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Pierre Chip - Crypto Smooth · Aug 27, 2026

Je pensais avoir le temps.

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Pierre Chip - Crypto Smooth · Pierre Chip - Crypto Smooth

Édition 25 du 27/08/26

Salut, c’est Pierre.

Je pensais avoir le temps de laisser tourner la bêta de COP quelques semaines, de corriger quelques exercices et d’améliorer tranquillement ce qui devait l’être.

Dix jours ont suffi pour changer mes plans.

Les premiers retours sont positifs, mais ils m’ont surtout poussé à revoir plus profondément que prévu le module qui devient le cœur de la formation : celui qui doit nous aider à savoir quoi faire lorsque le marché baisse fortement, devient euphorique ou commence simplement à jouer avec nos émotions.

Le timing est assez parlant. Au même moment, Bitcoin est repassé au-dessus des 80 000 $, certains investisseurs commencent à questionner davantage les valorisations de l’IA et les actions tokenisées viennent de franchir une nouvelle étape.

En investissement, on pense souvent qu’on décidera quand le moment viendra. On achètera après une grosse baisse, on prendra des profits après une forte hausse, on sécurisera lorsque le portefeuille aura suffisamment grossi.

Puis le moment arrive, et la décision qui semblait évidente ne l’est plus autant.

Cette semaine, on va donc parler de deux choses qui sont étroitement liées : comprendre ce que l’on achète et avoir décidé à l’avance ce que l’on compte en faire.

Et je vous montrerai aussi ce que les premiers bêta-testeurs m’ont déjà poussé à modifier dans COP.

📌 Le programme de la semaine

Au menu :

📡 L’IA perd un peu de son éclat pendant que Bitcoin revient au-dessus des 80 000 $

📺 Pourquoi un excellent projet crypto peut cacher un mauvais jeton

🔍 Le test des 100 € pour comprendre où part réellement la valeur

🎓 COP 1, COP 2, COP 3 : ce que la bêta m’a déjà poussé à revoir

🧰 Derniers jours pour l’offre Bybit EU

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La semaine dernière, je vous parlais de cette peur de rater le mouvement. Depuis, Bitcoin est repassé au-dessus des 80 000 $.

Plusieurs éléments ont alimenté le rebond : un contexte plus favorable autour de la réglementation américaine, un dollar plus faible et le retour du debasement trade, cette recherche d’actifs rares qui profite notamment à l’or et à Bitcoin lorsque les inquiétudes monétaires remontent.

Mais une remarque de Bill Miller IV m’a particulièrement intéressé. Le CIO de Miller Value Partners estime que le trade autour de l’intelligence artificielle commence à perdre un peu de son éclat : les valorisations sont élevées et les investissements nécessaires deviennent tellement importants que certains commencent à s’interroger sur les rendements futurs.

Selon lui, cela contribue au retour d’intérêt pour les cryptos. Cela ne suffit évidemment pas à prouver qu’une grande rotation IA → crypto est en cours, mais le changement de narratif mérite d’être surveillé.

Le 24 août, Coinbase a lancé sur Base ses premières actions américaines tokenisées : Apple, Nvidia, Meta et Alphabet.

Ces actifs sont adossés 1:1 à des actions détenues en conservation et peuvent, pour les utilisateurs éligibles hors États-Unis, être détenus directement dans un wallet.

Ce qui m’a marqué est surtout la vitesse de la suite : dès le lendemain, Bitwise dévoilait ses Automated Token Portfolios, automatisés par Glider.

Parmi les premiers modèles, Mag7X réunit les Magnificent Seven et SpaceX, aux côtés de portefeuilles consacrés à l’IA et à la robotique.

L’investisseur conserve les titres individuels dans son wallet tandis que Glider effectue les rééquilibrages selon le modèle défini par Bitwise. Les frais de méthodologie annoncés sont de 0,15 %, hors autres frais éventuels.

En 24 heures, on est donc passé d’actions mises on-chain à des portefeuilles capables d’être gérés et rééquilibrés automatiquement autour de ces actifs.

C’est encore jeune et les risques techniques, réglementaires ou de liquidité restent bien présents. Mais après les stablecoins, les obligations et les fonds monétaires, la gestion de portefeuille commence elle aussi à migrer on-chain.

Sources : Reuters · Base / Coinbase · Bitwise / Glider · CryptoActu

Deux projets peuvent attirer des utilisateurs et générer des revenus… mais un seul peut réellement transmettre cette croissance à son jeton. Et avec le temps, cette différence peut se voir directement dans le prix.

J’ai suivi le parcours de 100 € chez Arbitrum, Hyperliquid et Venice AI pour identifier les mécanismes qui soutiennent réellement leur jeton.

Un test simple pour éviter les bons projets aux mauvais jetons et repérer ceux qui ont le plus de chances de profiter de leur croissance.

En crypto, on mélange encore trop facilement trois choses : le projet, le jeton et l’investissement.

Le projet, c’est ce qui est construit : le produit, les utilisateurs, l’activité et les revenus.

Le jeton, c’est l’actif que nous pouvons acheter. Contrairement à une action, il ne donne généralement aucune part juridique de l’entreprise ou du protocole. La croissance du projet ne profite donc au jeton que s’il existe un mécanisme pour transmettre cette valeur.

Et enfin, il y a l’investissement : ce même jeton, mais acheté à un prix précis.

On peut donc avoir un excellent projet avec un mauvais jeton. Mais aussi un excellent projet, un bon jeton… et malgré tout faire un mauvais investissement parce que la valorisation était déjà trop élevée.

C’est pour cela que je regarde désormais moins les tokenomics de manière isolée et davantage l’effet net.

Un buyback ou un burn est intéressant, mais il faut le comparer aux émissions, aux déblocages et à toute la nouvelle offre susceptible d’arriver sur le marché.

Un protocole qui rachète pour 1 million d’euros de jetons tout en en débloquant l’équivalent de 10 millions n’envoie pas du tout le même signal qu’un protocole dont les rachats dépassent les nouvelles émissions.

Dans la vidéo juste au-dessus, j’applique concrètement cette logique à Arbitrum, Hyperliquid et Venice AI en suivant le parcours de 100 € dépensés par leurs utilisateurs. Les trois projets fonctionnent, mais la manière dont cette activité se transmet à ARB, HYPE ou VVV est très différente.

Il reste ensuite un dernier filtre que l’on oublie facilement lorsque l’on aime un projet : le prix payé.

Même avec un produit utile, des utilisateurs, des revenus et une bonne capture de valeur, il faut encore regarder la capitalisation, la valorisation totalement diluée, les futurs déblocages et surtout la croissance déjà anticipée par le marché.

La question n’est donc pas seulement :

« Ce jeton peut-il monter ? »

Mais plutôt :

« Quelle croissance est déjà intégrée dans son prix, et que doit encore accomplir le projet pour justifier cette valorisation ? »

Ma grille tient finalement en quelques étapes :

  1. Pas d’utilisation ou de revenus réels : je passe rapidement.

  2. Projet utilisé mais aucune transmission vers le jeton : prudence.

  3. Transmission présente mais émissions supérieures : je regarde l’effet net.

  4. Bonne capture de valeur mais prix excessif : bon jeton, mauvais investissement potentiel.

  5. Produit utile, capture de valeur, effet net positif et prix cohérent : là, le projet mérite une analyse plus approfondie.

S’il ne fallait retenir qu’une idée :

Un bon projet crée de la valeur. Un bon jeton en capte une partie. Et un bon investissement consiste à acheter cette valeur à un prix raisonnable.

Il y a une dizaine de jours, j’ai ouvert la bêta de ma méthode COP : Construire, Optimiser, Protéger à un premier groupe d’élèves.

Je pensais surtout corriger quelques formulations, améliorer certains exercices et ajouter des exemples. Les premiers retours sont positifs, mais ils m’ont surtout aidé à voir beaucoup plus clairement ce que devait devenir le module 3.

Une chose s’impose progressivement : tout le monde n’a pas besoin du même niveau de complexité.

J’ai donc clarifié la méthode autour de trois niveaux.

COP 1 : Construire repose sur un DCA automatisé : budget, rythme et allocation sont définis à l’avance pour investir régulièrement sans chercher à interpréter chaque mouvement du marché.

COP 2 : Optimiser conserve cette base, mais permet de moduler les achats selon le niveau de risque et de conserver une réserve de liquidités pour renforcer lorsque les conditions deviennent plus intéressantes. Le but n’est pas de trouver le point bas parfait, mais d’éviter d’avoir déjà utilisé tout son budget lorsqu’une vraie opportunité apparaît.

COP 3 : Protéger ajoute les règles de ventes partielles, un plancher d’exposition et une distinction que j’ai beaucoup retravaillée entre le cash buffer, destiné à pouvoir être réinvesti, et le bouclier, qui correspond aux gains que l’on décide de sortir du risque crypto.

Et cette distinction amène une question que je trouve essentielle :

Est-ce vraiment de l’argent gagné si je remets tout en risque six mois plus tard ?

Je retravaille également la fiche stratégique pour qu’elle devienne progressivement un outil interactif dans lequel chacun pourra construire son budget, son allocation, ses règles d’achat et de vente, son cash buffer, son bouclier et ses scénarios de crise.

L’objectif est simple : ne pas terminer COP avec uniquement des notions supplémentaires, mais avec des règles écrites que l’on peut réellement appliquer lorsque le marché devient difficile.

Parce qu’une règle que l’on garde uniquement dans sa tête n’est pas vraiment une règle. C’est une intention.

Et les intentions changent très vite lorsque Bitcoin perd 30 % ou qu’un altcoin vient de faire x4.

Cette bêta sert justement à confronter la méthode à la réalité avant de l’ouvrir plus largement. Et après seulement quelques jours, elle m’a déjà poussé à aller plus loin que prévu.

Petit rappel puisque l’offre se termine le 31 août.

J’ai classé Bybit EU 2e sur 12 dans mon comparatif d’août 2026.

🎥 Je vous explique tout pas à pas dans ce tutoriel vidéo

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À bientôt et prenez soin de vos cryptos,
Pierre Chip - Crypto Smooth

📢 Avertissement : Cette newsletter est purement informative et ne constitue ni un conseil financier, fiscal, juridique ni une recommandation d’investissement. Je ne suis pas un conseiller financier agréé et ne garantis aucune performance. Les marchés financiers et cryptos comportent des risques de pertes. Faites toujours vos propres recherches (DYOR).

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