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L'Actu, ce truc de vieux · Mar 25, 2026

#22 Les techno bros enfin épinglés par la justice

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Lola Parra Craviotto · L'Actu, ce truc de vieux

Hola tout le monde !

Comment ça va ? Mieux que Zucky, j’espère !

Meta vient d’être condamné à verser 375 millions de dollars dans un verdict qualifié d’« historique ». Un jury de Santa Fe a jugé la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp responsable dans un procès civil pour mise en danger de mineurs. Oui, oui, il a fait appel, mais ça reste un tournant.

Bref, voici les résultats de mon dernier sondage : Es-tu OK pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs ?

0 % Oh… oui ! Pas assez responsables

100 % Nan, ça va finir comme la Prohibition

No comments… Zéro surprise

Tu peux me suivre sur LinkedIn, Instagram et Bluesky, mais plus sur X. Au passage, L’Actu, ce truc de vieux, a son profil Instagram et une chaîne YouTube.

On peut se parler si tu cherches :

Venga, vamos al lío. Un petit café et on y va ! Et surtout, likez, commentez ! Vous m’envoyez beaucoup de messages privés : n’ayez pas peur de les rendre publics 🫶

  1. L’Actu de Lola

  2. Un truc de vieux

  3. Un truc de jeune

  4. Pendant ce temps, chez Elon

  5. Bolloré a enfin sa rubrique !

  6. Parlons IA

  7. La reco’

  8. Le chiffre

  9. La citation

  10. L’info Good Vibes

Ça y est ! Je suis officiellement formatrice certifiée 😁 J’avoue que je craignais d’avoir perdu le doc dans mes mails… Mais non : certification reçue cette semaine après un travail intense de 5 mois !

Pour les intéressé·e·s, il reste 4 places pour ma formation de 4h «Structurer l’Angle : De l’Intuition à la Construction du Synopsis », vendredi 24 avril à 9h (visio). MP pour le programme et les tarifs.

Autres nouvelles :

2016, c’est si loin… Et donc oui, Pokémon GO c’est déjà vieux. Qu’est-ce qu’on avait alors critiqué cette app pour les ados de 30 ans parce qu’elle draine la batterie des téléphones ! Et tiens, c’était pas le pire. En gros, quand tu geekais cherchant un Pokémon au coin de ta rue, tu bossais gratos pour la tech sans le savoir. Ein ? Bah oui, t’as fait le taff de la voiture Google Street View.

Niantic (les darons du jeu) a accumulé une base de données de 30 milliards de photos et de points GPS récoltés par les joueurs depuis 8 ans. Je dois avouer que je croyais naïvement que l’app était morte depuis 2017.

Et alors ? En 2025, Niantic Spatial, sa branche IA, a transformé tes souvenirs de chasse en une carte 3D ultra-précise. C’est leur solution Système de Positionnement Visuel (VPS) : l’IA analyse l’environnement via la caméra, le compare à des milliards d’images et te localise n’importe quoi au centimètre près. Mieux qu’un GPS qui entre les immeubles, ça décale de 10 mètres et tu finis dans le fossé. Et ça donne quoi ? Ben… les robots livreurs de Coco Robotics se garent au millimètre devant ta porte, sans bloquer le trottoir…

Prétexte ? Y en a qui pense que c’était le plan dès le départ de John Hanke (ex-Google Maps) : créer une société de cartographie déguisée en studio de jeu. On sait pas. Mais dans Pokémon GO et les apps associées, Niantic indique que les données de ton scan AR peuvent être utilisées pour améliorer la localisation et la cartographie. Franchement, qui lit les conditions d’utilisation jusqu’au bout ?

Polymarket, c’est quoi ? Une plateforme décentralisée où tu “paries” sur des événements réels : élections, justice, météo, sport. J’ai pas à préciser qu’y a des gros paris sur un cessez‑le‑feu USA‑Iran, non ? Y en a même eu un sur le fait que l’Iran pourrait frapper l’armée américaine d’ici le 28 février. Sais pas s’ils ont eu du flair… ou juste des infos privilégiées. Bref, ici, ça tourne avec du USDC (stablecoin adossé au dollar).

Tu peux parier sur tout : Zuckerberg sera-t-il la personne la plus riche du monde ? Epstein est-il encore en vie ? Allez voir leur Insta

L’idée est pas si c*nne : quand on risque notre propre argent, on raconte moins de c*nneries. En plus, c’est ultra réactif : parfois + rapide (et + juste) que les sondages.

Le revers de la médaille ?

  • Zone grise légale : restreint dans certains États américains, sous surveillance ou pressions réglementaires ailleurs (France, Argentine…).

  • Éthique bancale : certains paris mettent mal à l’aise (guerres, morts…).

  • Manipulation possible : les gros portefeuilles peuvent bouger les prix à court terme.

On l’aurait cru impossible, mais le patron de X (ex-Twitter) a franchi un nouveau cap : il a carrément qualifié les procureurs français de « attardés mentaux ». Il a réagi au signalement du parquet de Paris, transmis au ministère américain de la Justice, pour une possible “valorisation artificielle” de X et de son start-up d'intelligence artificielle xAI.

Le mec ne se cache pas… Au passage, je me demande ce que fait encore l’AFP sur X. Capture d’écran du tweet.

“La polémique suscitée par les deepfakes à caractère sexuel générés par Grok pourrait avoir été générée à dessein, afin de valoriser artificiellement les sociétés X et xAI”, en vue de “l’introduction en Bourse prévue en juin 2026 de la nouvelle entité née de la fusion entre SpaceX et xAI, et alors que la société X était en perte manifeste de vitesse”, a expliqué le parquet de Paris.

Pour rappel, le réseau social est visé depuis 2025 par une enquête préliminaire du parquet de Paris notamment pour des soupçons de biais d’algorithmes. Ça pourrait poser un précédent sur la responsabilité de la tech face à la désinfo.

Le propio de Canal+, Prisma Media, Lagardère, Hachette, CNews, C8, un tiers d’UGC (oui oui, ça fait beaucoup de médias…) a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et faux. Le procès se tiendra en décembre.

La justice lui soupçonne d’avoir utilisé sa filiale Havas (groupe de pub et com’) pour sous-facturer des services de conseil aux présidents Faure Gnassingbé (Togo) et Alpha Condé (Guinée) lors de leurs campagnes de 2010, en échange de la gestion des ports de Lomé et Conakry.

Cette affaire suit l’échec en 2021 de la procédure de « plaider-coupable » (CRPC), jugée insuffisante pour un litige portant atteinte à l’ordre public international. Les peines encourues vont jusqu’à 10 ans de prison et 1 million d’euros d’amende, ou le double du produit de l’infraction. Sans surprise : il nie toute irrégularité.

Une étude révèle que les géants de l’IA — ChatGPT, Gemini, Claude et Grok — exploitent massivement l’information journalistique canadienne… sans la citer. Ça alors… comme si on s’y attendait. Sur 2 200 événements récents, 92 % des contenus utilisés mentionnent aucune source, avec une invisibilité encore plus marquée pour la presse francophone et régionale. Umm… Peut-être parce qu’elle est petite et moins surveillée, ou qu’elle n’a pas les moyens de porter plainte ?

Les modèles génèrent des réponses si complètes que 54 à 81 % des utilisateurs n’ont plus besoin de consulter l’article original, menaçant le trafic et les revenus des médias. Même les contenus derrière paywall sont reproduits dans 64 % des cas. Là… qu’on m’explique comment.

L’étude montre pourtant que les IA savent très bien citer leurs sources lorsqu’on le leur demande explicitement. Voilà pourquoi il faut payer pour son journal — et qui dit journal dit podcast, magazine, télé… : qui va t’informer sans te raconter des c*nneries quand les IA ne pourront plus extraire d’infos fiables, si ?

Ça me donnait pas trop envie, mais j’avoue j’ai bien accroché au podcast La Ligne d’Hugues Dago. Il pose les questions comme j’aime : CASH. Voici quelques citations assez marquantes de l’épisode avec Hervé Poirier, co-rédacteur en chef d’Epsiloon, avec qui j’ai travaillé lorsqu’il était rédacteur en chef de Science & Vie.

“Fondamentalement, notre matière n’est pas l’information, c’est l’émotion. (…) Quand j’étais à l’école, il y avait un mot qui n’avait jamais résonné dans les cours. On me parlait toujours d’informations et jamais d’émotions. Or, quand je lis un article de l’équipe [d’Epsiloon], je lis une émotion.

L’hygiène émotionnelle à travers le journaliste est essentielle. Il ne faut pas « manger » n’importe quoi. Tout le monde sait depuis les années 70 que ça rend malade. Et évidemment, il ne faut pas prendre n’importe quelle émotion, n’importe quelle information journalistique, ce qui, pour moi, n’est pas différent, parce que ça peut rendre malade. Donc là, l’hygiène émotionnelle du journalisme est essentielle, d’où la nécessaire confiance entre le fabricant de ton jambon et le fabricant de ton information.”

“Sans presse locale, il n’y a pas de débat public. Il n’y a que du bruit. Alors il faut poser la question clairement : faut-il imposer plus de transparence sur l’identité des médias, l’origine des contenus et l’usage de l’IA, créer un label ? Parce que sans transparence, on abandonne l’information de qualité à la manipulation.”

Fabrice Bazard, directeur général d’Ouest-France.

Et il rappelle : il existe 85 faux sites d’info locale et 23 000 publications en moins d’un an, avec des noms crédibles comme Sud-Ouest Direct.

Hachette a retiré le roman Shy Girl de Mia Ballard, après que des lecteurs ont suspecté l’usage d’une IA. L’auteure nie, évoquant une possible intervention de sa correctrice sur un premier jet à son insu.

Qu’on sache, c’est la première fois qu’un grand éditeur annule un roman pour suspicion d’écriture assistée par machine. Et ça témoigne du dilemme du secteur : préserver la confiance des lecteurs à l’ère de l’intelligence artificielle.

Perso, le débat c’est pas tant si ton coach c’est une machine ou un humain, mais le fait l’IA tend à homogénéiser les textes et effacer les singularités d’une voix. Ça + quel plaisir t’apporte qu’une machine écrit à ta place ?!

Après, faut pas oublier que les détecteurs IA sont à prendre avec des pinces. Y en a un qui m’a dit qu’un reportage que j’avais écris en 2017 avait été écrit à 99 % par ChatGPT… Son raisonnement ? Il était trop bien écrit. Merci merci !

Shy Girl devient ainsi le symbole d’une édition en mutation, où l’authenticité devient une condition de survie. Au passage, petit rappel sur l’histoire de ce manuscrit : il avait été autoédité en 2025, avant qu’Hachette ne le récupère pour l’intégrer à son catalogue et, ainsi, prendre sa part du gâteau.

Jusqu’ici, la #22 édition de L’Actu, ce truc de vieux. Merci d’avoir pris le temps de lire mes élucubrations. 🙏

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Vous aurez appris 10 nouveaux trucs aujourd’hui.

À bientôt pour une nouvelle dose d’Actu !

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