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Charly's Kitchen, mieux manger, sans pression ! · Jun 19, 2026

Apéros de l'été : les 3 pièges qui vous font perdre vos repères

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Charly's Kitchen, bien manger, sans pression ! · Charly's Kitchen, bien manger, sans pression !

Voilà, bleu, orange, rose, on va toutes les faire, j’vous dis !

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Sacrée édition, parole de Charly !

Je suis ravi de vous retrouver pour cette édition de gestion des apéros de l’été, même si en vrai, mes conseils sont valables toute l’année ! On va parler des différents pièges qui peuvent nous inciter à manger plus que voulu/prévu et de toutes les solutions à notre actif ! Et de la feta, bien sûr !

Ps : contenu 100 % original par rapport à l’édition d’il y a 2 ans, on ne se refait pas, j’aime bien créer de nouveaux trucs !

Enfant, je suis le témoin des apéros qui s’éternisent. Le témoin, pas l’acteur. Je rumine dans ma tête : “mais… ils vont rester comme ça, longtemps, assis à boire et picorer, faire des ronds de jambes 107 ans?”. Je ne comprends pas ce qu’il peut se passer de si intéressant pour qu’un apéritif dure 1H30.

En mode “mais… y’a mieux à faire !

La preuve ! (j’essaie de sourire, car j’ai quand même perdu 1H30!).

Avec les années, j’apprends à philosopher sur ces moments de vie (ou pas). Je constate que pour Noël et d’autres moments familiaux, ça reste…”sacré”.

A l’adolescence et à l’âge adulte, je me retrouve 9 fois sur 10 à passer à table en ayant quasiment plus faim. Ce qui impute mon expérience du repas. Je passe les plats sans entrain, je me sers pour me servir, mais en vérité, je n’ai plus envie d’être là car le repas n’a plus grand intérêt pour moi, à part l’aspect convivial.

Et pour cause, les apéros sont souvent plus compliqués qu'ils n'en ont l'air.

En consultation, je l'entends régulièrement : “Quand il y a un apéro, je perds complètement mes repères” / "Je me dis que je vais faire attention... puis je grignote toute la soirée"/"Je ne sais jamais quelle quantité est raisonnable."

Hommes et femmes confondus.

Il faut dire que l’apéro cumule plusieurs défis : la nourriture est visible en permanence. Les quantités sont difficiles à estimer. Les discussions détournent notre attention. Et contrairement à un repas classique, il n’y a souvent ni début très clair, ni véritable fin.

Lorsqu’on comprend les principaux pièges à l’œuvre, il devient beaucoup plus facile de profiter du moment sans avoir l’impression de lutter contre soi-même.

Ps : dans ce qui va suivre, je n’évoquerai pas les effets de l’alcool sur la perception des sensations alimentaires. Je ne peux pas tout retraiter à chaque fois :) pour cela, il y a cette édition.

Ps : abonnez-vous pour débloquer les 85 éditions de Charly’s Kitchen et ne plus jamais galérer : nutrition, santé, régulation du poids et orga des repas ! Et en plus, on est ensemble, y’a une bonne ambiance dans les commentaires et les MP : c’est pas du tout comme sur d’autres réseaux !

En fait, ce n’est pas forcément le piège, ça. C’est plutôt ce qui se passe avant.

Vous arrivez à l’apéro avec la satisfaction du devoir accompli.

À midi, vous avez mangé “léger”. Pas de goûter.

Peut-être même que vous vous êtes dit :

« Je vais garder de la place pour ce soir1. »

Sur le papier, “garder de la place pour ce soir”, c’est compréhensible.

Mal-heureusement, notre organisme demeure un peu plus subtil.

Depuis les travaux d’Herman & Polivy sur la restriction cognitive (années 80), on sait que les mangeurs et mangeuses restreintes cognitivement sont paradoxalement plus vulnérables à la désinhibition alimentaire dans certains contextes. “Restreintes cognitivement” = une expression savante signifiant : “je me dis que je vais manger un petit quelque chose et essayer de tenir”, ou “je vais vraiment essayer d’éviter cet aliment”.

Une image, chez vous :

Herman & Polivy, mais traduit et mis en image par votre serviteur !

Une personne qui cherche à contrôler son alimentation se fixe souvent une limite mentale façon « Je ne mangerai que ça. ». Dans le contexte de l’apéro : “je ne me sers qu’une fois de chips”, “pas plus de x rondelles de saucisson” ( ou de chips de lentilles, of course).

Les problèmes : cette règle peut devenir envahissante. On pense davantage à la nourriture, on lutte contre la faim et l’on finit parfois par dépasser la limite que l’on s’était fixée.

Lorsque cela arrive, il est fréquent de se dire : « Tant pis, c’est foutu. », c’est ce qu’on appelle la contre-régulation. En d’autres termes, “j’ai déjà craqué, je me suis resservi de chips, je considère que c’est grave, donc, c’est foutu…”

Du coup, je repose ça là :

Lorsque nous arrivons avec une faim importante, notre attention est naturellement attirée vers les aliments les plus énergétiques et les plus plaisants. Les chips, le fromage, les feuilletés ou le saucisson deviennent soudainement beaucoup plus difficiles à ignorer.

Résultat ? Les premières bouchées disparaissent souvent très vite. On mange plus rapidement. On est moins attentif à ses sensations. Et les signaux de rassasiement arrivent parfois avec un train de retard.

La bonne nouvelle, c'est qu’on peut faire quelque chose de simple pour se protéger.

Read the original on charlyskitchen.substack.com

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