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La Newsletter de CrowdBunker · Jun 19, 2026

Comment contourner la surveillance (partie 2) : le DNS, l’annuaire secret qui peut censurer Internet

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Matthieu · La Newsletter de CrowdBunker

Chers amis, chers résistants,

Dans la partie 1, nous avons démonté les mythes autour des VPN : ce qu’ils protègent vraiment, ce qu’ils ne protègent pas, qui se cache derrière les grands noms du marché, et comment reprendre le contrôle sans tomber dans les pièges marketing.

Mais il y a un maillon encore plus en amont que le VPN, le navigateur ou même le chiffrement HTTPS. Un maillon que presque personne ne regarde, alors qu’il est le premier point de surveillance et de censure d’Internet. Un maillon que la France et l’Union européenne sont précisément en train de transformer en levier de contrôle.

Ce maillon, c’est le DNS.

Et voici l’idée qui devrait vous faire dresser l’oreille, celle que nous allons marteler tout au long de cet article :

Même quand le contenu d’un site est parfaitement chiffré, la simple question “où se trouve ce site ?” peut déjà révéler énormément de choses sur vous. HTTPS cache la conversation. Le DNS, lui, révèle à qui vous avez frappé à la porte.

Avant d’aller sur n’importe quel site, votre appareil pose une question à un serveur appelé résolveur DNS : “quelle est l’adresse de ce domaine ?” Par défaut, cette question part vers le résolveur de votre fournisseur d’accès (Orange, SFR, Free, Bouygues…), souvent en clair, et elle dessine au fil de la journée une carte précise de votre vie : les sites que vous consultez, les applications que vous ouvrez, vos horaires, vos centres d’intérêt politiques, médicaux, religieux, financiers… et même ceux de tout votre foyer si le DNS est réglé sur votre box.

C’est exactement ce point que les autorités ont compris. En France, l’Arcom ne s’en cache plus : elle a déjà demandé le blocage de centaines de noms de domaine, y compris auprès de fournisseurs de VPN, et ses modèles publiés visent désormais explicitement les “services de résolution de noms de domaine” comme intermédiaires techniques de la censure. Le DNS est devenu un champ de bataille.

Comme pour la partie 1, cet article est réservé à nos abonnés. C’est notre manière de remercier celles et ceux qui font vivre CrowdBunker, entièrement financé par ses utilisateurs, sans investisseurs, sans compromis.

Cette fois, j’ai construit l’article en deux grandes étapes :

  1. Une première partie pour tout le monde. Même si vous n’y connaissez rien, même si vous voulez juste “mieux protéger votre vie privée” ou “contourner le blocage d’un site”, vous repartirez avec une méthode claire, des outils précis, et des réglages concrets sur votre ordinateur, votre téléphone et votre box. Pas de jargon.

  2. Une seconde partie pour celles et ceux qui veulent aller plus loin. Plus technique, elle décortique l’architecture du contrôle : les protocoles (DoH, DoT, DoQ, ODoH), les briques oubliées (DNSSEC, QNAME minimization, ECH), l’auto-hébergement, et tout ce qu’un État peut encore faire malgré un DNS chiffré.

Si vous n’êtes pas encore abonné payant : c’est maintenant que ça se joue. Vous débloquez cet article, tous ceux de la série, et vous nous permettez de continuer à protéger un internet libre.

Merci infiniment. On entre dans le sujet.

Read the original on crowdbunker.substack.com

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