En attaquant devant la justice fédérale américaine les sanctions que lui a imposées l’administration Trump le 30 avril, Joseph Kabila ne cherche plus seulement à défendre sa réputation. L’ancien président congolais place Washington devant une question beaucoup plus embarrassante : jusqu’où une administration peut-elle marginaliser politiquement et financièrement une personnalité étrangère sur la base d’informations largement soustraites au contradictoire ? Après la brèche ouverte par l’affaire Francesca Albanese, le contentieux Kabila remet en débat la puissance considérable des sanctions unilatérales américaines. Il survient surtout dans un contexte délicat : les États-Unis sont simultanément arbitres du processus de Washington, puissance sanctionnante et partenaires stratégiques de Kinshasa à travers le SPA sur les minerais critiques. À cela s’ajoute désormais une autre interrogation : la diplomatie de Massad Boulos et certaines sanctions américaines épousent-elles trop étroitement …

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