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Bonjour et bienvenue dans cette 60e édition de l’infolettre Impact Formation !
On ne peut valoriser que ce que l’on a déjà mesuré.
Raconter l’impact d’une formation, c’est bien. Encore faut-il disposer de données solides pour alimenter ce récit : satisfaction réelle, transfert observé sur le terrain, effets mesurables sur la performance.
Edko permet aux académies et organismes de formation de structurer cette mesure sur les quatre niveaux du nouveau modèle Kirkpatrick, pour transformer des ressentis en preuves… puis les preuves en histoires convaincantes.
C’est ce que font déjà plus de 350 partenaires, dont la SNCF et Radio France : documenter l’impact pour mieux le valoriser.
Ceci est la dernière édition de l’infolettre avant une pause estivale de quelques semaines. Les publications reprendront le 24 août.
Et puisque cette édition est consacrée au podcast, je me suis dit que c’était une bonne occasion de vous proposer quelques écoutes pour l’été.
Vous pourriez, par exemple, écouter l’épisode 108 du podcast Never Stop Learning, dans lequel Gérard Peccoux m’interroge sur l’évaluation des formations, le transfert des apprentissages et quelques idées reçues sur ces sujets. J’ai particulièrement apprécié la pertinence de ses questions et la qualité de notre échange.
Vous pouvez également (re)découvrir les 27 épisodes de Retour sur les Attentes, le podcast que j’anime avec Joss Frimond. Nous avons mis sa production en pause depuis quelques mois pour nous consacrer à d’autres projets, mais les épisodes restent pleinement d’actualité.
Enfin, si vous préférez varier les formats, vous retrouverez sur mon site une sélection de mes interventions : webinaires, conférences, podcasts et autres contenus autour de l’évaluation, du transfert, de l’impact des formations…
Ou alors… faites exactement l’inverse.
Fermez votre ordinateur, laissez les podcasts de côté et profitez pleinement de l’été. Après tout, nous ne sommes pas (que) notre travail.
Je travaille depuis plus de vingt ans dans le milieu de la formation et j’ai remarqué une chose : nous, professionnels de la formation, multiplions les activités, les projets et les missions… mais nous ne sommes pas toujours les plus doués pour les valoriser.
Prenons l’exemple d’une formation qui est une véritable réussite. Les retours sont excellents, les apprentissages sont réels, les pratiques évoluent sur le terrain… et pourtant, ces effets restent souvent invisibles.
Résultat : la formation existe, mais son impact reste « silencieux ».
Tout ça pour ça.
Dans cette édition, je vais vous montrer comment le podcast peut devenir bien plus qu’un simple outil de communication : un moyen de rendre l’impact de vos formations visible, audible… et contagieux.
Les organisations investissent massivement dans la formation. Pourtant, lorsque le contexte économique se tend, ce sont souvent les budgets formation qui figurent parmi les premiers remis en question. Non pas parce que la formation est inutile, mais parce que sa valeur est rarement exprimée dans un langage qui parle aux décideurs.
Cette réalité concerne autant les services formation internes que les organismes de formation. Nous avons tendance à parler de nos actions, de nos modalités ou méthodes pédagogiques, alors que nos interlocuteurs attendent avant tout des preuves d’impact : quels comportements ont changé ? Quels résultats ont été obtenus ? Quelle valeur a été créée ?
J’en ai encore eu l’illustration récemment. Un client m’a contacté pour faire évoluer son système d’évaluation. Lorsque je lui ai demandé pourquoi maintenant, sa réponse a été immédiate :
« Nous anticipons un contexte économique plus difficile et la direction va nous demander à quoi servent réellement les formations, au-delà de la satisfaction des participants. »
Ce constat est fréquent. L’impact existe… mais il n’est ni raconté, ni incarné, ni partagé.
Dans le même temps, les usages évoluent. Les formats audio se sont durablement installés dans nos habitudes et le podcast est devenu un média simple, accessible et engageant.
C’est précisément à l’intersection de ces deux réalités que se trouve une opportunité : utiliser le podcast non seulement pour communiquer sur la formation, mais surtout pour rendre visibles les changements qu’elle produit.
Comme je le disais en introduction, nous faisons beaucoup de choses en formation. En revanche, nous ne prenons pas toujours le temps (ou nous ne savons pas toujours comment) les valoriser.
Nous mettons volontiers en avant le nombre d’heures de formation, le nombre de participants ou encore les taux de satisfaction. Ces indicateurs ont leur utilité, mais ils racontent surtout ce que nous avons fait. Ils disent peu de ce que la formation a réellement changé. Autrement dit, on finit par confondre les indicateurs d’activités avec les indicateurs de résultats.
Que ce soit dans une infolettre/newsletter, sur un intranet ou dans un podcast, nous présentons souvent les contenus, les intervenants ou les modalités pédagogiques. Pourtant, ce qui intéresse les collaborateurs, les managers et les dirigeants, ce sont les transformations observées après la formation.
Certaines organisations disposent de dispositifs d’évaluation très aboutis. Elles produisent des rapports, des tableaux de bord et des analyses détaillées. Mais ces résultats restent souvent confinés à quelques personnes. Ils sont mesurés sans être « racontés ».
Au fond, le problème n’est pas (toujours) un manque d’évaluation. C’est un manque de mise en récit de l’impact.
L’approche que je vous propose, et que j’ai mise en œuvre chez Agesys, consiste à utiliser le podcast comme un levier d’évaluation vivante et de marketing interne des formations.
J’avais d’ailleurs eu l’occasion de présenter cette approche dans le podcast Learn & Enjoy d’Anne-Marie Cuinier. Mon idée était simple : il est tout à fait possible de combiner évaluation et valorisation.
Chez Agesys, nous avons ainsi créé un podcast interne pour sensibiliser les collaborateurs aux bonnes pratiques d’apprentissage, mettre en lumière nos projets de formation… mais aussi donner la parole aux apprenants.
À l’occasion d’une formation sur la gestion du temps et des priorités, j’ai interviewé un collègue en lui posant cinq questions très simples :
Qu’as-tu pensé de cette formation ? (son niveau de satisfaction, sur le fond comme sur la forme : alternance d’apports, de mises en pratiques, etc.)
Qu’est-ce que tu as appris ? (Quels messages clés ? Quelles bonnes pratiques as-tu pu identifier ?)
Comment tu comptes l’appliquer ? (Comment tu penses la mettre en œuvre ? Quelles bonnes pratiques vas-tu ou mets-tu déjà en œuvre ?)
Quels bénéfices en retires-tu à ce stade ?
Si tu devais conseiller à tes collègues UNE bonne pratique en lien avec le sujet de la formation, quelle serait-elle ?
Vous les avez sans doute reconnues.
Les quatre premières questions correspondent directement aux quatre niveaux du modèle Kirkpatrick :
Niveau 1 — Réaction
Niveau 2 — Apprentissage
Niveau 3 — Comportement
Niveau 4 — Résultats
Autrement dit, le modèle Kirkpatrick ne sert pas seulement à construire un dispositif d’évaluation. Il constitue aussi une excellente grille d’entretien pour aider un apprenant à verbaliser ce que la formation a réellement changé pour lui.
La cinquième question poursuit un autre objectif : favoriser la capitalisation et l’essaimage des bonnes pratiques (p. ex., se fixer des plages horaires de « travail profond »/Deep Work).
Évidemment, cinq questions ne remplacent pas un dispositif d’évaluation rigoureux.
En revanche, elles produisent un effet extrêmement intéressant.
Chaque question invite l’apprenant à prendre du recul, à mettre des mots sur ce qu’il a appris, ce qu’il applique réellement et les résultats qu’il observe. L’entretien devient alors lui-même un acte d’évaluation.
C’est, à mes yeux, le véritable changement de perspective. Le podcast n’est pas seulement un outil de communication, il est aussi un outil d’évaluation. Les questions que vous posez ne servent pas uniquement à produire un épisode. Elles amènent l’apprenant à prendre conscience de ce qu’il a appris, de ce qu’il applique… et donc de la valeur que la formation lui apporte réellement.
L’idée consiste à remplacer une partie des données « froides » (des taux, des scores ou des indicateurs) par des récits concrets qui donnent du sens aux chiffres.
L’apprenant verbalise ses apprentissages tandis que ses collègues découvrent des exemples directement transposables à leur propre activité.
Le podcast devient alors un outil à double impact :
un outil d’évaluation qualitative ;
un outil de diffusion et d’essaimage des bonnes pratiques.
En lui donnant cette double fonction, on prolonge la formation bien au-delà de la salle ou de la classe virtuelle. On transforme une expérience individuelle en ressource collective.
Voici un plan simple pour transformer vos formations en histoires qui donnent envie d’apprendre et qui rendent leur impact visible :
Choisissez une histoire qui mérite d’être racontée : sélectionnez une situation où une formation a permis de résoudre un problème, d’améliorer une pratique ou d’obtenir un résultat mesurable. Plus l’exemple est précis, plus il sera crédible et inspirant.
Invitez les acteurs à raconter leur expérience : donnez la parole à l’apprenant, à son manager ou au commanditaire afin qu’ils expliquent ce qui a changé depuis la formation. Le récit compte autant que les résultats, car il permet aux autres de se projeter.
Structurez chaque épisode autour d’un avant et d’un après : commencez par le défi rencontré, poursuivez avec les actions mises en œuvre, puis terminez par les bénéfices observés. Cette structure rend l’impact facile à comprendre et à retenir.
Diffusez le podcast au bon moment : partagez chaque épisode avant une nouvelle session de formation, lors d’un lancement de programme ou pendant une campagne de communication interne afin de renforcer l’engagement et de montrer que les apprentissages produisent des effets réels. Les apprenants accordent souvent plus de crédit à leurs pairs qu’aux acteurs de la formation.
Mesurez les conversations générées : observez les réactions, les partages, les demandes d’information ou les nouvelles initiatives qui émergent après la diffusion. Ces signaux montrent que l’impact de la formation ne se limite plus aux apprenants, mais commence à irriguer l’ensemble de l’organisation.
Une formation n’a de valeur que si ses effets sont visibles, partagés et réutilisés.
Loin d’être un gadget, le podcast peut être un accélérateur de prise de conscience. Il donne une voix aux apprentissages, met en lumière les changements de pratiques et rend l’impact de vos formations beaucoup plus difficile à ignorer.
Finalement, raconter l’impact fait déjà partie de l’impact.
Et vous, que se passerait-il si vos formations devenaient audibles dans toute votre organisation ?
Passez un très bon été et rendez-vous le 24 août pour la reprise des éditions,
Jonathan
P.S. : si vous avez apprécié cette édition, n’hésitez pas à cliquer sur le cœur et à la partager avec votre entourage professionnel.
Quand vous le souhaiterez, je peux vous aider de cinq manières :
Le livre L’évaluation de la formation : qualifié d’utile et pragmatique par les lecteurs des trois premières éditions (plus de 6 000 exemplaires vendus). La quatrième édition, coécrite avec Jean-Luc Gilles, présente une refonte de 80 % du texte.
Programmes de formation : le moyen le plus efficace pour monter en compétences sur le transfert des apprentissages (Learning Transfer Designer) ou la conception pédagogique hybride (CHYPS ©). Vos formations prendront une nouvelle dimension. Et vous aussi.
Conseil sur demande : le moyen le plus simple et accessible pour avancer sur l’une de vos problématiques. D’autres prestations sont également possibles.
Parrainage de l’infolettre : vous pouvez soutenir sa diffusion et gagner en visibilité auprès d’un public engagé dans la formation.
Formations numériques : outils collaboratifs (Microsoft 365), cybersécurité, administration systèmes… Sur ces sujets, les experts de l’Académie Agesys vous aideront à adopter les meilleures pratiques.

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