Bonjour c’est Maxime,
Voici la newsletter n°9 du 29 juillet 2026.
Aujourd’hui en agriculture on pense uniquement monoculture. C’est normal ! Il n’est pas facile, voire même impossible, de récolter, mécaniquement, une parcelle où cohabitent petits pois, haricots, ciboulette, etc... Déjà ces cultures n’arrivent pas à maturité en même temps.
Mais de plus on n’utilise pas les mêmes machines pour la récolte.
De ce fait la biodiversité est négligée en agriculture.
Certaines associations restent possible comme par exemple céréales et féverolles et c’est une très bonne idée.
Pendant longtemps, le jardinage « moderne » a aussi réduit le potager à une simple juxtaposition de légumes, rangés en lignes bien nettes, protégés au besoin par des traitements chimiques.
Cette vision a montré ses limites : sols appauvris, auxiliaires disparus, ravageurs de plus en plus résistants.
Face à ce constat, de nombreux jardiniers redécouvrent une évidence que nos grands-parents connaissaient bien : un potager vivant, diversifié, où légumes, fleurs et plantes aromatiques cohabitent, se défend beaucoup mieux tout seul.
Elles agissent selon deux logiques complémentaires, et c’est important de bien les distinguer.
D’une part, certaines plantes repoussent les ravageurs. Leur odeur puissante perturbe l’orientation des insectes nuisibles, qui repèrent leurs plantes hôtes grâce à des signaux olfactifs très précis.
En brouillant ces signaux, une plante aromatique peut littéralement rendre un légume « invisible » ou peu attractif aux yeux d’un ravageur.
D’autre part, certaines plantes attirent. Et c’est tout aussi précieux. Elles attirent soit les insectes pollinisateurs, indispensables pour réussir son jardin
Certaines plantes vont même plus loin en jouant les « plantes pièges » : elles attirent volontairement les ravageurs sur elles, comme par exemple les capucines qui attirent les pucerons qui abandonnent de ce fait d’autres cultures. Je conseille souvent de placer quelques plants de capucine près de l’entrée d’un tunnel. Ce n’est pas beau à voir des capucines couvertes de pucerons mais cela « fait l’office’ comme dirait un de mes fils.
Un bon potager biodiversifié combine ces deux stratégies, en associant intelligemment ses cultures avec des plantes aromatiques et médicinales choisies pour leurs propriétés spécifiques. C’est tout l’objet de cet article : passer en revue les plantes les plus utiles, et comprendre précisément leur mode d’action.
Avant de détailler chaque plante, il est utile de comprendre pourquoi ces mécanismes fonctionnent.
Les insectes ravageurs, comme la mouche de la carotte ou le puceron, ne trouvent pas leurs plantes hôtes au hasard. Ils utilisent des signaux chimiques volatils, perçus par leurs antennes, pour localiser précisément l’espèce végétale qu’ils recherchent. Lorsqu’on plante à proximité une aromatique à l’odeur forte — thym, romarin, lavande — ces signaux se retrouvent cachés ce qui perturbe leur repérage. Le ravageur passe à côté de sa cible sans la détecter, ou s’éloigne, dérangé par des composés qui lui sont désagréables voire toxiques.
À l’inverse, les insectes auxiliaires et pollinisateurs sont attirés par des floraisons riches en nectar et en pollen facilement accessibles — c’est le cas de nombreuses ombellifères comme l’aneth ou le fenouil, ou de fleurs simples comme la bourrache ou le souci. En leur offrant le gîte et le couvert, on les fixe durablement dans le jardin, où ils se reproduisent et où leurs larves, souvent voraces, se chargent de réguler les populations de pucerons et autres nuisibles.
Beaucoup de jardiniers réservent un coin dédié aux herbes aromatiques : un petit carré près de la cuisine, pratique pour cueillir le persil ou le thym en quelques pas. C’est un réflexe compréhensible qui n’est pas optimal votre objectif est de favoriser la biodiversité et de protéger l’ensemble du potager.
En effet, le principe même de la protection par les plantes aromatiques repose sur la proximité directe avec les cultures à protéger. Le romarin ne repousse efficacement la mouche de la carotte que s’il est planté près des carottes. La sarriette ne protège les haricots de la bruche que si elle pousse à leurs côtés. Regroupées toutes ensemble dans un coin isolé, ces plantes perdent une grande partie de leur utilité protectrice : elles ne parfument que leur propre carré, sans jamais entrer en contact olfactif avec les légumes qu’elles pourraient défendre ailleurs au jardin.
Le même raisonnement s’applique aux plantes attractives. Une bande d’aneth ou d’achillée isolée dans un coin attirera certes des auxiliaires à cet endroit précis, mais ces insectes bénéfiques n’iront pas forcément patrouiller jusqu’à l’autre bout du potager. En revanche, en disséminant plusieurs petits îlots d’aneth, de bourrache ou de souci un peu partout entre les rangs de légumes, on multiplie les points de ralliement pour les coccinelles, syrphes et autres prédateurs naturels.
Éparpiller ses aromatiques, c’est donc reproduire ce qui se passe naturellement dans la nature : une diversité végétale mélangée. Cette dispersion crée un maillage protecteur sur l’ensemble du jardin, plutôt qu’une zone de protection isolée et limitée.
Rien n’empêche bien sûr de garder un petit coin pratique près de la cuisine pour les herbes du quotidien. Mais pour un potager réellement résilient, mieux vaut penser en petites touches disséminées : quelques pieds de thym ici, un pied de sauge là, une touche de capucine entre deux rangs de choux. C’est cette dispersion, bien plus que la quantité, qui fait toute la différence pour la biodiversité du jardin.
Voyons maintenant, plante par plante, comment tirer parti de ces mécanismes. Je vais commencer par la lavande et La “lavande d’Afghanistan” que mon épouse et les butineurs adorent
Elles sont très nombreuses et si je n’avais qu’un conseil à vous donner : Cultivez-les toutes !
La lavande est sans doute l’une des aromatiques les plus emblématiques du jardin, et son utilité dépasse largement l’aspect ornemental.
En installant de la lavande au potager, on ne pense pas seulement à son parfum ou à sa beauté. Très vite, on remarque qu’elle devient un véritable point de rendez-vous pour les insectes. Dès les premières floraisons, les abeilles s’y pressent, accompagnées de papillons et de syrphes. Cette présence constante donne une impression de vie et participe à l’équilibre général du jardin.
Placée en bordure ou près des cultures, la lavande semble aussi jouer un rôle discret mais intéressant. Son odeur puissante paraît gêner certains ravageurs, sans pour autant les faire disparaître complètement. En revanche, elle favorise clairement la venue d’insectes utiles, dont les larves contribuent à limiter les pucerons.
C’est aussi une plante facile à vivre. Elle aime le soleil, les sols bien drainés, et supporte sans difficulté les périodes sèches. Une fois installée, elle demande peu de soins et s’intègre naturellement dans un potager diversifié.
Contrairement à ce pensent certains la lavande pousse très bien en Bretagne !
Ce n’est pas une lavande au sens botanique, c’est un perovskia (souvent appelé aussi sauge de Russie). Elle joue néanmoins un rôle très proche au jardin : floraison mellifère, attirance pour les pollinisateurs, bonne résistance à la sécheresse et belle place dans un jardin diversifié.
Comme la lavande, le perovskia pousse très bien en Bretagne ou du moins à Concarneau, ces plantes sont magnifiques et restent en fleurs longtemps.
Ce qui est comparable à la lavande classique :
Elle attire bien les abeilles, papillons et autres pollinisateurs.
Elle aime le plein soleil, les sols drainés, pauvres à caillouteux, et supporte très bien la sécheresse.
Son feuillage aromatique et sa silhouette légère en font une plante utile en bordure ou en massif.
Ce qui est à nuancer :
Son effet répulsif sur les ravageurs n’est pas vraiment démontré ; mieux vaut parler d’une plante qui favorise les auxiliaires et participe à l’équilibre du jardin.
Elle n’a pas tout à fait le même usage ni la même structure que la lavande vraie : c’est un arbrisseau/vivace plus aérien, avec une floraison souvent plus tardive et des épis bleutés très décoratifs.
Le thym est une petite plante de caractère, sobre et fidèle. Il aime les sols pauvres, le soleil et les endroits bien drainés, là où beaucoup d’autres plantes peinent à durer. Quand il fleurit, il devient un vrai rendez-vous pour les abeilles. Au jardin, il apporte une touche méditerranéenne discrète mais très précieuse.
Le thym est un répulsif reconnu contre la piéride du chou et la mouche blanche. Ce point, je l’ai lu mais jamais expérimenté, désolé !
Le thym présente aussi l’avantage d’être une plante basse, couvre-sol, qui limite la pousse des mauvaises herbes tout en demandant très peu d’entretien : Le rêve pour un jardinier « fainéant » !
Plantez du thym, votre jardin appréciera mais bénéficierez d’un autre avantage : Le thym est très utile en cuisine : idéal, en particulier, pour les ragouts et les grillades.
Le romarin est une plante rustique, solide, toujours présente, qui structure bien un jardin. Son feuillage persistant garde sa place toute l’année, et ses petites fleurs attirent les premières abeilles du printemps. Il aime la chaleur, le soleil et les terres qui ne retiennent pas l’eau. C’est une plante précieuse, à la fois pour le potager, la biodiversité et la cuisine.
Proche cousine du thym et du romarin par ses propriétés. Elle repousserait la mouche du chou et certains papillons ravageurs des brassicacées. De ce fait, elle est traditionnellement associée aux choux, aux carottes et aux fraisiers.
Sa floraison, riche en nectar, attire également bourdons et abeilles, ce qui en fait un bon compagnon pour stimuler la pollinisation générale du potager, en particulier en début d’été.
L’ail n’est pas qu’un légume : c’est aussi l’une des plantes répulsives les plus puissantes du jardin. Riche en composés soufrés, il dégage une odeur qui perturbe fortement les pucerons, mais aussi certains champignons responsables de maladies comme la tavelure ou la moniliose sur les arbres fruitiers.
Planté au pied des rosiers ou des arbres fruitiers, l’ail contribue à limiter les invasions de pucerons tout en réduisant certains risques fongiques. C’est une plante extrêmement peu coûteuse à cultiver, qui demande peu de place, et qui peut être insérée en petites touches un peu partout dans le potager.
La ciboulette est une petite plante très utile, autant au jardin qu’en cuisine
Proche de l’ail par sa composition, la ciboulette est traditionnellement plantée au pied des rosiers pour repousser les pucerons, mais aussi au pied des pommiers pour limiter la tavelure, une maladie fongique fréquente. Sa culture est très simple, elle repousse chaque année sans effort, et sa floraison mauve, en boules, attire de nombreux pollinisateurs au printemps. Il faut cependant noter que peu de jardiniers la laisse monter en fleurs.
Le basilic est l’une des plantes les plus familières du potager. On l’installe souvent près des tomates, des poivrons ou des aubergines, où il trouve facilement sa place dans les cultures d’été. Quand la chaleur est là, il pousse vite, garde un feuillage tendre et embaume tout autour de lui. En fleurissant, il attire aussi les abeilles et les petits insectes utiles, ce qui en fait une plante à la fois agréable et vivante.
Il y a quelques années mon épouse ne cultivait pas le basilic. Jenny l’épouse d’Oliver lui a alors donné des feuilles de basilic (en quantité). Pour les conserver elle a placé ce basilic dans un verre d’eau.
Elle a eu la surprise de voir des racines pousser sur les tiges submergées dans l’eau. Délicatement, elle a empoté ces « boutures » et toutes ont « pris »
C’est une méthode de multiplication hyper-simple et très efficace.
A noter aussi qu’il existe de très nombreuses variétés de basilic, choisissez celles qui vous plaisent !
Notre baume de consoude ne contient réellement que 3 ingrédients : La consoude, l’huile d’olive et la cire d’abeille.
Chacun de ces ingrédients a sa place et ses bienfaits.
La cire d’abeille joue un rôle tout aussi essentiel dans sa formulation.
Le premier rôle de la cire d’abeille est de transformer une huile liquide en baume solide et onctueux. En effet nous commençons par produire un macérat huileux de consoude auquel nous ajoutons de la cire d’abeille.
La cire d’abeille est un produit 100% naturel qui permet d’obtenir une texture stable, agréable à l’application, sans recourir à des additifs artificiels. Elle fond à une température voisine de 57 degrés que nous obtenons en utilisant,
Ainsi notre baume reste ferme à température ambiante et fond doucement au contact de la peau.
Dans ce domaine nous devons dire que nous avons différé certaines livraisons cet été à cause de la canicule. Dans les véhicules de livraison, la température peut se révéler excessive certains après-midis.
Une fois appliquée sur la peau, la cire d’abeille forme un film protecteur qui limite la perte en eau, tout en restant perméable à l’air : la peau peut continuer à respirer normalement. C’est cette propriété qui rend la cire d’abeille particulièrement intéressante pour protéger les peaux abîmées en créant une barrière contre les agressions extérieures.
La cire d’abeille n’est pas qu’un support neutre : elle possède ses propres vertus et ses propres bienfaits. Elle contient notamment des acides gras et des composés aux propriétés légèrement anti-inflammatoires et apaisantes. Elle est aussi reconnue pour ses qualités adoucissantes. Pour faire simple il y a une synergie intéressante entre nos trois composants : consoude, huile d’olive et cire d’abeille !
Comme évoqué précédemment à propos de la conservation des baumes, la cire d’abeille contribue elle aussi à la stabilité du produit dans le temps. Sa structure, pauvre en eau et riche en composés cireux, freine naturellement le développement des micro-organismes. Elle nous aide à éviter tout conservateur chimique.
Enfin, un argument non négligeable pour nous : Nous achetons la cire d’abeille à un apiculteur local et de confiance, garantissant une traçabilité complète et apportant un soutien à l’apiculture locale. Pour nous c’est un choix cohérent avec une démarche de production naturelle et responsable, à l’opposé des ingrédients de synthèse souvent importés et peu traçables.
Pour nous la cire d’abeille n’est pas uniquement un choix technique pour épaissir notre baume. C’est un ingrédient à part entière, qui contribue à la texture, à la protection cutanée, à la conservation naturelle du produit. Cet ingrédient s’inscrit parfaitement dans notre démarche de produit naturel, simple, artisanal sans ajout de produits chimiques
« Une nation qui détruit ses sols se détruit elle-même. »
— Franklin D. Roosevelt
Des questions, écrivez-moi à maxime@b-actif.fr
A mercredi prochain 9H30 pour le numéro 10 de la newsletter
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