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Focus Patrimoine · Jun 14, 2026

⏳ Vous perdez 344 € par an. En épargnant

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Damien Lahmi · Focus Patrimoine

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Voici ce que vous allez apprendre aujourd’hui ⤵️

  • Les 191 € que vous payez chaque année à votre banque sans jamais les voir

  • Le paradoxe français : record d’épargne... et pourtant vous vous appauvrissez

  • L’objection que j’entends à chaque fois : « Les revenus étrangers, c’est un enfer fiscal »

  • Mon coup de cœur : le livre que je conseille en premier à ceux qui veulent comprendre l’argent

Bonne lecture.

Damien

PS. Un like, un partage ou un commentaire : ça me fait plaisir… et ça fait plaisir aux algorithmes. Tout le monde est content 😉

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Cette semaine, j’ai reçu un message qui m’a fait réagir.

Un abonné, la cinquantaine, fier (à juste titre) de me dire qu’il avait mis 40 000 € de côté. Livret A plein, le reste sur un livret bancaire. “Au moins, c’est en sécurité.”

Je n’ai pas eu le cœur de lui répondre à chaud.

Parce que la vérité, c’est que son argent “en sécurité” perd de la valeur chaque mois. Pas à cause d’un krach. Pas à cause d’une erreur. À cause de quelque chose de bien plus silencieux, que personne ne lui a jamais expliqué.

Et il est loin d’être seul : les Français n’ont jamais autant épargné qu’aujourd’hui. Et jamais leur épargne n’a aussi peu rapporté.

C’est tout le sujet de cette édition : les fuites invisibles. Celles des frais que vous payez sans les voir. Celle de l’inflation qui grignote ce que vous croyez protégé. Et les leviers concrets pour colmater tout ça.

C’est ce que les Français paient en moyenne, chaque année, en frais bancaires. Juste pour avoir un compte. Avant même d’avoir investi le moindre euro.

Et la note grimpe : selon la dernière enquête de la CLCV, les tarifs bancaires ont augmenté de 3% en 2026. Les frais de tenue de compte : +4,2%. Les retraits dans un distributeur d’une autre banque : presque +15%.

191 €, ça fait 16 € par mois. Anodin ?

Faites le calcul à l’envers : ces 16 € mensuels, investis à 8% par an (la moyenne historique des marchés actions, qui ne préjuge pas du futur), deviennent 9 400 € sur 20 ans. Et plus de 23 000 € sur 30 ans.

Vous ne payez pas 191 €. Vous renoncez à 23 000 €.

Et encore... ça, c’est uniquement la partie visible.

Parce qu’en dessous, sur vos placements cette fois, il y a ce que j’appelle le mille-feuille : trois couches de frais qui s’empilent en silence. Chacune paraît inoffensive. Cumulées sur une vie d’épargnant, elles peuvent vous coûter 521 000 €. Soit plus de 3 fois ce que vous aurez réellement sorti de votre poche.

Dans ma nouvelle vidéo, je vous montre :

→ Où se cachent exactement ces 3 couches (la troisième est souvent activée par défaut, sans que vous l’ayez demandé)

→ L’alternative qui coûte 10 fois moins cher, pour une performance statistiquement supérieure sur la durée

→ 5 actions concrètes pour reprendre la main, dont 3 faisables en moins de 10 minutes

→ Et mon simulateur en ligne pour mesurer VOTRE écart, avec vos propres chiffres.

La vidéo complète est disponible sur ma chaîne YouTube. Je vous mets le lien ici. 👇

Dimanche dernier, on décortiquait les taux et la BCE.

Cette semaine, on descend d’un étage : qu’est-ce que tout ça fait, concrètement, à votre épargne ?

Et la réponse tient en deux chiffres qui ne devraient pas pouvoir coexister.

Premier chiffre : 18,3%.

C’est le taux d’épargne des ménages français en 2025. Jamais, depuis les années 1970 et hors période Covid, les Français n’ont autant mis de côté. Deuxième rang européen, juste derrière l’Allemagne, loin devant l’Espagne et l’Italie.

Sur le papier, on devrait s’enrichir comme jamais.

Deuxième chiffre : 1,5%.

C’est le rendement du Livret A depuis février. Il était encore à 3% en janvier 2025. Divisé par deux en un an.

Pendant ce temps, l’inflation tourne autour de 3%.

Faites la soustraction. Elle est négative.

Le placement préféré des Français rapporte officiellement moins que la vitesse à laquelle les prix montent.

Prenons un Livret A rempli au plafond : 22 950 €.

→ Il vous verse 344 € d’intérêts par an. → Avec 3% d’inflation, votre pouvoir d’achat fond de 688 € sur la même période.

Solde réel : vous perdez environ 344 € par an. En épargnant.

Et voici le plus troublant.

Face à ça, les Français ne corrigent pas le tir. Ils accélèrent dans le mur : 79% des épargnants privilégient des produits sans risque, même avec un faible rendement. Et cette aversion au risque progresse encore d’année en année.

Je veux être très clair sur un point : ce réflexe n’est pas stupide. Il est humain. Quand le monde fait peur (et entre la géopolitique, la dette et la croissance qui cale, il y a de quoi), on serre ce qu’on a.

Mais il repose sur une confusion que je vois chez 9 personnes sur 10 en audit :

Confondre “mon capital ne bouge pas” avec “mon capital est protégé”.

Le chiffre sur votre relevé ne bouge pas, c’est vrai. Ce qu’il permet d’acheter, si. Chaque année, silencieusement. C’est une érosion sans relevé annuel, sans ligne de frais, sans notification. La fuite parfaite : invisible.

En 2026, le vrai risque n’est plus dans le mouvement. Il est dans l’immobilisme.

Trois signaux montrent d’ailleurs que les plus attentifs ont déjà commencé à bouger :

1. Pour la première fois depuis des années, la collecte cumulée des Livrets A et LDDS est devenue négative en 2025. L’argent sort.

2. L’assurance-vie a dépassé les 2 100 milliards d’euros d’encours fin 2025, en hausse de plus de 6% sur un an. L’argent cherche mieux. Avec une nuance : le fonds euros moyen a rapporté environ 2,2% net en 2025. Mieux que le Livret A, toujours sous l’inflation. Changer de wagon ne suffit pas si le train recule.

3. Et un piège daté pour certains d’entre vous : les PEL ouverts en 2011 atteignent cette année leur durée de vie maximale de 15 ans. Clôture automatique, et le taux garanti de 2,5% est définitivement perdu. Si c’est votre cas, ne laissez pas la banque décider à votre place où atterrit cet argent.

Alors, on fait quoi ?

Pas de produit miracle ici. Une méthode, en trois temps :

Temps 1 : sanctuarisez votre épargne de précaution. 3 à 6 mois de dépenses, sur du liquide et garanti. Oui, Livret A compris. Son rendement réel négatif est le prix de la tranquillité, et pour CETTE poche-là, ce prix est justifié.

Temps 2 : identifiez le surplus. Tout ce qui dort au-delà, sur le livret ou pire, sur le compte courant (13% des Français y laissent toute leur épargne), c’est du capital en train de fondre. Lentement, mais sûrement.

Temps 3 : donnez un horizon à chaque euro du surplus. Moins de 3 ans : sécurité. 3 à 8 ans : équilibre. Plus de 8 ans : ce capital peut, et doit, aller chercher du rendement au-dessus de l’inflation. C’est l’horizon qui choisit le placement. Jamais la peur, jamais la mode.

En synthèse :

Épargner beaucoup n’a jamais enrichi personne. Épargner intelligemment, si. Et la différence entre les deux n’est pas une question de montant. C’est une question de stratégie.

D’ailleurs, si en lisant ce dossier vous avez pensé à une somme précise (celle qui dort quelque part depuis des mois), ou si vous voulez simplement un regard extérieur sur ce que vous avez déjà mis en place, c’est exactement ce qu’on fait lors d’un audit avec le cabinet. Il est offert, et vous saurez au moins ce qui travaille pour vous... et ce qui dort.

Cette objection, je l’entends en audit, en commentaire YouTube, en message privé. À chaque fois que je parle de pierre papier européenne.

Et je vais être direct : c’est exactement l’inverse de la réalité.

Vous le savez, je travaille avec la SCPI Eden dans le cadre d’un partenariat. Raison de plus pour ne pas esquiver cette objection : si elle était fondée, je vous le dirais.

Reprenons la mécanique, calmement.

Quand vous percevez un loyer français (en direct ou via une SCPI 100% française), vous subissez deux couches :

→ L’impôt sur le revenu à votre TMI : 11, 30, 41 ou 45% → + 17,2% de prélèvements sociaux

Un investisseur à TMI 30% laisse donc 47,2% de ses loyers au passage. Presque la moitié.

Maintenant, le même loyer perçu en Allemagne ou aux Pays-Bas via une SCPI européenne :

1. Il est d’abord imposé dans le pays où se situe l’immeuble, souvent à un taux nettement plus doux que le nôtre (autour de 15% en Allemagne pour ce type de revenus).

2. Grâce aux conventions fiscales signées par la France, ce revenu n’est pas taxé deux fois. Selon les pays, la double imposition est neutralisée par un crédit d’impôt ou par la méthode du taux effectif.

3. Et surtout, le point que presque personne ne connaît : zéro prélèvement social. Les 17,2% ne s’appliquent pas aux revenus immobiliers de source étrangère.

Résultat : à rendement brut comparable, le net dans votre poche est sensiblement supérieur sur des loyers européens que sur des loyers français.

Pas grâce à un montage exotique. Par simple application des conventions fiscales.

C’est précisément le terrain de jeu d’Eden : 100% investie en Europe, hors de France, avec 8% bruts distribués sur 2025 (un chiffre dopé par le délai de jouissance d’une SCPI en création, non garanti) pour un objectif de 6,5% bruts par an sur le long terme, lui aussi non garanti.

Deux nuances, parce que je ne vous vends jamais de magie :

→ La fiscalité locale est prélevée en amont, au niveau de la SCPI. Le taux affiché est brut : votre net dépend de votre situation personnelle. → La déclaration est un peu plus technique la première année (vos revenus étrangers se déclarent dans des cases dédiées). Rien d’insurmontable, et la société de gestion vous fournit chaque année un relevé qui mâche le travail.

Ce qu’on présente comme un repoussoir fiscal est en réalité l’un des arguments les plus solides de la pierre papier européenne. Encore fallait-il faire le calcul.

Découvrir la SCPI EDEN

⚠️ Ce contenu est réalisé dans le cadre d’un partenariat commercial avec Advenis Wealth Management, société de gestion de la SCPI Eden. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La SCPI est un produit long terme (horizon recommandé : 8 à 10 ans minimum) soumis à des risques de liquidité. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et est susceptible d’évoluer. Avant toute souscription, lisez attentivement les documents réglementaires disponibles sur le site de la société de gestion.

Cette semaine, un livre. Et pas n’importe lequel : celui que je conseille en premier à ceux qui me disent “je veux comprendre l’argent”.

“La Psychologie de l’argent” de Morgan Housel.

Sa thèse tient en une phrase : bien gérer son argent n’a presque rien à voir avec l’intelligence, et presque tout à voir avec le comportement.

On y croise un concierge devenu multimillionnaire à force de régularité, et un dirigeant de la finance ruiné par excès de confiance. Vingt histoires courtes, qui se lisent comme des nouvelles, et qui expliquent mieux que n’importe quel graphique pourquoi nous prenons de mauvaises décisions avec notre épargne.

Si le dossier de cette semaine vous a fait tiquer (cette épargne record qui s’érode en silence), ce livre vous expliquera pourquoi on s’accroche tous au “sans risque” même quand il nous coûte. Et comment s’en libérer.

Une dizaine d’euros en poche, deux soirées de lecture, des années d’erreurs évitées. Le meilleur rendement de ce numéro.

La Réponse au dernier Quizz : “Parmi ces 3 leviers, lequel peut faire le PLUS baisser le coût total de votre crédit ?” est la réponse B : Changer d’assurance emprunteur

Avec une inflation à 3% par an, en combien de temps votre épargne non investie perd-elle la moitié de son pouvoir d'achat ?

Voilà pour cette semaine.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cette édition, c’est celle-ci :

Votre épargne a deux ennemis, et aucun des deux ne fait de bruit.

Les frais, qui ponctionnent ce que vous gagnez. L’inflation, qui ronge ce que vous gardez.

Contre le premier, vous avez ma vidéo et le simulateur pour mesurer votre situation. Contre le second, vous avez la méthode du dossier : sanctuariser le matelas de précaution, identifier le surplus, et donner un horizon à chaque euro.

Aucune de ces actions ne demande d’être riche. Toutes demandent de décider.

Et c’est exactement la différence entre ceux qui épargnent beaucoup et ceux qui construisent vraiment : les premiers accumulent, les seconds pilotent.

D’ici dimanche prochain, faites une seule chose : ouvrez votre relevé annuel de frais bancaires, et regardez le total. C’est le premier pas, il prend 3 minutes, et il change souvent tout.

Je vous dis à dimanche prochain, 8h, dans votre boîte mail.

Damien

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