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LE FIL DIGITAL by Nathalie Dujardin · Jan 15, 2026

L’IA - le faux débat

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Nathalie - L'Artisane Digitale · LE FIL DIGITAL by Nathalie Dujardin

Avant d’aborder le sujet du jour, je tiens à vous souhaiter à tous.tes une très belle année 2026. Sous le signe du “Moins mais mieux” : moins de pression, moins de bruit, mais plus de justesse, de cohérence et de clarté, pour faire mieux pour soi et pour les autres.

Je reprends le Fil Digital, et dans tout ce bruit de début d’année, j’ai remarqué que le discours autour de l’IA avait totalement changé ! J’ai l’impression qu’on est passé d’un extrême à l’autre.

Il y a un an, il “fallait” se jeter sur l’IA et tout tester.
Aujourd’hui, il faudrait presque s’excuser de l’utiliser.

Entre injonctions et discours moralisateurs, je trouve surtout qu’on en a oublié l’essentiel : l’humain, le contexte et sa façon de travailler.

Pour ce nouveau numéro de janvier, j’avais envie de revenir à ça, et vous donner mon ressenti. Car on n’est pas dupes hein, on les voit les bien-pensants utiliser l’IA en secret !


L’année dernière, l’IA était sur toutes les lèvres. Tout le monde voulait la “prendre en main”, se former, créer ses agents IA…

Il fallait tout tester, installer, intégrer…
Sous peine de “rater le train”.


Le discours dominant change.

On lit partout que l’IA déshumanise.
Qu’il faut revenir à l’authentique, à l’artisanal, à l’humain.
Qu’utiliser des outils automatisés, c’est se “trahir”.

Franchement, je trouve ce discours aussi excessif que le précédent.

L’IA n’est ni magique, ni dangereuse par essence.

Elle ne remplacera pas :

  • le jugement

  • la sensibilité

  • l’intuition

  • l’expérience

Et non, elle ne pense pas à notre place.

En revanche, dire qu’il faudrait arrêter de l’utiliser n’a, pour moi, aucun sens.

Pourquoi ?

Parce que bien utilisée, l’IA ne remplace pas qui je suis.
Parce qu’elle est un outil qui me permet d’aller plus loin.
Parce qu’elle renforce là où je suis moins à l’aise, moins rapide ou moins experte.


Je partage ici quelque chose de très personnel.

J’ai toujours été une taiseuse. Je parle très peu en société. Je garde mes réflexions, et encore plus mes opinions, pour moi, car j’ai horreur des débats.

Pourquoi ? Parce que je ne suis pas “spontanée”. Je ne maîtrise pas l’oral, le tac-au-tac (c’est d’ailleurs pourquoi je choisis le mail au téléphone, et les newsletters aux vidéos).

J’ai besoin de prendre mon temps pour parler et structurer ma parole.

À l’inverse, quand j’écris, je peux en faire des tonnes ! Je suis une littéraire.
J’ai du mal à aller “droit au but”. Je me perds dans des phrases à rallonge, et je peux passer des jours sur une newsletter ou un post, pour choisir les bons mots et synthétiser mes propos.

C’est là que l’IA entre en jeu. Elle m’aide :

  • à structurer ma pensée

  • à clarifier mon message

  • à reformuler pour rendre mes idées lisibles

Mais ce sont :

  • MES réflexions

  • MES sujets

  • MES prises de position aussi

Elle ne parle pas à ma place.
Elle m’aide à me faire entendre plus clairement et à mieux impacter mon message.

Tout comme elle m’aide aussi à coder, à débloquer un point technique, ou trouver plus vite une réponse.

Elle me permet d’aller plus loin, là où le temps m’aurait freinée.
Elle me permet de dépasser mes blocages et mon syndrome de l’imposteur.


Il n’existe pas une “bonne” façon universelle d’utiliser l’IA.

Il faut tenir compte :

  • du contexte

  • de sa sensibilité

  • de son métier

  • de son énergie du moment

L’enjeu ce n’est pas de choisir un camp.
L’enjeu c’est le discernement.

Trouver le bon équilibre entre :

  • ce qui doit rester profondément humain

  • et ce qui peut être soutenu, accéléré ou clarifié par la technologie

Je vois encore beaucoup trop d’entrepreneures accumuler :

  • des outils

  • des plateformes

  • des automatisations isolées

… sans avoir une vision d’ensemble.

Optimiser son business digital, ce n’est pas empiler des outils.
C’est concevoir un système.

Un système cohérent, vivant, adapté à sa façon de travailler.

Avant d’ajouter un nouvel outil, il y a des questions simples à se poser :

  • À quoi sert-il vraiment ?

  • S’intègre-t-il dans un flux global ?

  • Me fait-il gagner de l’énergie… ou m’en coûte-t-il davantage ?

Un bon écosystème digital :

  • soutient votre activité

  • allège votre charge mentale

  • et respecte vos valeurs

Sinon, il devient juste une couche de complexité de plus à gérer.
Là encore, le discernement est la clé.


Ce n’est pas L’IA, le problème.
Ce ne sont pas les outils, le problème.

Le vrai sujet, c’est :

  • l’intention

  • la cohérence

  • l’équilibre

C’est exactement ce fil-là que j’ai envie de continuer à explorer avec vous dans Le Fil Digital cette année :

  • plus de discernement

  • plus de systèmes alignés

  • moins de “il faut” et plus de “ce qui vous convient vraiment”

  1. Noter une tâche qui vous absorbe (contenu, administratif, technique…).

  2. Demandez-vous : où l’IA pourrait vous aider à simplifier ?

  3. Choisissez un seul outil ou une seule expérimentation pour tester ça en douceur.

Et écrivez-moi si vous voulez que je vous aide à choisir ou à ajuster.

Merci d’être toujours là, même après le silence de ces derniers mois !
On reprend la barre ensemble, et on navigue dans le même sens : Moins mais Mieux.

À très bientôt,
Nathalie

Read the original on digitalea.substack.com

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