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FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur. · Apr 16, 2026

FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur.

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Bruno · FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur.

J’ai adoré rédiger cette édition. Avec mon propre réseau de (vieux) neurones biologiques et un réseau de neurones de silicium, celui de Notion et de DIA. Le second (réseau de neurones) pour préparer l’édition, le premier pour réfléchir à ce que je veux transmettre. Travail d’équipe, avec de la friction (voir #ReflechirEnsemble).

J’ai appris que décider de passer du temps avec une personne, c’est un choix qui crée la valeur de la relation. Je ne parle pas de relation amoureuse, je parle de toute relation amicale, professionnelle, familiale. Et faut y prêter une forte attention (voir #Flippant). Tout comme le terme “jagged frontier”. Tu connais ? Si non, lis #Inspirant. Ah excuse-moi, je viens de recevoir une notif alors je te laisse avec

(voir #Enthousiasmant)

Je prédis qu’on risque de gravement morfler dans les prochaines années quand les conséquences psychologiques de notre relation avec les compagnons IA vont se démultiplier. Certes, ils offrent un soutien constant, et c’est bien là leur dangerosité. Avec leur disponibilité illimitée, ils faussent notre compréhension des relations humaines authentiques. Et c’est #Flippant.

Une relation humaine authentique a besoin de finitude. Parce qu’une vraie relation humaine nécessite des sacrifices et des choix. Or les interactions avec des compagnons IA ne cochent pas ces cases. Le choix de passer du temps avec quelqu’un, malgré d’autres priorités, est ce qui rend une relation précieuse. Je te choisis toi plutôt qu’un autre ou qu’une séance de cinéma. Les IA, en revanche, ne connaissent pas ces limites, ce qui rend leur attention moins significative malgré une disponibilité et une réactivité totale.

Si cette tendance se généralise, les interactions humaines pourraient être jugées selon des critères inadaptés, favorisant la rapidité et l’instantanéité au lieu de la patience et de l’engagement. Tu vois le problème ou pas ? #Flippant je te dis.

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Intérêt de l’article : ★★★★☆

Source : AI companions can give constant support but distort ideas about what a relationship really is - The Conversation

On ne parle pas tous la même IA. Parce qu’on n’a pas tous la même IA entre les mains.

A ma droite (aucun lien politique), tu as les power users qui utilisent les modèles les plus récents pour coder, faire de la recherche, résoudre des problèmes techniques complexes… et qui paient parfois plus de 200 dollars par mois pour ça. Pour eux, l’IA est déjà un véritable accélérateur, presque un superpouvoir professionnel.

A ma gauche (aucun lien politique non plus), tu as le reste du monde. Celles et ceux qui ont testé une IA gratuite pour organiser un mariage, rédiger un mail ou avoir une idée de post LinkedIn. Slop résultats. Ils ont vu les limites, les erreurs absurdes, les hallucinations. Ils se demandent sérieusement si tout ce buzz autour de l’IA n’est pas une bulle. La promesse d’un résultat magique en un clic les a fait rêver. La réalité les a désespérés. (J’ai l’impression d’écrire comme une IA).

Stanford le mesure très bien. 73 % des experts sont optimistes sur l’impact de l’IA sur l’emploi, contre seulement 23 % du grand public. Tu mesures l’écart de perception ? On dirait deux réalités parallèles qui vivent sur la même planète IA. Perso, et c’est pour ça que je l’ai sélectionné, je trouve ça #Inspirant que ce soit révélé pour prendre du recul et nuancer la hype. Histoire de continuer à vivre ensemble et pas côte à côte, en s’ignorant.

Ce décalage vient de ce que les chercheurs appellent la frontière dentelée (jagged frontier en english) des capacités de l’IA. Tellement bluffante sur certains usages très structurés, et encore si mauvaise sur une multitude de tâches du quotidien.

Comme tout le monde n’expérimente pas la même IA, ni les mêmes usages, les conversations virent au dialogue de sourds avec les uns qui parlent d’un outil révolutionnaire et les autres d’un gadget surcoté. Classique. Moi, je suis entre les deux. Impressionné autant qu’interloqué selon le cas d’usage. Et toi ?

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Intérêt de l’article : ★★★★☆

Source : Why opinion on AI is so divided - Technology Review

On le sait depuis maintenant longtemps. Les notifications c’est pas bon pour notre santé.

Ces interruptions sont encore trop vécues comme un petit irritant “normal” du quotidien. C’est une grave erreur et c’est #Enthousiasmant que les études continuent de nous alerter sur les conséquences. Parce que c’est pas prêt de s’arrêter.

Il faut comprendre que notre cerveau fonctionne en permanence comme une machine à prédire ce qui va arriver pour maintenir un déroulé fluide de notre action en cours. Attends j’ai une notification à consulter, je reviens.

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Quand une notification, un appel ou un message surgit sans prévenir, ça casse notre concentration. Le cerveau doit interrompre la tâche, réorienter l’attention, comprendre ce qui se passe, puis reconstruire un fil mental. Ne crois surtout pas que c’est une simple question de volonté ou de discipline. C’est un coût cognitif mécanique. La distraction n’est pas seulement une perte de temps, elle dérègle complètement le système de prédiction qui rend notre pensée efficace. Bref, on se tire une balle dans le pied (en vrai c’est dans la tête, mais je ne peux pas dire ça).

Si on veut protéger notre concentration et notre énergie mentale, il faut impérativement arrêter de traiter les notifications comme un vulgaire bruit de fond qu’on normalise. Les notifications sont conçues pour provoquer cette rupture de concentration, et notre cerveau paie la facture à chaque fois. Une minute, j’ai une notification WhatsApp*

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* je les ai toutes désactivées. A de rares exceptions. En revanche, mon iPhone ne vibre plus, ne sonne plus. Il me notifie de ces notifs en silence. Et je le mets face écran sur le bureau. Pour rester concentré autant que pour ne pas aggraver le coût cognitif de la notif.

Lire l’article en ligne en restant concentré !

Intérêt de l’article : ★★★★★

Source : Téléphone, mail, notifications… comment le cerveau réagit-il aux distractions numériques ? - Université de Montpellier

L’IA a déjà franchi la ligne rouge dans les rédactions. L’IA ou les humains d’ailleurs ? “Elle” écrit (les guillemets servent à rappeler qu’elle n’écrit pas toute seule) désormais une immense partie des articles en ligne, souvent assumée publiquement par les journalistes. Par conséquent l’humain. C’est pas si simple. Et ça force à #ReflechirEnsemble. Ça tombe bien, c’est l’objet de cette rubrique.

J’apprends dans cet article qu’en fait il y a deux types de journalistes. Ceux qui aiment le reportage et pas l’écriture. L’IA vient les soulager dans cette tâche d’écriture. Bon, ça ravit aussi des rédactions obsédées par la productivité.

Sauf que y’a toujours un revers à la médaille. Ce confort d’écriture, cette commodité, a un coût, autre que financier. Un coût plus insidieux et polluant, avec l’explosion de contenus génériques sans valeur, de slop content, une pression sur l’emploi, et surtout, le point qui m’intéresse ici, une atrophie de la pensée.

Parce qu’écrire, c’est penser. Parce qu’écrire, c’est penser (la redondance est volontaire). Ainsi, déléguer l’écriture, c’est déléguer une partie de sa pensée. J’ai un livre sur ma table de nuit que je laisse bien en évidence pour ne pas l’oublier. C’était ma première publication de l’année 2024 sur LinkedIn. Le 5 janvier précisément, il y a plus de 2 ans !

Parce qu’on ne pense pas d’abord pour ensuite écrire. C’est pas comme ça que ça se passe dans notre cerveau. On pense en écrivant. Transcrire une interview, structurer un papier, c’est le moment où émergent nuances, contradictions, angles morts. En externalisant tout cela à l’IA, le journaliste perd sa gymnastique mentale.

Une étude de Wharton, mentionnée dans l’article, montre aussi que l’IA booste la performance quand elle a raison. Et entraîne les humains dans l’erreur quand elle se trompe. La faute à qui ? A nous ! Enfin, à notre cerveau, qui choisit la facilité. C’est documenté, ça s’appelle la reddition cognitive. Avec des millions d’années d’entraînement.

Pour résister à cette atrophie, il faut remettre de l’effort dans la boucle. De la friction (quelqu’un m’a dit récemment que ce serait le mot à la mode en 2026). De la friction en écrivant soi‑même. De la friction en résolvant certains problèmes sans IA. Cultivons la friction, cultivons l’effort d’arriver par soi-même à un résultat, cultivons notre capacité de concentration.

Et si les prochains systèmes d’IA étaient conçus pour soutenir le raisonnement ? Par exemple en nous forçant à nous demander ce que nous pensons d’abord de notre propre question avant de répondre à notre requête. En nous obligeant à évaluer la réponse fournie pour allumer notre esprit critique.

L’idée, développée dans l’article n’est pas de bannir l’IA, ce qui serait un non-sens (quoique si on met dans la balance énergie et écologie, on devrait peut-être tout débrancher). L’article va plutôt dans le sens d’un encadrement avec un système qui supporte la réflexion sans se substituer au jugement. A notre jugement. Joli programme.

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Intérêt de l’article : ★★★★★

Source : Pourquoi s’obstiner à écrire, à l’ère de ChatGPT ? - Méta-media

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Au fait, puisqu’on parle d’email marketing, je te propose de nous rejoindre à Biarritz les 7, 8 et 9 octobre pour l’EMDay, le plus gros évènement français sur le sujet, en physique, en présence, en chair et en os. Et ça, ça change tout.

Avec l’équipe, on te prépare une édition encore plus belle et enrichissante.

PS : -30% sur ton billet jusqu’au 30 avril pour l’offre 2+2+2 (jours + soirées + nuits)

PPS : “nuits”, c’est pour l’hébergement.

Read the original on fiere.substack.com

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