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JFV le PSY · Dec 7, 2025

La Ficelle et la Toile

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J.F.V… · JFV le PSY

En juillet 1999, à l’aube du nouveau millénaire, le psychologue Jean-François Vézina publiait dans Le Carnet PSY un article visionnaire intitulé « La ficelle virtuelle ». Ce texte, loin de se contenter d’une critique technophobe, posait les fondements d’une psychanalyse du numérique en s’appuyant sur les travaux séminaux du pédiatre et psychanalyste britannique Donald W. Winnicott. Vingt-cinq ans plus tard, alors que la technologie a colonisé chaque interstice de la vie intime et sociale, la pertinence de cette analyse ne s’est pas seulement maintenue ; elle s’est radicalisée.

Ce rapport de recherche, conçu comme une extension exhaustive et une mise à jour des thèses de Vézina, se propose d’explorer en profondeur les mécanismes psychiques à l’œuvre dans notre rapport aux écrans. Il s’agit de répondre à une double exigence : d’une part, réinscrire la pensée de Vézina dans le contexte de la psychologie moderne, et d’autre part, confronter les concepts winnicottiens à la réalité clinique de 2025.

Nous vivons une époque où la prophétie de la « ficelle » s’est muée en une « toile » omniprésente. La révolution numérique, qualifiée par Vézina d’« abstraction suprême », a opéré un glissement tectonique : là où la révolution industrielle remplaçait le muscle physique par la machine, la révolution virtuelle tend à atrophier les « muscles de la symbolisation ».1 Ce rapport analysera comment cette atrophie, jadis une crainte théorique, est devenue une pathologie observable, modifiant la structure même de la personnalité, le rapport à l’altérité et la capacité à « jouer » au sens noble du terme.

L’analyse s’articulera autour de axes majeurs : la métamorphose de l’objet transitionnel en fétiche technologique, la pathologie du lien (déni de séparation et emprise narcissique), la dissolution de l’identité dans le flux informationnel (le « copier-coller » existentiel), et enfin, les dynamiques collectives de chaos et d’interdépendance. À travers cette exploration, nous tenterons de comprendre si l’humanité, tel l’enfant à la ficelle décrit par Winnicott, ne s’est pas enfermée dans un nœud psychique complexe, confondant la communication avec la négation de l’absence.

Pour saisir la portée de la critique formulée par Vézina, il est impératif de revenir à la source théorique : le concept d’aire transitionnelle développé par Donald Winnicott. Cette aire est un espace intermédiaire entre la réalité intérieure (subjective) et la réalité extérieure (objective). C’est le lieu de l’expérience culturelle, de l’art, de la religion, et surtout, du jeu. L’objet transitionnel (le fameux « doudou ») est la première possession « non-moi » de l’enfant, un objet qui lui permet de supporter l’angoisse de la séparation d’avec la mère en créant une continuité d’existence.1

Vézina souligne que « la constitution des groupes humains a pour racine naturelle la mise en commun d’expériences illusoires ».1 Cette illusion n’est pas un mensonge, mais une étape nécessaire au développement. L’enfant a besoin de croire qu’il crée le sein qui le nourrit. Progressivement, grâce à l’objet transitionnel, il se « désillusionne » et accepte que le monde extérieur existe indépendamment de sa volonté.

Cependant, l’introduction du numérique dans cette équation perturbe le processus. L’écran, la tablette ou le smartphone se présentent comme des objets transitionnels parfaits : ils sont toujours là, répondent immédiatement au toucher, et offrent une illusion de maîtrise totale. Mais contrairement au doudou qui aide à supporter l’absence, l’objet numérique a tendance à annuler l’absence. Il sature l’espace potentiel, ne laissant aucun vide où l’imaginaire pourrait se déployer.

Le cœur de l’argumentation de Vézina repose sur le cas clinique de l’enfant à la ficelle, exposé par Winnicott dans Jeu et Réalité. Cet enfant de sept ans, dont la mère traversait des épisodes dépressifs nécessitant des hospitalisations répétées, avait développé une obsession pour les ficelles.1 Il reliait les chaises, les tables, les objets, créant un réseau complexe dans la maison.

Winnicott a interprété ce comportement non pas comme un jeu sain, mais comme une pathologie de l’aire transitionnelle. L’usage de la ficelle avait glissé d’une fonction de communication (relier symboliquement la mère et l’enfant) à une fonction de déni de la séparation.1 En reliant tout physiquement, l’enfant tentait magiquement d’empêcher le départ de la mère, de nier l’espace qui les séparait.

Vézina transpose magistralement ce cas à l’Internet. Le réseau mondial, avec ses câbles, ses ondes et ses connexions permanentes, fonctionne comme cette ficelle pathologique à l’échelle planétaire.1 Initialement conçu pour communiquer (c’est-à-dire transmettre un message à travers un espace), le Net est devenu un outil pour supprimer l’espace. Le « rétrécissement de l’écart entre le désir et la réalisation des désirs », propre à la virtualité, devient périlleux.1 Si je peux voir, entendre et joindre l’autre instantanément, l’autre n’est jamais vraiment absent. Or, sans absence, il n’y a pas de désir, et sans espace, il n’y a pas de symbolisation possible. Pour communiquer, rappelle Vézina, « on a besoin d’un espace, comme l’air pour porter le son ».1 Le vide est la condition de la parole ; le plein numérique est celle du bruit.

L’une des intuitions les plus fécondes de Vézina concerne l’impact somatique et cognitif de cette saturation. Il postule que nous sommes à l’apogée d’une séparation corps-âme, initiée par le passage de l’oral à l’écrit et exacerbée par le virtuel.1 Cette dissociation s’accompagne d’une atrophie des « muscles de la symbolisation ».1

Symboliser, c’est littéralement « jeter ensemble » (sym-ballein). C’est l’acte psychique qui consiste à relier une émotion brute à une représentation, à un mot, à une image mentale. C’est un travail, un effort musculaire de l’esprit. Or, l’environnement numérique mâche le travail. Les icônes, les émojis, les interfaces intuitives, les algorithmes de recommandation fournissent des symboles tout faits. L’utilisateur n’a plus à produire du sens, il le consomme.

Cette passivité a des conséquences cliniques observables. Vézina note une recrudescence de l’alexithymie 1, cette incapacité à reconnaître et à nommer ses propres émotions. L’alexithymique ressent des sensations corporelles (boule au ventre, tension), mais ne peut les lier à un affect (tristesse, colère) ni les verbaliser. Il est coupé de son monde intérieur. Dufresne, cité par Vézina, qualifie l’alexithymie de « menace pour nos sociétés ».1 L’homme moderne, saturé d’images externes, souffre d’une carence d’images internes. Comme le disait Thomas More, l’homme est condamné à vivre ce qu’il ne peut imaginer.1 Si nous ne pouvons plus imaginer notre vie psychique parce que nos muscles symboliques sont atrophiés, nous sommes condamnés à la subir sous forme de symptômes somatiques ou de passages à l’acte impulsifs.

Vézina enrichit son analyse clinique par une amplification mythologique et symbolique de la ficelle. Il convoque Gilbert Durand, Mircea Eliade et d’autres penseurs pour explorer la polyvalence du fil.

  • Le Fil du Destin et du Labyrinthe : Dans l’Odyssée ou le mythe de Thésée, le fil est ce qui sauve, ce qui guide vers la sortie, ce qui relie à la vie.1 C’est le fil d’Ariane, la ligne de vie.

  • Le Fil de la Servitude et de la Mort : Eliade rappelle que « les lacets, les cordes, les nœuds caractérisent les divinités de la mort ».1 Le dieu Varuna, par exemple, capture ses victimes avec des nœuds. Lier, c’est aussi ensorceler.

  • L’Araignée et la Mère Négative : C’est ici que l’image devient la plus sombre et la plus pertinente pour le Web. Vézina associe le fil à l’araignée, à sa toile, au « ventre froid et aux pattes velues », symboles du féminin négatif.1

Internet est intrinsèquement une toile (Web). L’utilisateur n’est pas l’araignée maîtresse de son œuvre, mais souvent la mouche prise au piège. La lutte contre l’inévitable, « comme la mouche prise dans une toile » 1, illustre le combat de l’individu moderne contre l’addiction aux écrans, le doom-scrolling (défilement infini) et la captation de l’attention.

L’image de l’araignée permet à Vézina, s’appuyant sur Beaudoin, de faire un lien direct avec le narcissisme. L’araignée se tient au centre de sa toile. Tout ce qui touche la toile est immédiatement perçu par elle comme une vibration qui la concerne. C’est un signe d’introversion et d’« absorption de l’être par son propre centre ».1

L’internaute est dans cette position géométrique. Assis devant son écran, il est le centre immobile de son univers. Les réseaux sociaux renforcent cette structure : le fil d’actualité est construit pour lui, autour de ses préférences. Il « capte de l’information et parfois des gens dans son champ de conscience » 1 non pas pour aller vers eux, mais pour les ramener à lui, pour les consommer. Le lien devient prédateur. C’est la « puissance magique et néfaste de l’araignée et de la pieuvre », symbole de la fatalité de l’océan.1

Ce narcissisme numérique n’est pas un amour de soi sain, mais une fermeture sur soi. Le narcissique utilise l’autre. Il tisse des liens utilitaires, de « peur de dépendre ».1 Le paradoxe est cruel : pour éviter la dépendance émotionnelle réelle (qui implique vulnérabilité et risque), le sujet tombe dans une dépendance technique et addictive (le « nœud affectif » avec la machine 1).

L’addiction à Internet est décrite par Vézina comme un ensorcellement. Le dépendant se fait « prendre » par les toiles du net.1 Un « nœud se forme dans le psychisme », comparable à un complexe maternel négatif.1

Ce concept de complexe maternel négatif est fondamental. Il renvoie à une mère qui retient, qui empêche l’enfant de grandir, qui l’étouffe. La technologie, en offrant une satisfaction immédiate et en supprimant l’effort, infantilise l’utilisateur. Elle le maintient dans une position régressive, un état de fusion où la distinction entre soi et le monde s’estompe. L’individu est « noué » à l’écran, incapable de défaire les liens pour retrouver sa liberté de mouvement.

L’identité ne se construit pas dans l’ouverture absolue, mais dans la délimitation. Vézina mobilise les concepts de Maturana et Varela sur l’autopoïèse et la « clôture opérationnelle ».1 Pour qu’un système vivant existe, il doit avoir une membrane, une frontière qui le distingue de son environnement.

« Moins l’identité est définie, plus l’ “Autre” représente une menace ».1 L’humain a besoin de clôture pour survivre psychiquement. L’enfant a besoin de limites (clôtures) pour domestiquer ses instincts et structurer son moi.1

Or, l’idéologie du virtuel est celle de l’ouverture, de la transparence, du flux sans fin. Vézina critique cette injonction à l’ouverture : « À force de vouloir être ouvert on finit par ne plus supporter la différence et imposer l’ouverture comme mode de vie ».1 C’est la dictature de la transparence. Si je n’ai pas de clôture, je n’ai pas d’intimité, pas de secret, pas de jardin secret où cultiver ma singularité. L’ouverture aliénante modifie les structures de personnalité.1

Dans un environnement sans clôture, envahi par le regard de l’autre, l’individu développe ce que Winnicott appelle un « Faux Self » (Faux Soi). C’est une façade sociale destinée à protéger le Vrai Self, trop fragile pour être exposé. Sur Internet, le Faux Self devient la norme. On se construit un avatar, un profil, une image idéalise.

Vézina identifie une pratique symptomatique de cette construction identitaire : le « cut and paste, copier-coller ».1 Face à la surabondance d’informations et de modèles, il est difficile de « ficeler soi-même ses liens en fonction de sa propre réalité ».1 Alors, on emprunte. On prend des bouts d’identité chez les autres, on adopte des opinions virales, on mime des comportements.

Cette identité patchwork est aliénante. « On prend ainsi des bouts des autres et on se retrouve à ne plus savoir qui on est, ce qui nous constitue vraiment ».1 On achète des « sens tout faits d’avance », des « liens tout faits » qui sont comme des « vêtements inconfortables face à nos instincts ».1 L’individu se coupe de sa boussole intérieure, de ses instincts profonds, pour naviguer uniquement aux instruments extérieurs (likes, vues, tendances).

Vézina observe une évolution épidémiologique dans les cabinets de consultation : les structures narcissiques et borderline (états limites) sont de plus en plus présentes.1 Il établit un lien causal direct avec la technologie et le manque de clôture.

  • Le Narcissique : Il vit la dépendance comme un échec. Il utilise le virtuel pour maintenir une illusion d’autosuffisance grandiose. Il contrôle la distance, « prend l’autre dans sa toile » 1, mais ne se donne jamais.

  • Le Borderline : Il vit dans une angoisse chronique d’abandon. Pour lui, la dépendance est terrifiante mais nécessaire. Le virtuel agit comme une prothèse de présence. La connexion permanente apaise temporairement l’angoisse d’abandon, mais la virtualité du lien (l’absence de corps) la réactive sans cesse. Le borderline oscille entre la fusion numérique et le rejet violent.

Ces pathologies sont des pathologies du lien et de la limite. Internet, en floutant les limites et en dématérialisant le lien, agit comme un incubateur pour ces structures de personnalité.

Au-delà de l’individu, Vézina interroge la psychologie des réseaux à l’échelle collective. Il utilise la métaphore de la « pyramide de sable » du physicien Per Bak pour décrire la dynamique des systèmes complexes auto-organisés.1 Dans une telle pyramide, l’ajout d’un seul grain de sable peut ne rien faire, ou provoquer une avalanche catastrophique.

Nos sociétés en réseau fonctionnent sur ce modèle. Nous sommes des grains de sable « interreliés » dans une structure d’une complexité inouïe. « Un détail pourrait nous placer en état de chaos et ceci crée une angoisse ».1 L’angoisse contemporaine est systémique. C’est la conscience diffuse qu’un « papillon à Pékin pourrait provoquer une tempête dans ma cour ».1

Cette interdépendance radicale est paradoxale. En surface, l’individualisme triomphe. Chacun revendique son autonomie. Mais en réalité, « l’organisation en réseaux dans nos sociétés met en place une dépendance jamais égalée dans l’histoire de l’humanité ».1 Une panne de serveur à l’autre bout du monde paralyse notre travail ; un virus apparu sur un marché lointain confine la planète entière. Nous avons l’illusion de ne dépendre de personne, alors que nous dépendons de tout le système.

Vézina analyse la recrudescence des « fantasmes de liens, du tout pareil, du tout égal, du tous ensemble ».1 Le virtuel promet une communion universelle. Mais cette promesse cache une menace.

« À force de vouloir niveler les différences on finit par ne plus les supporter ».1 L’indifférenciation crée la violence. Pour qu’il y ait relation, il faut qu’il y ait deux termes distincts. Si tout est « un », si tout est connecté, l’altérité devient insupportable car elle brise l’illusion de l’unité. Vézina note que « c’est en étant d’abord différent que l’on peut ensuite être semblable ».1 Le refus de la différence, sous couvert d’ouverture, mène aux guerres identitaires et aux conflits de couple.1

La « ficelle virtuelle » qui nous lie tous finit par nous étrangler si elle ne laisse pas de jeu. Le « faux self » collectif, cette image d’une humanité unie et heureuse sur les réseaux, se fissure de partout, laissant émerger l’agressivité et la polarisation.

Face à ce constat qui pourrait sembler sombre, Vézina refuse l’alarmisme stérile. Il plaide pour une prise de conscience et une adaptation des pratiques éducatives et thérapeutiques. L’objectif n’est pas de couper la ficelle, mais de transformer l’« aire virtuelle » en une véritable aire transitionnelle créative.1

Il cite l’exemple de l’atelier thérapeutique « jeu vidéo » à l’hôpital de jour « La Pomme Bleue », décrit par François Lespinasse et José Pérez.1 Cet atelier montre qu’il est possible d’utiliser le médium vidéo-ludique à des fins de soin, à condition de respecter certains critères :

  1. Travail sur l’immédiateté sensori-motrice : Reconnecter le geste à l’effet.

  2. Travail sur la représentation et le récit : Ne pas rester dans l’action pure, mais mettre en mots ce qui se passe à l’écran, construire une histoire.

  3. Insertion cohérente dans le dispositif de soin : Le jeu vidéo ne doit pas être une activité isolée, mais reliée aux autres thérapies.

La priorité éducative identifiée par Vézina est de « maintenir les muscles de la symbolisation en forme ».1 Cela implique de valoriser les activités qui demandent un effort d’imagination active : la lecture, le conte, le jeu libre non structuré, l’ennui.

Il faut aider l’enfant (et l’adulte) à passer de la consommation d’images à la création d’images. Dans le contexte de la thérapie, cela signifie travailler sur les rêves, les lapsus, les associations libres – tout ce qui tisse du sens singulier à partir de l’expérience brute. Il s’agit de contrer le « prêt-à-penser » numérique par une pensée « sur mesure ».

Vézina conclut son article par une note historique glaçante. Winnicott, dans des notes ajoutées en 1969 à son cas clinique, révélait que l’enfant à la ficelle avait mal tourné. Il avait développé de « fortes addictions » à l’adolescence.1 La ficelle, qui devait le rassurer, était devenue la chaîne de sa toxicomanie.

« Qu’en sera-t-il du cas présent? » demande Vézina en parlant de notre société.1 Cette question résonne avec une force terrible en 2025. Les statistiques sur la santé mentale des jeunes, l’explosion des troubles de l’attention, des dépressions et des cyber-dépendances semblent indiquer que nous suivons la trajectoire de l’enfant de Winnicott.

Cependant, Vézina laisse une porte ouverte. L’organisation en réseau peut aussi traduire un « nouveau type d’intelligence collective ».1 Si nous parvenons à injecter de la conscience, de la symbolisation et de la « clôture » dans nos usages numériques, nous pouvons peut-être éviter le destin tragique. La ficelle peut devenir le fil d’un tissage communautaire riche, plutôt qu’une toile d’araignée mortifère.

Ce rapport a tenté de démontrer que l’article de Jean-François Vézina, bien que datant de 1999, constitue une grille de lecture indispensable pour la psychologie moderne. En reliant la théorie de l’objet transitionnel à la technologie, Vézina a mis le doigt sur le point de bascule de notre civilisation : le moment où l’outil, censé nous servir, a commencé à nous transformer de l’intérieur en modifiant nos structures psychiques.

La modernité de son propos réside dans sa capacité à lier le micro (l’enfant qui joue) au macro (la société en réseau), le somatique (les muscles, l’alexithymie) au symbolique (les mythes, les archétypes). Pour la psychologie de 2025, le défi est clair : il ne s’agit pas de revenir en arrière, vers un monde sans écran, mais de reconstruire, au cœur même du virtuel, les conditions de la symbolisation. Il faut réapprendre à jouer avec la ficelle sans se prendre dans la toile d’araignée de l’inconscient numérique.

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