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Ilizib · Oct 24, 2024

Lire sans livre, un peu chaque jour

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Ilizib | fable-Lab · Ilizib

Dans ce deuxième numéro, nous vous proposons d’explorer comment la littérature, si nous lui laissons de l’espace, est au coeur du quotidien.

Petit tour d’horizon de ce que nous avons vu et entendu sur le bord de nos chemins.

En juillet, on a fait un tour du côté de l’Ain, aux Journées de l’Autobiographie. Organisées chaque année par l’Association pour l’Autobiographie (APA), elles étaient cette fois consacrées au journal intime. Car avoir « A Book of One's Own 🇬🇧», c’est déjà poser un pas dans la littérature.

Il faut dire que l’APA est une mine d’or méconnue : elle conserve les écrits personnels des gens ordinaires, tous ceux qu’on lui confie. Une seule condition : ils ne doivent pas avoir été publiés. Journaux, mémoires, correspondances, les archives de l’APA comportent à ce jour plus de 4400 dépôts.

Conférences et lectures d’extraits de journaux étaient au programme de cette édition, animée par des chercheuses, des éditeurs, des artistes, des passionnées. On a particulièrement aimé le comédien Claude Duparfait, qui a mis en voix ces textes dans un spectacle plein de délicatesse.

Un trésor de littérature de l’ombre et du secret… et des émotions en abondance dès qu’on y plonge le nez !

Notre dernière newsletter vous faisait part de notre passion pour les cartes postales. Passion qui s’est trouvée réactivée par… une autre newsletter.

Grâce à ce numéro de l’Intimiste et de son article « Ode à l’adresse sensible », vous regarderez un peu différemment ces conventions qu’on suit machinalement : un numéro, une rue, une ville, un code postal. Et dans cet ordre s’il-vous plaît.

On (re)découvre comment nos espaces ont été progressivement mis en ordre. On a aussi envie de plonger dans les noms des lieux qui nous entourent, pour mieux se saisir de leurs sens oubliés. Petit florilège de tirahan 🇵🇭 ou lieux-dit d’où vous écrivent les autrices : la Clocherie, la rue de la Brèche aux loups, rue Chantepierre,…

Mais surtout on a répondu chiche au défi de l’autrice et on a envoyé balader les formes traditionnelles des adresses et tenté de saisir un lieu en quelques lignes pour guider notre facteur ou factrice.

“Poème-adresse” par fable-lab, Camille et Domitille partagée en CC BY-SA 4.0

Promis, on vous donnera des nouvelles dans un prochain numéro de cette expérience. Et si vous voulez jouer avec nous, on découvrira avec joie vos poèmes-adresses. Envoyez-nous vos photos !

Depuis quelques mois, les visiteurs et visiteuses du château de Chavaniac-Lafayette sont invités à se plonger dans l’aventure de Caches-Cachées, portée par fable-Lab.  Caches-cachées, c’est une invitation à lire autrement tout en découvrant un lieu. C’est tout simplement un jeu de piste à la découverte d’une histoire.

Au château de Chavaniac, la romancière Isabelle Marrier a mis en scène d’intrépides rospa 🇮🇹 dans une histoire initiatique. Et si vous réalisez tout l’itinéraire littéraire, on vous a concocté avec l’artiste et guide naturaliste Solene Muller une jolie surprise.

Alors, si vous aussi, vous voulez allier balade et lecture et que vous passez dans le coin, foncez ! Le parcours reste en place jusque début novembre. Comme c’est tout près de chez nous, n’hésitez pas à venir nous dire bonjour et partager un kahve 🇹🇷.

En Ethiopie 🇪🇹, il existe tout un genre de poésie, improvisée, orale et populaire : les qenés. Ces poèmes ont une apparence simple, mais ils jouent à chaque fois sur le double sens d’un mot.

C’est une poésie du quotidien, qui appartient à tout le monde, et pas juste aux universités ou aux bibliothèques. Par exemple, on vend les qenés dans la rue ou au marché. Les thèmes abordés sont larges : la vie quotidienne bien sûr, mais aussi la politique ou le religieux. L’intérêt du double sens est essentiel puisqu’il permet d’être critique, plus discrètement.

Et voici un exemple de qené,
መጥቼ ባስጠይቅ አላገኘሁሽም ምክንያቱን
እንጃ አንቺ ቤት የለሽም ።

… qui pourrait être traduit par :
Si je venais te chercher, je ne pourrais pas te trouver.
Je ne connais pas la raison, tu n’es pas chez toi / tu n’as pas de toit.

Malgré tous nos efforts, on n’a pas réussi à rendre compte du double sens en une seule phrase. Des idées de votre côté ? En français ou d’autres langues évidemment !

Et voilà pour cette deuxième édition. N’hésitez pas à partager cette newsletter à la ronde et faire grandir cette communauté autour des arts littéraires.

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Dans la prochaine lettre, nous aimerions vous parler de la mémoire des conflits dans les arts littéraires. Si vous souhaitez nous partager des initiatives ou contribuer, écrivez-nous : bonjour@fable-lab.org.

Newsletter Ilizib 2024 par fable-Lab avec Amare, Berivan, Camille, Domitille, Léa, Marco, Yayne partagée en licence CC BY-SA 4.0

Read the original on fablelab.substack.com

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