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Hapyk Neuroatypique et heureux · Feb 7, 2026

Mère ou père. Fatigué-e. Vraiment.

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Alexia d'Hapyk · Hapyk Neuroatypique et heureux

Il y a la fatigue normale.
Et puis il y a celle d’être le parent d’un enfant ou ado atypique

Celle qui ne part pas avec une nuit de sommeil.
Celle qui s’installe dans le corps.
Celle qui te fait te lever le matin en étant déjà fatigué·e.

Tu aimes ton enfant. Évidemment.
Mais certains jours, tu n’as plus de marge.

La cause, ce n’est pas la grosse crise.
C’est l’accumulation.

Un refus de plus.
Un problème de trop.
Une demande alors que tu es déjà à sec.

Et tu le sens :

  • la respiration devient courte

  • la poitrine se serre

  • l’agacement monte trop vite

Tu sais que si tu continues comme ça…
👉 tu vas dire ou faire quelque chose que tu regretteras.

Je n’avais pas d’énergie pour expliquer.
Ni pour négocier.
Ni pour être “la mère qu’il faudrait”.

Je me suis arrêtée.
J’ai posé une main sur mon ventre.
Et j’ai expiré. Longtemps.

Pas pour me calmer.
Pour ne pas exploser.

Au début, ça ne fait rien de spécial.
Puis doucement :

  • le cœur ralentit

  • la tension baisse d’un cran

  • la colère perd de sa force

L’enfant n’avait pas changé.
La situation non plus.

Mais moi, si.

Et ça a suffi pour passer le moment.

Tu n’as pas besoin d’aller mieux.
Tu as besoin d’aller un peu moins mal.

Entendons nous, aller mieux c’est l’objectif mais ici et maintenant, ce qui est accessible c’est le moins mal.

Respirer lentement, avec une longue expiration,
ce n’est pas du bien-être de bobo.

C’est un outil de survie émotionnelle.

Quand je sens que je suis à bout :

  • je ne parle pas

  • je ne corrige pas

je commence par respirer :

Main sous le nombril.
Inspire doucement.
Expire plus longtemps.

1 à 3 minutes.
Parfois aux toilettes.
Parfois dans le couloir ou dans la cuisine.
Parfois juste en fermant les yeux.
Parfois les yeux ouverts, discrétos.

Pourquoi la main sous le nombril (et pas ailleurs)?

Quand tu es épuisé·e ou à bout, ton corps est en mode alerte.
La respiration est haute, rapide, coincée dans la poitrine.

👉 Mettre la main sous le nombril aide à faire descendre la respiration vers le ventre.
C’est ce qui permet au corps de ralentir vraiment.

La main sur le cœur, comme on fait pour la pause d’auto-compassion, elle, aide à ressentir l’émotion.
Mais quand l’émotion déborde déjà, ça peut amplifier au lieu d’apaiser.

En pratique :

  • sous le nombril → je calme le corps

  • sur le cœur → je me connecte à l’émotion

Quand c’est trop intense,
➡️ on calme d’abord.
➡️ on ressent après.

Si tu respires pour ne pas crier,
si tu t’arrêtes pour ne pas t’effondrer,
tu es déjà en train de prendre soin de toi.

Pas parfaitement.
Mais suffisamment.

Dis moi si tu essayes !

Bonne fin de weekend,

Alexia

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