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CNEWS · Aug 23, 2026

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe envisage un rassemblement de la droite et du centre entre «novembre et février»

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Le candidat d’Horizons refuse en particulier de voir la compétition interne se transformer en guerre entre prétendants. [Marine Gachet / AFP]

Par CNEWS

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À droite et au centre, les ambitions se multiplient à l’approche de la présidentielle de 2027. Pour Édouard Philippe, le temps presse : les différents candidats devront parvenir à se rassembler «quelque part entre novembre et février» s’ils veulent avoir une chance de s’imposer au premier tour.

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Édouard Philippe veut accélérer le calendrier du rassemblement à droite et au centre. Invité samedi sur BFMTV, l’ancien Premier ministre a estimé que les différentes candidatures devraient se départager «quelque part entre novembre et février», prévenant qu’au-delà, il pourrait être «trop tard».

Le maire du Havre, qui poursuit actuellement sa campagne à Mayotte et à La Réunion, plaide depuis plusieurs mois pour une candidature commune capable de réunir les différentes sensibilités de la droite et du centre. Alors que Bruno Retailleau a été désigné candidat des Républicains et que Gabriel Attal porte les couleurs de Renaissance, Édouard Philippe considère que cette multiplication des candidatures ne pourra pas perdurer jusqu’au scrutin.

«Je considère que toutes celles et ceux qui se classent traditionnellement dans le camp de la droite (...) et le centre, ont vocation à travailler ensemble, à se rassembler s'ils veulent prévaloir, s'ils veulent convaincre les Français (...). Aucun d'entre nous ne réussira s'il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire», a-t-il mis en garde.

Philippe met en garde contre un calendrier trop tardif

Pour Édouard Philippe, le moment du rassemblement devra intervenir entre la fin de l’année 2026 et le début de 2027. «Si c’est après, ce sera trop tard. Déjà, février, c’est tard», a-t-il insisté.

Une position qui marque une différence avec Gabriel Attal. Ce dernier estime qu’il faut attendre au moins le «début d’année 2027» avant de trancher entre les différentes options. Les deux anciens Premiers ministres se retrouvent ainsi au cœur d’une compétition qui ressemble de plus en plus à une primaire informelle au sein du bloc central et de la droite.

Édouard Philippe estime que les différentes forces de cet espace politique ont «vocation à travailler ensemble» et à se rassembler si elles veulent «prévaloir» et convaincre les Français.

Le candidat d’Horizons refuse en particulier de voir la compétition interne se transformer en guerre entre prétendants. Selon lui, «aucun d’entre nous ne réussira» si chacun considère que son succès dépend d’un combat contre les autres ou d’un «calcul solitaire».

Cette stratégie de rassemblement vise notamment à éviter un scénario dans lequel la droite et le centre seraient éliminés dès le premier tour face à des candidats bénéficiant déjà d’une forte implantation électorale. Édouard Philippe cite ainsi Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

L’enjeu est d’autant plus important que le paysage politique reste très fragmenté. À droite, Bruno Retailleau entend défendre sa propre ligne. Au centre, Gabriel Attal cherche à s’imposer comme l’un des principaux héritiers de la majorité présidentielle. Édouard Philippe, lui, veut occuper un espace plus large, allant du centre droit à une partie de la droite modérée.

Une sélection qui ne se fera pas uniquement dans les sondages

Gabriel Attal a récemment accordé une importance particulière aux sondages. Édouard Philippe se montre plus prudent sur cette méthode. «Une campagne, ce n’est pas une succession de sondages», a-t-il fait valoir. Il mise davantage sur la dynamique créée par les candidats, leurs propositions et leur capacité à convaincre.

Le candidat Horizons reste toutefois volontairement flou sur la date exacte de cet éventuel accord. «Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure», a-t-il résumé, avant de reconnaître qu’il ne savait pas précisément à quel moment le point de bascule serait atteint.

«Mais ça se passera», veut croire Édouard Philippe, qui estime que les responsables politiques de cet espace sont suffisamment conscients de leur responsabilité pour parvenir à un accord.

Interrogé enfin sur une éventuelle candidature de Sébastien Lecornu, dont il est proche, Édouard Philippe a nettement écarté cette hypothèse. «Le connaissant tel que je le connais, sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui d’être Premier ministre, je ne crois pas qu’il s’y intéresse ou qu’il le prépare», a-t-il déclaré.

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