Pour fêter l’arrivée de la série Lanterns, nous remanions notre “Par où commencer” sur Green Lantern en séparant les différents porteurs de l’anneau vert chaque semaine. Avec les années, les histoires se sont multipliées, notamment sur les 4 patrouilleurs humains du secteur 2814. Tout le monde a son préféré, donc vous pourrez plus facilement vous y retrouver !
Et on commence naturellement par Hal Jordan, le 2e Green Lantern mais le premier sur le concept de police spatiale. On garde Alan Scott pour plus tard si vous le souhaitez (sinon, il y a le PoC sur la JSA !). Hal est celui qui a le plus d’apparitions au compteur. C’est le plus emblématique, même si ce n’est pas forcément le préféré de tout le monde, mais il est impliqué dans la plupart des histoires. Vous pouvez donc aussi considérer cette 1re partie comme “la trame principale” de cet univers.
Nous allons comme d’habitude commencer par la première apparition du personnage. Seuls les plus tenaces voudront lire les premières aventures de Hal Jordan, mais ça reste le point de départ original et un des témoins les plus importants de son époque.
Hal Jordan est créé dans Showcase #22 en 1959. Nous sommes dans ce qu’on appelle le Silver Age, une époque farfelue où la censure était très lourde, ce qui impacte quelque peu la profondeur des scénarios. C’est aussi une période où l’intérêt se détourne du polar au profit de la science-fiction, d’où l’idée de DC de créer ou remodeler certains super-héros pour surfer dessus.
John Broome et Gil Kane vont donc remanier le titre d’Alan Scott, ancien héros qui ne vend plus, pour créer Hal Jordan, un pilote de chasse sans peur. Les Green Lanterns deviennent des policiers intergalactiques et Hal est le premier humain à être choisi par un anneau. L’origin story n’a pas bougé depuis : le Lantern Abin Sur s’écrase sur Terre, mourant, il donne alors son anneau à Hal, capable de surpasser toutes ses peurs.
À partir de l’été 1960, Hal a droit à son propre titre, Green Lantern (volume 2), où le duo de créateurs agrandit petit à petit cet univers foisonnant, en rajoutant Hector Hammond, Sinestro, Carol Ferris, Guy Gardner, Tomar-Re, ou encore les Gardiens de l’Univers. C’est le Silver Age, donc il faut pouvoir tanker les défauts de l’époque, donc c’est encore une fois réservée aux curieux qui veulent voir le berceau du Green Lantern Corps.
Showcase #22-24, Green Lantern v2 #1-75 (VO)
L’alternative ? | Green Lantern – The Greatest Stories Ever Told et Green Lantern – In Brightest Day Green Lantern In Brightest Day (VO)
Si le poids, le prix ou la taille des omnibus vous rebutent, vous pourrez trouver une alternative intéressante dans ces deux compilations de récits. Vous y trouverez notamment l’historique Showcase #22, où Hal Jordan apparaît pour la première fois, puis les deux ouvrages se concentrent largement sur l’ère pré-Crisis du héros. Ces compilations ont par ailleurs l’avantage de ne pas se limiter au run de John Broome, Gardner Fox et Gil Kane, puisqu’elles vont également piocher dans les travaux de scénaristes comme Len Wein, Mike Friedrich ou encore… Dennis O’Neil, dont on va parler.
Récit le plus ancien sur GL et disponible en version française, le run de Dennis O’Neil sur Green Lantern a marqué leur époque. Non seulement le scénariste y était accompagné par le dessinateur ultra-talentueux Neal Adams, mais surtout elles se sont détachées par leur ton réaliste de l’héritage Silver Age beaucoup plus cosmique. L’influence de ces numéros ne se limitera pas au seul Green Lantern-verse, pourtant ébranlé par l’arrivée de John Stewart, mais au monde des comics tout entier car beaucoup s’accordent pour y voir le coup d’envoi officiel du Bronze Age, rien que ça !
On y évoquait effectivement des problèmes aussi terre-à-terre que la drogue, les dérives sectaires ou le racisme. Les sujets abordés, les enjeux plus sérieux, mais aussi les dessins assez révolutionnaires de Neal Adams donnent une modernité à ce run qu’on appelle aussi “Hard-Traveling Heroes”.
Malgré la présence de noms illustres à ses commandes, la série fut annulée en plein vol durant ce qu’on appelle la DC Implosion, et l’équipe créative fut contrainte d’atterrir aux back-ups du titre Flash pour poursuivre les aventures en team-up de Oliver Queen et Hal Jordan – ces back-ups figurent également au sommaire des dernières éditions de Green Lantern / Green Arrow. Elle est cependant devenue un énorme classique qu’on adore !
Green Lantern/Green Arrow (VF, contenant les #76-89)
Le run de Dennis O’Neil, ne se limite pas à ses collaborations avec Neal Adams. Si les éditions modernes de Green Lantern / Green Arrow réunissent les numéros #76 à #89 de la série (sans le #88 composé de republications uniquement), le bonhomme a en fait pris les rênes du titre dès le numéro #63, en 1968. C’est à nouveau lui qui se retrouva aux commandes du titre dès sa relance en 1976 où il resta pour ne le lâcher qu’en 1980. Comme toujours avec Dennis O’Neil, on trouve tout au long de son travail ce classicisme solide sur lequel il a bâti sa réputation, et si Adams s’en va, l’artiste Mike Grell prend la suite avec brio pendant quelques numéros (en alternance avec Alex Saviuk). On vous le recommanderait chaudement si vous les trouvez.
Green Lantern/Green Arrow #90-122 ; Green Lantern v2 #123-129 (VO)
Plusieurs scénaristes de talent vont se passer la main dans les 80s, Marv Wolfman (Crisis on Infinite Earths), Len Wein (Swamp Thing), Mike W. Barr (Batman : Son of the Demon) ou encore Steve Engleheart (Batman : Dark Detective), ce dernier étant particulièrement important pour Guy, mais on en reparlera le moment venu.
L’idée commune est d’élargir le Green Lantern Corps en apportant une multitude d’autres porteurs de l’anneau comme Salaak, Ch’p, Katma Tui et bien d’autres. Les numéros ont toujours un backup court, mais souvent amusant sur ces nouveaux personnages, que vous retrouverez compilés dans les recueils Tales of the Green Lantern Corps Vol.1-3 avec une mini-série créée à la même période et portant le même nom, avec du Alan Moore dedans !
Cette expansion ira jusqu’au départ de Hal Jordan, remplacé par John Stewart, avant un retour lors du #199. La série change alors pour devenir Green Lantern Corps, tout en gardant la numérotation, et voit apparaître (enfin) Kilowog. Hal Jordan est toujours présent dans les scénarios de Steve Englehart, mais il partage bien plus la vedette. La série prendra fin après 24 numéros, ayant duré de 1986 à 1988., mais on vous la conseille fortement !
Green Lantern #130-200 (VO)
Tales of the Green Lantern Corps 1-3 (+ 3 annuals) (VO)
Green Lantern Corps #201-224 (VO)
Alan Moore Présente DC Comics (uniquement Green Lantern #188 et Tales of the Green Lantern Corps Annual #2-3) (VF)
Hal Jordan et John Stewart continueront d’apparaître dans Action Comics Weekly. En 1988, le titre emblématique de Superman était devenu une anthologie hebdomadaire et de nombreux héros se partageaient les numéros, dont Green Lantern. Christopher Priest (Deathstroke) ou Peter David (Aquaman) vont écrire du #601 au #635, avec leur importance pour l’histoire.
DC n’abandonne pas sa lanterne et sort en 1989 la mini-série Emerald Dawn, qui sert de réadaptation de ses origines. Keith Giffen et Gerard Jones sont accompagnés par Mark Bright aux dessins pour une origin story assez fidèle à l’originale, mais plus moderne dans la narration et en rajoutant Kilowog bien plus tôt, c’est d’ailleurs ici qu’il devient l’instructeur officiel des recrues ! Et tout ça en fait un point d’entrée parfait pour commencer le Green Lantern post-Crisis.
Il existe même une suite tout aussi réussie, Emerald Dawn II, où Hal doit suivre l’entraînement d’un Green Lantern très respecté, Sinestro. Un incontournable si vous appréciez le personnage. Mais alors pourquoi ne pas le publier en VF ? Tout simplement parce que cette origin story se fera retcon par Geoff Johns dans les années 2000, Urban a naturellement préféré la plus récente (et la plus marquante).
Entre les deux Emerald Dawn, une nouvelle ongoing Green Lantern (la 3e) voit le jour en 1990. Le premier arc toujours écrit par Gerard Jones, “The Road Back”, suit un Hal Jordan grisonnant et déprimé. Il semble lassé par la compagnie des super-héros ou du Green Lantern Corps et cherche un nouveau sens à sa vie. La chose n’est pas aisée quand Guy Gardner est toujours aussi relou et qu’un Gardien de l’Univers maléfique prépare un mauvais coup.
Après quelques arcs autour de Guy et John, Hal redevient le seul Lantern humain. Il rêve de pouvoir rester un peu sur Terre, mais les Gardiens auront à nouveau besoin de lui, ce qui aura des conséquences déplorables. On le sent un peu à cran le petit Hal, et cela va amener à un événement majeur pour cet univers, Emerald Twilight (en VF !). À noter que Hal apparaît aussi dans Green Lantern Corps Quarterly en 8 numéros, où il partage la vedette avec plusieurs personnages dans des histoires individuelles.
Green Lantern v3 #1-8, #20-47 ; Green Lantern Corps Quarterly #1-8
Emerald Twilight signe l’arrivée du scénariste Ron Marz sur l’ongoing Green Lantern, et l’auteur a dès le départ affiché son intention de remplacer Hal Jordan par un nouveau Green Lantern. C’est ainsi dans le court arc Emerald Twilight qu’on assiste à la tombée de Hal Jordan dans une démence meurtrière – retconnée par Geoff Johns en une possession par l’entité Parallax.
Pas le meilleur arc d’un point de vue personnel, Emerald Twilight est un arc ancré dans son époque mais terriblement important pour l’histoire de Hal, qui pète littéralement les plombs lorsque sa ville Coast City est détruite dans le récit Death of Superman. C’est aussi le passage de flambeau (involontaire) à Kyle Rayner dans l’arc suivant (compris dans le recueil d’Urban), New Dawn ! Et pour cela, on se retrouve lors du Par où Commencer sur le petit nouveau !
Green Lantern : Emerald Twilight (VF) (contient Green Lantern v3 #48-55, #0, #63-64)
Hal Jordan finira par devenir l’antagoniste principal de sa propre crise : Zero Hour : Crisis in Time, en 1994. À la manière de Crisis on Infinite Earths avec les Terres parallèles, l’objectif éditorial de cet événement est de ranger les différentes ligne tu temps de DC et corriger quelques incohérences.
Hal Jordan et un certain super-vilain nommé Extant cherchent à détruire complètement le flux temporel afin de remodeler le monde pour le rendre meilleur, même s’ils doivent pour cela tuer des milliards de personnes.
Le premier tome de Zero Hour sort chez Urban le 23 octobre, donc c’est l’occasion de rattraper une grosse partie de l’univers DC ! L’event est en 4 numéros, mais avec toute une marée de tie-ins, bon courage.
Deux ans plus tard, en 1996, Nous retrouvons Parallax/Hal Jordan dans The Final Night, un nouvel événement où le Sun-Eater, eh bien, souhaite grailler notre soleil. Plongé dans l’obscurité, le monde est en grave danger et ne peut pas compter sur son Kryptonien. Hal va alors avoir un rôle crucial. Le récit est disponible en Paperback chez Urban, mais il était aussi sorti chez Semic à l’époque sous le nom de JLA : Extinction.
Il faut ensuite aller en 1999 pour l’event Day of Judgment, écrit par Geoff Johns, où le Spectre cherche à détruire New-York après que l’esprit de la vengeance soit sous l’emprise du démon Asmodel. Hal Jordan va ultimement prendre le rôle du Spectre après ce récit.
On le voit apparaître dans Emperor Joker, dans le run de Flash de Johns, la JSA (dont Identity Crisis) et bien sûr Green Lantern, puis dans sa propre série The Spectre v4, où Hal essaie tant bien que mal d’en faire un esprit de la rédemption et non de la vengeance. La série de J.M. DeMatteis et Ryan Sook va durer 27 numéros, de 2001 à 2003.
Je ne pense pas mentir en disant que 80% des lecteurs de Green Lantern en France ont commencé ici même. Geoff Johns est doué pour reprendre l’aspect classique d’un personnage tout en étoffant son univers. C’est ainsi qu’il se charge en 2004 de ressusciter Hal Jordan et de lui redonner un anneau dans Green Lantern : Rebirth.
C’est un run très long, Johns ne quittera le titre qu’en 2013, et très actioner, mais il est d’une grande efficacité et apporte énormément de choses. Une nouvelle origin story, l’ajout du Spectre Emotionnel avec les Red Lanterns, le Sinestro Corps, Larfleeze, bref l’univers des Green Lanterns prend une nouvelle tournure. Et c’est bien pour tout ça qu’Urban a publié ce run à plusieurs reprises : en hardcovers, en intégrales et récemment en paperback, et étant le format le plus récent et le moins cher, je vous donne le détail ici.
Green Lantern : Renaissance
Green Lantern : La Guerre de Sinestro
Green Lantern : Origines secrètes
Blackest Night T1-3 (avec tous les tie-ins)
Green Lantern : La Guerre des Green Lanterns (sortie le 4 septembre prochain !)
Pour l’équivalent VO, il s’agit de Green Lantern Rebirth #1-6 et Green Lantern v5 #1-67. Sachez qu’il existe une série spin-off dont quelques numéros sont présents, Green Lantern Corps, où Hal n’est pas le personnage principal et que Blackest Night est suivi de Brightest Day, même si Hal n’est pas un personnage principal. Je ne vous fais pas le détail de toutes les histoires, de toute façon vous devez tout lire ! Et encore, je n’ai pas fini, car arrive les New 52.
Les New 52, le grand reboot qui a fait tant de bruit ! Sauf que Green Lantern se vendait mieux que Superman à ce moment là donc on ne va absolument rien changer, le privilège Geoff Johns. Les 20 premiers numéros de Green Lantern v5 est donc la continuité de l’ancienne série, jusqu’au départ de l’auteur (qui en plus offre une vraie fin aux 4 Lanterns humains, qui ne sera évidemment pas respectée).
Vous aurez donc bientôt un ou deux nouveaux tomes paperback sur ces 20 numéros autour de Hal, ou bien vous vous procurez les intégrales 6 et 7 de Geoff Johns Présente Green Lantern. Ou même vous procurer les kiosques Green Lantern Saga si vous aimez ça ou si vous voulez lire Green Lantern Corps, New Guardians et Red Lanterns (Green Lantern Saga #1-21)
C’est Robert Venditti qui récupère la lourde tâche de passer après Geoff Johns, que vous ne pourrez lire qu’en kiosque en VF. Geoff aura créé tellement de hype qu’il est difficile de se hyper pour le travail plutôt mitigé de son successeur. Il est pourtant resté un certain temps et a tenté d’apporter encore plus de choses avec notamment des crossovers entre les différents titres. Il explore le Mur de la Source et Relic (un nouveau personnage qui viendrait du monde avant le nôtre) dans Lights Out, une révolte extra-terrestre contre les GL dans Uprising ou encore un affrontement contre les New Gods dans Godhead.
Green Lantern v5 #21-40
En VF : Green Lantern Saga #22-29 ; Green Lantern Saga Trimestriel #30-34
Nous sommes en 2015 et Venditti lance un nouveau statu quo avec ce qu’on appelle Green Lantern Renegade, mais toujours sur la même numérotation. Hal se piège lui-même et se fait bannir afin de prouver que leur sens de la justice les pousserait même à condamner leur leader. Il devient alors un chasseur de primes sans anneau, mais avec une arme équivalente, le gant de Krona, mais bien plus instable.
Green Lantern #41-52
Puis vient le temps de DC Rebirth, une nouvelle initiative où tous les titres repartent au premier numéro et avec comme objectif de retrouver un classicisme et d’arrêter les inepties des New 52. C’est ainsi que Robert Venditti se retrouve en 2016 sur Hal Jordan and the Green Lantern Corps. Hal va donc tenter de reconstruire le Green Lantern Corps et même de rallier le Sinestro Corps.
Green Lantern Rebirth Tome 1-6 (VF) ; Hal Jordan and the Green Lantern Corps (Paperback)
Hal Jordan and the Green Lantern Corps #1-50
Après plusieurs années sans de quoi vraiment s’enthousiasmer (même si je ne doute pas que certains trouvent leur compte dans le run de Venditti), Grant Morrison décide en 2019 d’écrire une série de 12 numéros sur Hal Jordan complètement différente, The Green Lantern.
Chaque numéro propose une aventure ou un concept, avec un côté très polar rappelant ce côté police intergalactique loin des grosses guerres. Le titre est d’ailleurs inspiré d’un film judiciaire anglais nommé The Blue Lamp. Il y a des idées de génie, d’autant que les dessins de Liam Sharp sont parfois renversants. C’est parfois très conceptuel, normal avec Morrison, mais ça fait partie du haut du panier des histoires de Green Lantern.
Il y aura deux suites, d’abord la mini-série Blackstars, qui est bien plus tourné action, puis The Green Lantern - Season Two. En VF, la série sera publiée sous le nom Hal Jordan : Green Lantern.
Hal Jordan : Green Lantern Tome 1-2 (VF)
The Green Lantern #1-12 ; Green Lantern : Blackstars #1-3 ; The Green Lantern Season Two #1-12
Il faudra attendre 2023 pour revoir Hal dans sa propre série, d’une énième initiative de l’éditeur, Dawn of DC. C’est Jeremy Adams qui s’y attèle et va redonner un peu de luminosité tout en réussissant à capter l’esprit du run de Geoff Johns. Il arrive à jongler entre de grandes aventures cosmiques et des moments plus intimes sur Terre (ou entre le big potato stuff et le small potato stuff si vous préférez).
Run très appréciable (et toujours en cours), il est sorti en VF dans Dawn of Green Lantern avec une autre série sur John Stewart, avant de continuer sous un autre nom lorsque les choses sérieuses commencent.
Dawn of Green Lantern Tome 1-2 ; Green Lantern : One Corps United Tome 1-2 (VF)
Green Lantern v7 #1-37 (VO, en cours)
Enfin, concluons ce dossier avec une sélection de récits qui sont difficiles à ranger dans une des catégories précédemment citées, soit parce qu’ils sont vraiment spéciaux, soit parce qu’ils sont hors-continuité, soit parce qu’ils sont dans la continuité, mais, pour une raison ou une autre, qu’ils s’insèrent difficilement entre deux œuvres, et qu’ils pourraient tout à fait être saisis au vol sans lire ce qui les précédait.
Graphic novel sorti en 1992, Ganthet’s Tale a été écrit, dessiné et encré par le célèbre John Byrne - le même à qui l’on doit la reprise de Superman après la Crisis dans le célèbre Man of Steel. S’il n’est pas vraiment hors-continuité, son action est basée sur un flashback amené par le récit que tient le Gardien Ganthet à Hal Jordan. C’est d’ailleurs la toute première histoire où, d’une part, un Gardien perd son anonymat au profit d’un réel patronyme, et, de deux, la première histoire où Ganthet apparaît, or il reste sans doute le Gardien le plus important dans l’histoire du Corps.
Willworld est, comme Ganthet’s Tale, un graphic novel. Sorti en 2001 à l’initiative du regretté dessinateur Seth Fischer, celui-ci cherchait un univers qui lui aurait permis de laisser libre cours à sa créativité, et en ce sens le Green Lantern-verse semblait tout approprié par les possibilités infinies que proposent les anneaux de pouvoir. On lui assigna le non moins talentueux scénariste J. M. DeMatteis, qui conçut un récit hors-continuité, qui pourrait toutefois s’insérer au début de la carrière de Hal Jordan, au cours de son entraînement.
Véritable curiosité au palmarès des grandes histoires de Green Lantern, Willworld est un des récits qui exploitent le mieux le potentiel du pouvoir des Green Lantern. Formidablement inventif et merveilleusement desservi par le talent de l’artiste Seth Fischer, son scénario repose sur une idée élémentaire mais terriblement astucieuse, qui ne manquera pas de décrocher la mâchoire aux curieux qui se pencheront sur cette œuvre !
Mini-série de six numéros écrite et dessinée par Darwyn Cooke, accompagné par le non moins talentueux Dave Stewart à la colorisation, DC : The New Frontier a reçu un accueil monstrueux à sa sortie, couronné par de nombreux prix dont les prestigieux Eisner Awards. L’histoire se situe dans les années ’50, à l’émergence des héros de l’Âge d’Argent de DC Comics comme le Martian Manhunter, Atom, Barry Allen ou… Hal Jordan. Ainsi, bien qu’elle ne se concentre pas uniquement sur le personnage de Green Lantern, ses origines y sont dressées de manière exemplaire dans une ambiance atypique, ce qui lui vaut une mention dans ce dossier.
DC a mis en place les elseworlds de Terre-Un en 2010, proposant une vision plus sombre et réaliste de nos héros fétiches (c’était la mode à l’époque). Green Lantern aura droit à ce traitement en 2019 avec deux volumes écrits et dessinés par Gabriel Hardman. Hal Jordan est ici astronaute minier et il va tomber sur un anneau de pouvoir dans un astéroïde et découvrir le Corps des Green Lanterns, détruit par les Manhunters.
Naturellement, Green Lantern a eu droit au traitement Absolute qui fait tant parler ! Hal Jordan n’est pas le personnage principal de cette version, mais il est quand même présent. Al Ewing propose une réécriture complète de la mythologie du Spectre Emotionnel, quitte à nous perdre pendant tout le premier arc, ce qui donne un récit curieux, mais qui ne fait pas l’unanimité. Les deux premiers tomes sont disponibles en VF, en tout cas.
Et chez la Justice League ? Hormis la première version de la JL pendant le Silver Age où il est bien présent, Hal est dans la Justice League Europe dans les années 90 à partir du #40. On vous conseille plutôt la Justice League of America post-Infinite Crisis (un paperback chez Urban couvre les 12 premiers numéros, La Saga de Red Tornado) ou celle des New 52, elle aussi dispo en Hardcover, en kiosque, en Nomad.
Voilà en ce qui concerne Hal Jordan, un personnage avec une histoire très riche. Pour résumer, on vous conseille tout simplement le run de Johns. Pas très original, mais ça reste le plus efficace et certainement le plus proche de l’image que vous vous en faites. Mais ce serait dommage de ne pas aller chercher des histoires des années 80 qui ont vraiment leur saveur unique ou du dernier run en date, qui a de belles qualités aussi !
On se retrouve la semaine prochaine pour un Par où Commencer spécial sur John Stewart. En attendant, on vous souhaite d’apprécier le premier épisode de Lanterns disponible sur HBO Max !
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