Ça fait 3 mois que je suis sur Substack. J’y ai déménagé les 10 610 abonnés que j’avais accueillis ailleurs, à coup d’un courriel par semaine depuis février 2018.
Et ce que j’aurais voulu lire avant de déménager, c’est les vrais chiffres de quelqu’un qui venait de le faire. Pas ceux de quelqu’un rendu à 10 000 abonnés payants.
Donc dans cet article, je te donne mes chiffres au complet. Ceux qui montent (yay!), ceux qui descendent (booo!), pis les semaines où il s’est rien passé pantoute. Mois par mois, avec ce que j’ai mis en place à chaque étape pis ce que ça a donné pour vrai.
Le 7 juillet, je t’ai publié mon premier bilan après 1 mois sur Substack. Aujourd’hui je te donne les 2 mois suivants.
Mon motto depuis que je me suis lancée, c’est brique par brique. Pis j’vais te le dire honnêtement: ça va à peu près à cette vitesse-là.
Tu lis ça en touriste? Self-ish, c’est l’infolettre pour celles qui ont fini d’attendre la permission d’être leur version la plus bold à date. Ta margarita est déjà servie.
C’est tough sur l’ego de devoir être patiente sur une nouvelle plateforme, d’attendre que les gens s’ajustent à un nouveau sujet, un nouveau medium, une nouvelle vibe, pis de rester optimiste que les choses vont commencer à s’accélérer, idéalement plus tôt que tard.
Le pire, c’est d’avoir une grosse audience, autant sur Instagram que via mon infolettre, pis de pas voir les chiffres escomptés, possiblement parce que c’est différent de ce que je faisais avant.
Mais dans tous les cas, je persévère et je me suis dit que ce serait une excellente idée de te partager mon rapport de progression depuis le début en mai, mais aussi depuis la dernière analyse.
Je veux en faire un contenu récurrent pour que tu puisses voir de vrais résultats, avec une vraie timeline, et qu’idéalement on le fasse ensemble!
À la fin du texte du 7 juillet, je me suis donné un prochain milestone: 20 abonnées payantes.
J’y suis pas encore, maaaais je m’approche. C’est pas catastrophique, c’est juste plus lent que ce que je m’étais imaginé au début.
Mais hey, on est transparente ou on l’est pas.
Mes chiffres de l’article du 7 juillet dataient du 16 juin et disaient à peu près ceci:
j’avais dépassé mon premier milestone de 10 abonnées payantes,
11 des 12 avaient choisi l’abonnement annuel,
mon taux de conversion était de 0,12% (😰),
mon audience était européenne à 72%.
J’avais aussi partagé que les abonnés me répondaient encore “apprendre” quand on leur demandait pourquoi ils s’étaient inscrits. Signal que j’étais encore vue comme formatrice, pas encore comme autrice.
C’était mon point de départ. Voici où j’en suis deux mois plus tard.
Mon focus prioritaire après avoir lancé, ça a été de poster, poster, poster.
Parce que même si mes fondations étaient en place, quelqu’un qui tombe sur une toute nouvelle publication avec quelques articles, quelques notes, allait possiblement rebondir.
Pssst: d’ailleurs si tu veux mettre en place tes fondations sur Substack et rédiger tes 5 contenus essentiels (page À Propos, Hero Post, description, courriel de bienvenue et article), découvre mon petit produit Prête à Publier!
La crédibilité a donc été mon premier move.
J’ai aussi priorisé les structures des différents types d’articles, mis en place des automatisations pour analyser ma data hebdomadairement et mensuellement, et mis un gros focus sur le SEO.
Ça n’a pas l’air d’une priorité, mais le SEO est toujours quelque chose qu’on aurait donc dû faire il y a longtemps. J’ai décidé de le faire dès le départ pour rentabiliser tous mes contenus.
Concrètement, ça voulait dire arrêter de traiter Substack comme un endroit où je dépose un texte par semaine, sans plus, pis commencer à le traiter comme mon canal principal. De contenu ET d’acquisition.
Avec tout ce que ça implique: une cadence de contenu promo pour mes articles, des outils pour tenir cette cadence-là sans y passer tout mon temps, pis des tests pour aller chercher du monde ailleurs que dans ma propre liste.
J’ai passé 6-7 semaines à bâtir cette machine-là pis à la roder.
Si tu te rends jusqu’ici, on a déjà fait un bout de chemin ensemble. Self-ish, c’est ce genre de courriel chaque mardi matin, gratis. Inscris-toi si tu veux la suite.
J’ai importé 10 610 personnes de Kit le 7 mai. Il en reste environ 10 075 sur Substack (incluant les abonnements organiques depuis).
(Pis non, j’ai pas fermé mon compte Kit. Il roule encore mes freebies, mes séquences de bienvenue pis mes promos. C’est juste mon infolettre hebdo qui a déménagé.)
Je perds donc à peu près 200 personnes par mois. P’tit vomi.
Sur papier, ça a l’air d’un échec, mais dans les faits, je pense que c’est le contraire.
Déjà 1: j’ai analysé mes stats sur Kit avant de déménager et je perdais… attention… environ 500 abonnés par mois (627 en janvier).
Le curse d’organiser des gros événements et de récolter les courriels, c’est que si l’événement est général et non niché pour ce dont tu parles d’habitude, les gens ne se sont pas inscrits pour TOI.
Et donc en janvier, je sortais de la 2e édition de What’s Next.
Tout ça pour dire, qu’en comparant, on voit que le “saignement” est moins intense et surtout, stable.
Ensuite 2: Une liste importée, c’est un héritage.
Ces personnes-là se sont inscrites sur 8 ans et demi, à partir d’un freebie, d’une formation, d’un webinaire, d’un achat ou d’un événement. Elles se sont inscrites à une Gen qui enseignait le marketing, l’affiliation, une Gen qui animait de gros événements de business. Pis beeeen… c’est une saison que je laisse tranquillement derrière.
Ce que je perds tous les mois, c’est pas mon audience. C’est du monde qui était jamais venu, au final, pour ce que j’écris aujourd’hui.
Plus je publie du contenu aligné avec qui je suis maintenant, plus le tri va se faire tout seul. Ma liste va rapetisser avant de recommencer à grossir, pis les gens qui vont rester vont être là pour la bonne raison.
C’est un trade que je fais consciemment.
Quand je me suis lancée sur Substack en mai, j’avais comme ambition d’avoir une infolettre payante comme source de revenus principale. Je me disais ben que ça allait pas arriver du jour au lendemain, mais j’étais quand même optimiste que ça allait arriver “rapidement”.
En rétrospective, et avec un rythme de nouveaux abonnements plus lent que prévu, je vois l’importance aujourd’hui de diversifier et de ne pas me reposer que sur les abonnements.
Ça change pas mon objectif, juste mon plan.
Donc, depuis juillet, je bâtis autour. Des produits qui vivent directement dans mes articles, de la profondeur payante qui n’est pas que de la formation, pis d’autres stratégies que je te détaille plus bas.
Un rapport de progression qui donne juste les bonnes nouvelles, ça sert à personne. Celui-là te donne les chiffres bruts, pis les décisions que j’ai prises avec.
Pis si tu te lances toi aussi pis que tes fondations sont pas encore posées, tu vas aimer les 5 contenus à optimiser avant de lancer ton Substack.
Ce que tu trouveras plus bas:
Mes chiffres complets, mois par mois depuis mai: vues, abonnées gratuites, abonnées payantes, revenus.
La composition exacte de mes 16 abonnements: combien de personnes, sur quel plan, à quel prix, pis combien paient encore un prix promo.
Ce que mon Substack rapporte VS ce que j’encaisse pour vrai: 3 chiffres complètement différents.
Pourquoi mes 2 types d’articles donnent 2 résultats opposés, pis le ratio que je vise entre les deux.
Ce qu’une seule journée de promo a fait, comparé à 6 semaines d’articles.
D’où viennent vraiment mes nouvelles abonnées, pis pourquoi c’est presque jamais mes articles.
Les 6 chantiers que j’ai ouverts en ce moment même, en détail.
PS. Petite note de transparence: certains liens dans ce courriel sont des liens affiliés. Si tu passes par eux, je touche une petite commission, sans que ça te coûte une cenne de plus.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.