Hello je m’appelle Hugo Bentz, CEO du Startup Studio La Chapelle, et cette newsletter hebdomadaire est dédiée à la Creator Economy et les dernières tendances de cette économie des créateurs.
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J’ai reçu un mail d’une personne de chez Granola.
Au début je pense que c’est les gâteaux. J’étais content.
C’est cool, mais ça va être galère de faire passer ça sur Linkedin 😅
Et en fait non, ça allait, c’est Granola.ai - le tool IA ✨ qui promet de remplacer les BOT de prise de note pendant les réunions.
Franchement dès le départ j’étais sceptique, mais je teste quand même.
(Je ne suis pas payé pour faire ce post - mais je leur ai quand même demandé un code promo (voir à la fin)
Donc en effet : Granola est pas un outil de prise de notes.
C’est plutôt comme un second cerveau pour ceux qui vivent en visio toute la journée.
Tu vois ce moment où t’enchaînes 4 calls à la suite (mon cas sur les mardi et mercredi après-midi).
Et t’as zéro souvenir de ce que t’as promis au 1er on est Okay ?
Granola s’occupe de ça en gros.
→ Tu prends tes notes comme d’hab.
→ Il enregistre en fond depuis ton ordi.
→ À la fin, t’as un résumé, des actions, des idées de follow-up…
et même un draft d’email prêt à partir.
Pas de bot relou qui débarque en mode « Jack’s AI Notetaker is requesting to record ».
Juste toi + un outil vraiment bien foutu.
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Si t’as envie d’un outil qui t’aide à bosser sans t’envahir : fonce.
Et si t’en as pas besoin, t’encombre pas avec un tool de + ahah
Simple non ? ✨
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Une série produite pour 10 millions de dollars par épisode vient-elle vraiment de perdre face à des milliardaires jaloux, des héritières cachées et des fruits humanoïdes générés par intelligence artificielle ?
Pas tout à fait. Mais le chiffre mérite que l’on s’y arrête.
Aux États-Unis, un utilisateur mobile de ReelShort passe en moyenne 35,7 minutes par jour dans l’application. C’est près de neuf minutes de plus que sur Prime Video, où la durée quotidienne atteint 26,9 minutes. Netflix se situe à 24,8 minutes et Disney+ à 23 minutes.
L’analyse, publiée par Omdia à partir des données mobiles du quatrième trimestre 2025, ne raconte pourtant pas un remplacement brutal de Netflix par ReelShort.
Les deux plateformes ne jouent pas encore dans la même catégorie. Netflix rassemble environ 12 millions d’utilisateurs mobiles actifs mensuels aux États-Unis, contre 1,1 million pour ReelShort.
Netflix conserve donc un avantage massif en matière d’échelle. ReelShort lui conteste autre chose : le temps passé par chaque utilisateur présent dans l’application.
Pour les médias, les créateurs et les marques, le signal se trouve là. Une plateforme encore relativement petite peut installer un usage quotidien plus intense que les services qui dominent le marché depuis des années.
Le microdrama ne consiste pas à prendre un épisode traditionnel de 45 minutes et à le découper mécaniquement. Son écriture, son tournage, son montage et sa distribution répondent dès le départ aux contraintes du téléphone.
Les épisodes durent souvent entre 60 et 90 secondes et sont filmés en vertical. Il n’y a presque aucun temps d’installation. Le conflit apparaît dès les premières secondes, puis l’épisode s’arrête au moment où le spectateur attend précisément la réponse.
Une trahison vient d’être découverte. Une porte s’ouvre. Un secret de famille est sur le point d’être révélé. Un milliardaire comprend soudain que sa femme de ménage est l’héritière d’un empire. Les intrigues ne cherchent pas toujours la finesse, mais leur fonction est parfaitement claire : provoquer le lancement de l’épisode suivant.
Cette construction correspond exactement à la manière dont le téléphone occupe les temps morts. Tu peux commencer une série dans le métro, poursuivre dans un ascenseur et regarder douze épisodes supplémentaires au lit, après avoir pris ton téléphone uniquement pour vérifier l’heure.
En 2025, les applications de short drama ont enregistré 2,3 milliards de téléchargements dans le monde. Ce nombre ne correspond pas à 2,3 milliards de spectateurs différents, mais il donne une idée de la vitesse de diffusion du format.
Au quatrième trimestre, les téléchargements de ces applications progressaient de 186% sur un an. Sur la même période, ceux des services traditionnels de streaming reculaient de 7 %. Les achats intégrés réalisés dans les applications de microdrama ont atteint 2,98 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année.
Le modèle économique ne dépend d’ailleurs pas uniquement de la publicité. Plus de 60 % des revenus mondiaux viendraient des abonnements ou de paiements effectués directement par les spectateurs. Les premiers épisodes servent d’appât gratuit. Lorsque l’intrigue est lancée, il faut payer pour débloquer la suite.
Omdia estime que le microdrama a généré 11 milliards de dollars en 2025 et pourrait atteindre 14 milliards en 2026. La Chine représente encore la majorité du marché, mais les États-Unis sont désormais le premier territoire situé hors de Chine.
Ces chiffres ne décrivent plus une expérimentation marginale. Ils montrent une industrie capable de produire, de distribuer et de monétiser des récits en dehors des circuits historiques du divertissement. Dans certains comités exécutifs parisiens, on continue pourtant à débattre de la place que YouTube devrait occuper dans un plan média.
Pendant plusieurs décennies, le divertissement a associé la valeur d’une production à ce qui était visible à l’écran : des décors coûteux, des acteurs connus, des équipes nombreuses et des images impossibles à reproduire sans moyens considérables.
Le microdrama part d’un problème beaucoup plus modeste et beaucoup plus concret. Comment éviter que le spectateur fasse glisser son pouce vers la vidéo suivante ?
Toute la grammaire du format s’organise autour de cette question. Les auteurs suppriment les longues introductions. Ils évitent les personnages secondaires qui ne deviendront utiles qu’au sixième épisode. Ils renoncent volontiers aux génériques contemplatifs filmés au bord d’un lac islandais. Le conflit démarre immédiatement, la promesse de l’histoire se comprend sans effort et le prochain épisode est déjà accessible.
Certains acteurs en France comme /influxProd ou KOM testent ces formats courts depuis plusieurs mois. Les mêmes constats reviennent : le rythme compte davantage que le vernis, la proximité pèse plus lourd que le prestige et le rendez-vous régulier fonctionne mieux qu’une succession de contenus sans lien.
La durée des épisodes n’explique donc qu’une partie du succès. Le véritable avantage vient de la sérialité. Une vidéo verticale isolée peut générer des vues. Une histoire verticale qui revient chaque jour peut modifier un comportement. Le spectateur ne tombe plus occasionnellement sur le contenu. Il vient chercher la suite.
C’est à ce moment-là qu’un créateur cesse seulement de publier des vidéos et commence à construire un média.
En France, l’exemple le plus spectaculaire du moment porte un nom qui ressemble à une plaisanterie inventée à trois heures du matin : L’Île de la Skibidi Tentafruit.
La série met en scène des fraises, des bananes et des pommes humanoïdes dans une parodie de téléréalité amoureuse. Les personnages et les images sont fabriqués avec des outils d’intelligence artificielle. En quelques jours, le programme a dépassé les 100 millions de vues sur TikTok. Oasis, puis Macadam, ont rapidement utilisé le phénomène dans leur propre communication.
Il serait tentant d’y voir une nouvelle victoire de l’intelligence artificielle générative. Cette lecture reste incomplète.
Les outils permettent effectivement de créer les personnages rapidement, de produire avec une petite équipe et de maintenir une cadence quotidienne sans disposer d’un studio traditionnel. Ils réduisent le prix de chaque nouvel épisode et raccourcissent le délai entre l’idée et sa publication.
En revanche, ils ne choisissent pas seuls les bonnes références, ne déterminent pas spontanément le langage qui circulera dans les commentaires et ne savent pas automatiquement quel conflit sera compris en deux secondes.
Tentafruit retient l’attention parce que les spectateurs reconnaissent les codes de la téléréalité, identifient immédiatement les personnages et comprennent les rapports de force sans explication. La série emploie le vocabulaire de son public et publie de nouveaux épisodes pendant que la conversation reste active.
L’intelligence artificielle a réduit le coût de fabrication. La compréhension culturelle reste le travail des créateurs.
Le succès apporte aussi son lot de critiques. La série a été accusée de reprendre des stéréotypes sexistes, de montrer des situations violentes et de toucher un public jeune sans toujours adapter son contenu. Les marques doivent intégrer cette dimension avant de rejoindre un phénomène viral.
Une audience massive constitue un indicateur de portée. Elle ne garantit ni la compatibilité éditoriale, ni la sécurité de la marque, ni l’intérêt d’une association à long terme.
Oasis ne s’est pas contenté d’acheter un espace publicitaire autour de Tentafruit. La marque a repris les personnages de la série et créé une canette en édition limitée.
Macadam a choisi une intégration encore plus directe. Dans un épisode, l’un des personnages demandait aux spectateurs de quitter leur écran et d’aller marcher. Le message reprenait exactement la promesse de l’application, qui récompense l’activité physique.
L’opération n’était pas particulièrement subtile, mais elle utilisait les règles du programme au lieu de les interrompre. Cette distinction devient décisive sur les plateformes mobiles, où une publicité extérieure à l’univers du contenu peut être supprimée d’un mouvement de pouce.
Lorsqu’une intégration fonctionne, le créateur reste responsable du ton, du rythme et de la mécanique narrative. La marque définit son message, ses limites et les risques qu’elle refuse de prendre. Le travail commun consiste à fabriquer un épisode que le public pourrait regarder même si le partenariat n’existait pas.
Cette évolution modifie la question posée aux directions marketing. Le coût d’une belle vidéo reste un sujet, mais il ne suffit plus. Une marque doit aussi se demander quelle histoire elle pourrait raconter chaque semaine, avec quels personnages et quel niveau de renouvellement, sans épuiser l’attention du public.
Une vidéo verticale publiée une seule fois s’inscrit généralement dans une campagne. Une fiction récurrente, avec ses codes, ses rendez-vous et ses personnages, peut devenir un actif média appartenant à la marque.
Le prochain acteur capable de capter une partie du temps consacré au divertissement ne possédera pas nécessairement de plateau, de célébrité ou de caméra de cinéma. Il pourrait même ne pas employer d’acteurs.
Deux créateurs, quelques outils d’intelligence artificielle et une très bonne connaissance des comportements mobiles peuvent désormais suffire pour lancer une série, tester ses personnages et ajuster l’histoire presque quotidiennement.
Les grands groupes disposent toujours de budgets sans commune mesure. Les petits créateurs bénéficient souvent de trois avantages plus difficiles à acheter : ils avancent vite, parlent avec les références du moment et entretiennent une relation plus proche avec leur audience.
Sur un écran de téléphone, ces qualités peuvent compter davantage que la sophistication technique d’une production.
Le prochain concurrent de ta marque ne fabriquera donc pas forcément de plus belles images. Il pourrait simplement comprendre plus tôt ce que ton public regarde, ce qui le fait rire et le moment précis où il risque de swiper.
Netflix n’a pas été battu par ReelShort. Pas encore. Mais lorsqu’une application qui compte dix fois moins d’utilisateurs parvient à retenir chacun d’eux près de onze minutes supplémentaires par jour, le classement importe moins que le comportement révélé.
Le futur du divertissement continuera à occuper les canapés et les téléviseurs. Il se jouera aussi dans le métro, dans les ascenseurs et au fond des lits, épisode après épisode, à quelques millimètres sous ton pouce.
À la semaine prochaine l’équipe ! 💒
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Merci de nous avoir lus jusqu’ici ! On espère que tu as kiffé cette édition.
À la prochaine ✌️
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Les fonctionnalités limitées, l’absence de montage, le manque d’options.
Ça commence à te gonfler un peu non ?
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Jusqu’à ce que je découvre Tella il y a 2 ans (parce que tout le monde en parlait et j’ai suivi le trend 😅)
Et là, ce fut LA révélation.
Non je déconne, peut-être pas quand même, mais j’ai vraiment adoré.
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Tu me remercieras plus tard ❤️
Hugo
Comme disait Seth Godin : “Si tu veux être remarqué, tu dois être remarquable”.
Si tu penses que le menu du jour pourrait plaire à une personne de ton entourage, n’hésite pas à lui envoyer.
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