brief annonceur, la validation juridique, les fausses promesses.
Et “authenticité” est finalement devenu le mot qu’on saupoudre partout, comme le zaatar chez Louloukitchen.
Sauf que chez Loulou, ça relève les plats.
Chez les marques, ça relève surtout du bullshit 🤡
Le modèle Tupperware dans les années 50 : une démonstratrice s’invite chez vous. Elle présente le produit dans votre cuisine, devant vos amis, vos voisines.
Ça a fonctionné pendant des décennies pour une simple et bonne raison : on ne fait pas confiance aux grandes-méchantes-marques, mais on fait volontiers confiance à quelqu’un qu’on connaît 🤝
Alors bon, Tupperware a failli déposer le bilan en 2024 🥶, mais la logique n’en reste pas moins pertinente.
Car même si aujourd’hui le lien de voisinage s’est perdu (alors à Paris n’en parlons pas) et que la démonstratrice n’a peut être plus de salon où aller, l’enjeu de proximité, lui, est plus important que jamais 🙌
L’autre jour, je suis tombée sur un case de L’Oréal Paris et Clearstem Skincare qui ont abandonné le colis RP envoyé par la poste pour quelque chose de plus radical : envoyer des gens.
Des “amis de la marque”, directement chez les influenceurs.
Ces livreurs pas banals débarquent en costume, avec toute une mise en scène : un ange qui débarque dans votre salon pour vous présenter un soin ; deux agents en rose qui sonnent à votre porte avec une malette,…
Et tout ça est orchestré of course IRL POUR l’URL : les réseaux.
Mais le but n’est pas que l’influenceur montre le produit, c’est qu’il filme sa réaction.
La surprise est authentique parce qu’elle est réelle, et le storytelling est captivant parce qu’il se passe pour de vrai ✨
Voici 4 mouvements de fond qui peuvent expliquer pourquoi ce genre de mécanique est brillantissime : 4 mouvements qui ont reconfiguré la façon dont on consomme, dont on croit, dont on s’attache (et on s’empoisonne 🎶).
Primo : Les gens veulent de l’imprévu, de l’inattendu. Pas du contenu poli, une vraie réaction, un moment qui se passe devant eux en temps réel, for sure.
Secundo : L’IRL est redevenu une preuve. Un événement, une maison, un vrai moment partagé,… ça se fake pas comme un studio loué pour faire “authentique”. Le réel est devenu le nouvel argument, encore plus à l’ère de l’ia
Si vous avez toujours pas réfléchi à une animation IRL to URL, vous attendez quoi au juste ???!!?
Tertio : Le social media est devenu la nouvelle télé. On ne veut plus “un post”, on veut des personnages, un univers, des histoires qui durent, des inconnus qui essayent d’atteindre un objectif (cliquez absolument!!!), des rebondissements,
Pas étonnant que les plateformes développent des fonctionnalités pour les sagas ou investissent dans les micro-dramas (des mini-séries ambiance Petits Secrets Entre Voisins, cheap et dramatiques — ou dramatiquement cheap 🤡).
Si vous faites toujours pas de saga en 2026, vous attendez quoi au juste ??!!??!! (bis)
Quatro : La participation crée de l’attachement. Il y a une différence fondamentale entre consommer une marque et faire partie de son histoire. Le premier crée des clients, le second crée des ambassadeurs. C’est bon pour vous ? 🤡
En bref, L’Oréal et Clearstem ont compris ce qui fonctionne.
Qu’un vrai décor est plus crédible qu’un studio ; qu’une réaction pas scriptée vaut plus qu’un placement tout beau tout propre...
Mais perso, je trouve qu’aussi pertinentes soient-elles, elles pensent encore trop aux mauvaises personnes.
Parce qu’au bout de la chaîne, y a toujours un talent qui sera payé pour être là…
Vos clients les plus engagés sont là. Ils connaissent vos produits et ont leur propre vécu avec votre marque (ah et surtout, ils n’ont pas besoin d’un brief pour parler avec conviction, vu que c’est déjà leur conviction).
Alors voilà ce que je propose :
Vous aviez prévu d’envoyer vos nouveautés à des influenceurs ?
Envoyez-les aussi à ceux qui en RÊVENT déjà la nuit.
Vous aviez prévu d’organiser un séjour influenceurs ?
Organisez un séjour top fans.
Bref, traitez vos top clients comme vos tops influenceurs.
Et comme L’Oréal ou Clearstem : filmez tout. La préparation, les discussions, l’appréhension, les découvertes.
Mieux : faites-en des épisodes. Faites-en vos personnages récurrents.
Parce que si la pratique n’est pas particulièrement nouvelle, c’est les moyens disponibles pour la raconter qui ont changé.
Oui, vos clients n'ont souvent pas d'audience. Mais c’est pas grave (après tout, la démonstratrice Tupperware n’avait pas d’abonnés non plus 🙃).
Parce que l’objectif ici c’est pas d’acheter leur reach : c’est de produire quelque chose avec une énergie qu’aucun studio ne peut simuler.
Vous me direz aussi qu’ils passent pas bien à la caméra 🤡 Peut être. Mais c’est peut être bien ce qui les rend regardables. Une vraie cliente qui cherche ses mots parce qu’elle est émue, ça n’a pas de prix dans un feed.
Vous construisez votre propre casting, votre propre univers narratif.
C’est une différence ca-pi-tale.
Parce que ce format coche des cases rares :
il est IRL, donc crédible.
Narratif, donc mémorable.
Multi-formats, donc durable (une expérience comme celle-là peut générer naturellement des Stories, des Reels, des Lives, des verbatims,… Un seul moment, une dizaine de formats 👌)
Et surtout : il crée de la social currency.
Les gens qui ont vécu l’expérience en parlent, pas parce qu’ils sont payés, mais parce que c’est devenu une partie de leur histoire.
Et si un post sponso génère des impressions, une expérience vécue et partagée crée du capital culturel ✨
Un influenceur payé pour être là vs. une cliente qui rêvait d’y être : c’est pas du tout la même énergie.
Et les audiences le sentent.
Une dernière chose, parce que c’est important : dès que vos clients produisent du contenu dans un cadre que vous avez organisé, la question de la transparence se pose. Légalement mais surtout éthiquement.
Voyez pas ça comme une contrainte, dites-vous bien que la transparence détruit pas l’authenticité mais que quelque part, elle la protège à terme ✨
Maintenant, séjour top fans ou pas, retenez une chose :
Traitez vos clients comme des talents.
Invitez-les.
Starifiez-les.
Et surtout : laissez-les parler 🫶
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Moi, c’est Margaux, je suis experte Social Media et Creative Strategist en freelance, après +8 ans en agence.
La Notif, c’est mon coin pour parler social media sans filtre, sans jargon, et surtout sans bullshit ni vérité absolue, pour t’aider à te forger tes PROPRES convictions sur les réseaux… sans vendre ton âme aux algos.
Si ça te botte, avant de partir, oublie pas de t’abonner, c’est gratuit, sans gluten, et ça met de l’amour dans mon petit cœur. 🫶
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