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C. l'air du temps · Mar 20, 2026

Ce que je retiens de mes 2 déménagements en 18 mois...

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Claire SEILLER · C. l'air du temps

Pour la deuxième fois en 18 mois, j’ai déménagé samedi dernier.

Petit rattrapage pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, depuis décembre 2024 nous rénovons une maison à Toulouse. Et quand je dis rénovation, on parle de gros travaux, genre on garde les murs, le toit et on casse tout le reste !

Et alors, enfin chez moi, posée dans mon canapé, en plein déni de tous les cartons non déballés qui m’attendent dans une pièce fermée, je prends deux minutes pour vous partager ce que je retiens de ce (double) déménagement en peu de temps.

Car - oui - déménager est un sacré challenge personnel mais aussi une sorte de thérapie de la consommation, car ça nous met face à notre rapport aux choses. Et donc quelque part, déménager c’est assez politique !

Nous ne sommes pas des sur-consommateurices mais pas des frugalistes non plus. Comprendre : on ne passe pas nos week-ends à acheter des choses chez Carrefour ou Action mais on ne se prive pas d’acheter non plus - par besoin ou par plaisir. Certes en grande partie de seconde main ou de manière éthique mais on achète quand même.

Et c’est un des constats de ce déménagement.

On ne manque de rien !

Beaucoup de choses pour les enfants déjà. Même si on ne cède à aucune mode marketing, qu’on ne va pas dans les magasins de jouets pour acheter le dernier déguisement de Spiderman ou autre, qu’on va toutes les semaines à la bibliothèque, à la ludothèque : nos enfants ne manquent de rien. Parfois, je culpabilise, en me disant que par “peur” de me faire envahir de jouets non désirés, je les prive peut-être. La conclusion après avoir fait ces deux déménagements en 18 mois, c’est que NON : ils ne manquent de rien. Ils sont suffisamment de jeux, d’activités manuelles et de livres pour tenir de nouveaux confinements sans manquer de rien.

Ensuite, beaucoup de vêtements non utilisés, qui ont passé un an dans la penderie ou dans un placard dans le box du garage sans qu’on y touche. Alors, j’essaie de relativiser car ce n’était pas une année comme les autres. On a été totalement absorbés par notre chantier et les moment où on a porté autre chose que des jeans troués et des blancs de travail se comptent sur les doigts d’une main. Pour autant, j’ai pris conscience qu'on avait besoin de faire un bon tri avant de remettre dans les placards.

Je le savais déjà depuis de nombreuses années - depuis que je suis dans une démarche zéro déchet, mais je suis incapable de jeter. Je ne sais pas faire car ça me rend malade.

Pourtant, j’ai du m’y résoudre. J’ai jeté pendant ce déménagement des choses que je mettais de coté depuis des années, ne sachant quoi en faire :

  • les petits trésors - petites merdes pardon - de mes enfants : cailloux peints, paillettes et merdouilles ramenées de l’école, activités manuelles avec des collages de toutes sortes… (mais dans quelle poubelle on met ça ????)

  • divers tissus, vêtements abimés… que je me suis enfin décidée à amener dans une borne Relais, même si je ne sais pas ce qu’ils vont devenir tant ils ont à traiter…

  • les objets cassés, en plastique la plupart du temps, qui ne sont pas réparables mais que je n’arrive pas à jeter car ça me rend dingue de jeter du plastique qui va être incinéré ;

Le jour du déménagement, ma belle-mère m’a aidé à faire les cartons, et alors que j’avais un coup de mou devant l’ampleur de ce qu’il restait à trier / emballer, je lui ai demandé “mais comment font les gens qui consomment sans se poser autant de questions que nous ?”. Elle m’a répondu “ils n’ont aucun scrupule à jeter”.

Et je crois que c’est ça qui m’attriste le plus dans tout ça. Que cette conscience que nous avons à consommer moins et mieux, n’est pas la norme et que jeter l’est beaucoup plus

J’ai donc fait des cartons et sacs à jeter mais aussi à donner. Et dans les choses à donner, il y avait du bon état, voir très bon état, mais aussi des choses en état bof. Et même si je sais que ça peut toujours servir à quelqu’un, je ne suis pas très à l’aise. Car, quelque part, au fond de moi, en déposant mes sacs chez Emmaüs, je culpabilise un peu. Comme si une petite partie de moi était bien contente qu’ils existent pour récupérer ces choses dont je ne veux plus. Alors bien sûr, les jeux d’enfants et les vêtements encore en bon état vont servir à des personnes qui n’ont pas les moyens de les acheter neufs. Mais quand même, cette culpabilité est là. Et - entre nous - je préfère qu’elle y soit. Car ça me sert de piqure de rappel : l’avoir dans un coin de la tête me permet de rester alerte sur ce que j’achète et sur les conséquences de mes achats !

Bref, j’ai déménagé cela m’a permis de remettre le logiciel conso à jour… Et comme je ne compte pas déménager à nouveau de si tôt, c’était pas mal !

Et vous ? Qu’avez-vous retenu de vos déménagements ?

Comment gérez-vous toutes ces questions ?

Suite aux supers retours que j’ai eus sur le défi “sans supermarché” : je renouvelle l’expérience ! Le prochain thème sera “1 mois pour une salle de bains saine et zéro déchet”. N’hésitez pas à me partager vos questions à ce sujets, vos besoins spécifiques sur ce thème, ce pour quoi vous galérez ! Je m’en servirai pour monter le défi.

Je pensais faire ça en mai, mais je me demande si c’est pertinent vu tous les ponts, sachant que juin est souvent chargé aussi… J’hésite ! Dites-moi ce que vous en pensez !

A très vite

Claire

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