Mixer variations hormonales, parentalité, boulot, canicule et éco-anxiété, c’est un sacré del. Je me réveille depuis 4 jours, et je ne sais pas comment on fait.
Alors j’écris, parce que je ne suis sûrement pas la seule dans ce cas. Ca me fera du bien de tout lâcher et ça vous fera peut-être du bien de vous sentir moins seules.
Ca fait un peu plus d’un an que mes nuits sont perturbées (alors que tout mon équilibre repose sur un très grand besoin de sommeil), mon humeur devient incontrôlable 4 jours par mois, je me sens comme si je n’avais plus d’emprise sur ce que je ressentais, et je ne me reconnais plus.
Ce serait gérable si par dessus cela je ne cumulais pas : l’actualité ultra anxiogène, un mec en vacances prolongées qui reste tendu comme un arc en présence de notre enfant, et un enfant de 5 ans qui apprend à gérer ses spécificités.
Je suis fatiguée d’avoir autant de charge émotionnelle, fatiguée d’être patiente, fatiguée d’être gentille, fatiguée d’être souriante, fatiguée qu’on ne me comprenne pas, fatiguée de me sentir seule. Ces vagues repartent mais elles laissent toujours une trace.
Mon enfant va bien, mais à quel prix ? Je puise dans des réserves que ne pensais même pas avoir, je pleure beaucoup, je souffle et puis je repars, toujours, jusqu’à quand ?
Je lis partout pour mieux comprendre, je culpabilise de ne jamais être assez, de ne pas tout résoudre, de ne pas tout apaiser, d’en faire trop, de pleurer.
J’ai toujours été comme ça : “beaucoup, puis moins”. Je le sais mais après 42 années, ça ne rend toujours pas les choses plus faciles.
Au milieu de tout ça je devrais trouver la ressource pour écrire sur la couleur, le rapport au corps, la mode. Comment vous redonner confiance quand moi même je ne l’ai pas ? Comment bien accompagner en étant parfois si lasse ? Quand vous lirez ces lignes je serai “en vacances” mais je continuerai à poster, à écrire parce que mon activité est encore fragile et qu’elle n’autorise pas le laissé-aller, le bouton pause n’est pas pour cette année.
J’ai vraiment l’impression d’en faire des tonnes quand je rédige ces lignes. Mais je vais tout de même appuyer sur “publier” parce que personne n’est à l’abri du doute, des insécurités, de la culpabilité, de la fatigue. Souvent sur internet on met les autres à distance. Vous devez vous dire que ma vie est trop chouette au bord de la mer, avec un job passion, un couple stable, un seul enfant qui n’est déjà plus si petit à gérer. Et vous avez raison. Parfois tout va, puis plus rien ne va, puis tout reprend.
Et comme je le sais, alors j’attends.
Si pour vous non plus l’été n’est pas qu’une immense plage de sable blanc, un repos complet et un alignement de l’âme et de l’esprit comme instagram aimerait nous le faire croire. Vous n’êtes pas seules. Nous sommes des milliers et le dire ne fait pas de nous des femmes moins capables. Simplement des femmes plus humaines.

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