RSS Amplifier

Daria décrypte l’IA · Aug 4, 2026

Faut-il vraiment supprimer 90 % de votre setup Claude ?

0
Sign in to vote or save

Daria Viktorova · Daria décrypte l’IA

Bonjour à toutes et à tous !

Cette semaine une infographie de Ruben Hassid (newsletter “How to AI”) a tourné partout sur LinkedIn.

J’aime bien ce que fait Ruben, c’est concret, testé, utile.

Son infographie “Delete 90% of your Claude setup” tient en deux colonnes.

Côté à supprimer, on retrouve :

  • la bibliothèque de prompts qu’on n’ouvre plus,

  • les dizaines de Skills testés une fois puis oubliés,

  • les connecteurs activés par précaution,

  • le guide de prompting interminable,

  • les captures d’écran de “hacks” jamais essayés,

  • le deuxième abonnement IA payé pour rien,

  • les dossiers imbriqués les uns dans les autres,

  • le setup parfait qu’on n’utilise jamais,

  • l’historique de chat gardé “pour plus tard”,

  • le tutoriel YouTube arrêté à la troisième minute,

  • le style personnalisé réglé et jamais activé,

  • le Projet lancé une fois puis laissé de côté,

  • les instructions globales si longues que Claude en ignore la moitié,

  • le mode de raisonnement poussé à fond pour une question banale...

Côté à garder, la liste est plus courte :

  • un seul Skill “à propos de moi”,

  • donner l’objectif à Claude plutôt que la liste des étapes,

  • le laisser poser ses questions avant de répondre,

  • ne jamais se fier à sa première réponse,

  • repartir d’une conversation neuve à chaque fois et

  • lui confier la tâche la plus difficile plutôt que la plus simple.

J’ai lue cette infographie avec mon setup Claude ouvert à côté.

J’ai coché ce qui collait à ma pratique et noté ce qui ne collait pas.

Mon verdict : je valide la moitié sans hésiter. L’autre moitié dépend de ce qu’on fait avec Claude au quotidien.

Aujourd'hui je vous décrypte tout ça, section par section, avec ce qui a changé dans ma façon de travailler avec Claude.

Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez aussi :

C’est souvent le réflexe que j’observe en formation. Les directions juridiques veulent d’abord travailler sur la création d’une bibliothèque de prompts, avant même le reste.

C’est utile pour démarrer, ça structure les premiers prompts et évite ceux trop vagues. Mais une fois le système bien réglé, mémoire, Skills et Projets configurés, la bibliothèque ne sert plus à grand-chose.

L’IA sait déjà comment vous voulez qu’elle travaille, plus besoin d’aller chercher la formule dans un fichier.

Testé aussi chez moi. J’avais rédigé des pages entières pour cadrer les réponses de l’IA.

Sauf qu’en pratique, la moitié de ces instructions était ignorée à chaque fois.

Je les ai réduites à l’essentiel : moins de texte et les consignes mieux suivies.

Celui-là, je le vois souvent en formation. Des juristes qui passent une heure à peaufiner leurs Skills et leurs Projets avant d’avoir posé la moindre vraie question à Claude.

Franchement, mieux vaut un setup imparfait qu’on utilise que perdre une heure à le peaufiner avant même d’avoir commencé.

Sur celui-là, je m’en sors bien : chaque outil a un rôle précis chez moi.

Claude pour le fond et la structure, Gemini pour les visuels, Perplexity pour la veille. Rien de payé pour rien.

Mais je comprends le piège. On s’abonne à un nouvel outil à chaque actu et six mois après on paie trois IA qu’on n’ouvre jamais.

Sur les points suivants je ne suis pas complètement d'accord avec Ruben ou pas de la même façon.

Ruben dit : supprimez-les. Je préfère : désactivez-les selon la requête, plutôt que de les couper une fois pour toutes.

J’utilise plusieurs connecteurs juridiques au quotidien : OpenLegi, Legal Data Hunter, Pappers, data,gouv....

La bonne habitude, c’est de ne garder actif que ce qui sert à la question posée.

J’en ai déjà parlé dans mes éditions sur les connecteurs :

Même nuance du côté des Skills. J'ai bien ce Skill, mon-profil, mais je n'ai pas qu'un seul Skill au total.

J’en ai plusieurs : anti-tics-ia, relecture-newsletter, legal-hallucination-checker... Je les ai testés un par un et supprimé ceux qui se chevauchaient.

Le nombre compte moins que le rôle : chacun doit couvrir une tâche précise, sans empiéter sur les autres.

Chez moi, c’est plutôt l’inverse. Mes Projets servent à l’administratif de mes formations, réflexions sur les sujets en cours et je les alimente en continu.

Un Projet abandonné, c’est souvent le signe qu’il a été créé pour une tâche ponctuelle plutôt que pour un usage récurrent.

La question à se poser avant d’en créer un : est-ce que je vais y revenir ?

Le point qui change ma pratique se trouve ailleurs.

Ruben appelle ça AskUserQuestion. Moi je l’appelle le “prompt inversé”, j’en avais parlé dans un post sur LinkedIn qui a eu pas mal de commentaires.

On m’a toujours dit que plus un prompt est détaillé, meilleure est la réponse.

En réalité, un prompt efficace dépend surtout du niveau de l’utilisateur, du modèle utilisé et du type de tâche.

Le prompt détaillé reste utile pour démarrer : il rassure et évite les prompts trop vagues. Il l’est aussi quand vous maîtrisez parfaitement le sujet. Là, pas besoin d’être challengé par l’IA, vous donnez le contexte, la tâche, le format et ça suffit.

Mais une fois qu’on a compris comment le modèle raisonne et qu’on a construit sa propre méthode de travail avec l’IA, plus besoin d’écrire des pavés. Le prompt inversé prend le relais, surtout quand on ne sait pas encore exactement ce qu’on veut.

Ma formule :

Je veux (résultat). Avant de commencer, pose-moi toutes les questions nécessaires pour bien réussir cette tâche.”

L’IA pose ses questions, vous répondez, le résultat tient compte d’angles auxquels vous n’auriez pas pensé vous-même.

Même logique derrière deux autres conseils de Ruben : donner l’objectif à Claude plutôt que la liste des étapes et lui confier la tâche la plus difficile plutôt que la plus simple.

Un prompt trop détaillé ou une tâche trop découpée, c’est vous qui faites le travail de réflexion à la place de l’IA.

Sur les échanges courts, je repars de zéro sans problème.

Sur les sujets longs, j’ai une autre méthode : avant de fermer, je demande à Claude un résumé de ce qu’on a fait, je le colle en ouverture de la nouvelle conversation. Le fil est gardé, la conversation repart légère.

Je détaillais cette technique dans mon édition sur comment utiliser Claude sans gaspiller ses crédits.

Pour résumer, voici ce que je supprime et ce que je garde, avec le filtre de ma pratique :

À supprimer :

  • La bibliothèque de prompts, une fois le système réglé

  • Les instructions globales à rallonge

  • Le setup peaufiné qui retarde le vrai travail

  • L’historique de chat gardé sans raison précise

  • Les abonnements IA qui doublonnent sans rôle clair

À garder, mais avec nuance :

  • Les connecteurs utiles, désactivés à la demande plutôt que supprimés

  • Plusieurs Skills, tant que chacun a un rôle net

  • Les Projets, s’ils sont pensés pour durer

À adopter sans hésiter :

  • Le prompt inversé : donner l’objectif, laisser Claude poser les questions

  • Ne jamais transmettre une première réponse sans la challenger

  • Un résumé de fin de conversation, collé au début de la suivante

Bref, la liste de Ruben est un bon point de départ, mais le tri dépend surtout de ce qu’on fait avec Claude tous les jours.

Un développeur et une juriste ne rangent pas leur setup de la même façon.

On approfondit ce sujet dans mon Parcours IA pour les juristes : configuration, prompts, Projets, Skills. La nouvelle session démarre le 23 septembre 2026.

Pendant 1 mois on travaille en petit groupe entre juristes sur des cas concrets, on construit des agents utiles et chacun développe sa propre manière d’utiliser l’IA au quotidien.

Il ne reste que 3 places sur 8.

Tarif préférentiel si vous vous inscrivez avant le 1er septembre 2026.

Je vous partage le retour de mes super participants du Parcours de juin 2026.

  • Cliquez sur le ❤.

  • Parlez-en autour de vous.

A très vite,

Daria

Read the original on dariadecrypteia.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.