Quand on aime le trail, l’UTMB, on connait. Mais savez-vous vraiment tout sur cette course mythique ?
Notre série de l’été Cham’ Stories débarque dans vos boites mail, une semaine sur deux, pour plonger dans les coulisses de l’UTMB. Que vous soyez curieux, passionné, que vous rêviez de courir l’UTMB ou que vous le prépariez déjà, cette newsletter est pour vous !
Dans l’épisode d’aujourd’hui :
Anecdotes, infos pratiques et sujets qui fâchent : on répond au top 8 des questions que vous nous avez posées sur l’UTMB !
À bientôt 2 semaines du départ de l’UTMB, la préparation de nos 3 athlètes FUGA touche à sa fin. Alors qu’ils attaquent la dernière ligne droite, Tschumi et Anne-Lise vous racontent comment ils ont vécu ce dernier mois d’entrainement.
Un chouette film pour plonger dans l’UTMB d’un coureur amateur, venu chercher ses limites sur les sentiers du Mont-Blanc.
Et la chance de tester le matériel de trail de la marque Kailas FUGA : on vous dit tout en fin de newsletter !
Cham’ Stories est un projet soutenu par la marque Kailas FUGA.
Kailas FUGA repousse les limites du trail running avec des équipements techniques et innovants, sur lesquels vous pouvez compter pour enchainer les longues distances. Leur ADN : accroche, durabilité et confort.
Pour découvrir toute la gamme FUGA, c’est par ici !
Depuis le lancement de Cham’ Stories, vous nous avez adressé de nombreuses questions autour de l’UTMB. Cette semaine, on a donc relu tous vos courriers pour sélectionner 8 questions qui nous ont interpelé, nous ont fait sourire ou revenaient souvent, et tenter de vous répondre.
Infos pratiques, anecdotes et questions qui fâchent : il y en aura pour tous les goûts !
Pas tout à fait ! Lors de l’UTMB, les 10 premiers hommes et les 10 premières femmes reçoivent une récompense financière, qui est la même pour les femmes et les hommes depuis 2018. Le barème des primes est le suivant :
Première place : 20 000€
Deuxième place : 12 000€
Troisième place : 8 000€
Si gagner l’UTMB est ce qui se fait de mieux dans notre sport, financièrement, c’est donc une autre histoire : la prime permet tout juste au vainqueur de toucher un SMIC pendant un an.
Comment se situe l’UTMB par rapport à d’autres événements sportifs ?
Dans le monde de l’ultra-trail, on voit de tout : la Western States, par exemple, n’offre pas de récompense financière. Sur la Diagonale des Fous, les primes sont symboliques : le gagnant empoche 1500€.
Et dans les courses sur route ? Lors du Marathon de Paris, les vainqueurs (homme et femme) remportent 30 000€.
On est encore loin de ce qui se fait dans le cyclisme par exemple : sur le Tour de France Femmes, la prime est de 50 000€ pour celle qui remporte le classement général. Sur le Tour masculin, elle s’élève à 500 000€.
Sans parler des montants pratiqués dans le football : pour la Coupe du Monde 2022, chaque joueur de l’équipe de France avait touché 500 000€ à l’issue de la finale perdue contre l’Argentine.
Impossible de comparer un ultra-trail à des événements populaires au rayonnement planétaire comme la Coupe du Monde ou le Tour de France. Mais quand même : ramené au nombre de kilomètres parcourus, c’est clairement plus rentable de faire du foot 😉
Évidemment, le prize money n’est pas le seul élément à prendre en compte : gagner l’UTMB, c’est ce qui permet aussi de décrocher des contrats de sponsoring qui, eux, seront certainement plus conséquents !
Pour courir l’UTMB, il ne suffit pas de vouloir s’inscrire : pour obtenir un dossard, il faut franchir l’étape redoutée du tirage au sort.
Ce système a été mis en place en 2009 face à l’afflux d’inscriptions. Voici comment il fonctionne aujourd’hui :
Chaque coureur doit accumuler des Running Stones en terminant des courses du circuit UTMB World Series à travers le monde. Chaque course terminée permet de gagner entre 1 et 4 Stones, en fonction de la distance.
Lors du tirage au sort, chaque Running Stone représente une chance : 10 Running Stones, ce sont donc 10 chances d’être tiré au sort.
Nouveauté 2026, l’organisation a mis en place un bonus environnemental de 30% pour celles et ceux qui s’engagent à opter pour un mode de transport moins carboné.
Si vous êtes tiré au sort, votre compteur repartira ensuite à zéro. Sinon, vos Running Stones sont conservées pour l’année suivante.
En 2026, 10 411 personnes se sont pré-inscrites pour tenter d’obtenir l’un des 2500 dossards proposés. Pour vous donner un ordre d’idée, les candidats avaient en moyenne 11 Running Stones en poche.
Pour répondre à cette question, on s’est amusés à faire quelques projections.
Prenons un coureur amateur. Durant l’année qui précède son UTMB, il s’entraine chaque semaine, participe à quelques courses préparatoires… Plusieurs postes de dépenses sont à prévoir :
Les chaussures, qu’il faut remplacer tous les 1000 km environ (ça arrive vite, quand on s’entraine beaucoup !)
Les équipements les plus courants : vêtements, batons, montre GPS…
… auxquels s’ajoute le matériel obligatoire demandé par l’UTMB, dont on n’a pas besoin au quotidien mais qui est… obligatoire (deuxième frontale, pantalon imperméable, etc.)
Les produits de nutrition consommés à l’entrainement et pendant les courses
Pour chaque course de préparation, il faut compter le prix du dossard, le transport et l’hébergement…
… des dépenses qui explosent lors du séjour à Chamonix, pour l’UTMB.
On a fait les calculs : en fonction des hypothèses retenues, le budget à prévoir commence autour de 4000€ et peut monter jusqu’à 8000€ environ pour la seule année de l’UTMB - sachant qu’un projet UTMB s’étale en réalité sur plusieurs années !
À partir des statistiques de participation, on a dressé le portrait robot des personnes qu’on peut croiser sur la ligne de départ, à Chamonix :
Un homme (87% des participants en 2025)
43 ans en moyenne
Français (après la France, les nationalités les plus représentées sont les Américains, les Britanniques et les Italiens)
Qui mettra en moyenne 39h 21min 33s pour passer la ligne d’arrivée…
… s’il y arrive : en 2025, 33% des participants ont abandonné durant la course !
En 2024, l’événement a généré 18 600 tonnes de CO2, soit 1,7 tonnes de CO2 par coureur.
Pas toujours facile de se représenter ce que veulent dire ces chiffres.
À titre de comparaison, un Français émet en moyenne 8,5 tonnes de CO2 par an. Pour respecter l’objectif de l’Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C d’ici 2050, chaque personne devrait réduire cette empreinte carbone à environ 2 tonnes par an.
Les émissions générées par l’UTMB sont dues, pour l’essentiel, aux avions que prennent les participants pour se rendre à Chamonix. L’organisation tente de réduire progressivement son impact, mais on comprend vite que le problème est structurel : tant que le modèle reste celui d’une course où des milliers d’athlètes viennent du monde entier, difficile de réduire ces émissions.
L’UTMB travaille également sur la préservation de la faune et de la flore dans les écosystèmes traversés par les courses, autre sujet de crispation autour de l’événement.
Autant de sujets pas faciles à traiter, sur lesquels il reste du boulot !
Lors de sa création en 2003, l’organisation de l’UTMB tenait sur la table de la salle à manger de Catherine et Michel Poletti. Les choses ont changé depuis !
Aujourd’hui, la société UTMB Group, c’est :
67 événements répartis dans 28 pays partout dans le monde, qui constituent les UTMB World Series
146 933 participants sur l’ensemble de ces courses en 2025
85 salariés en France et 15 à l’international
Une entreprise détenue à 45% par Ironman Group, qui a racheté en 2021 les parts de l’actionnaire précédent, le Groupe Télégramme
Entre 25 et 30 million de dollars de chiffre d’affaire au total et, pour le seul événement des UTMB Finals à Chamonix, un budget estimé autour de 3 millions d’euros d’après les données disponibles.
L’UTMB est un événement profondément enraciné dans son territoire. Son histoire est indissociable de celle de Chamonix, du Mont Blanc et de la longue tradition d’aventures en montagne qui se transmet depuis des siècles dans la vallée.
Lors des premières éditions, les Chamoniards ont tout de suite adhéré au projet : ils sont venus courir, encourager, contribuer en tant que bénévoles… Et pourtant, ces dernières années, une grogne semble monter autour de l’UTMB.
Élu en mars dernier, le nouveau maire de Chamonix François-Xavier Laffin a fait une sortie remarquée dans L’Equipe cet été : selon lui, l’UTMB rend la ville “invivable pour ses habitants, qui se sentent éjectés de leurs rues et de leur commune pendant cette semaine de l’UTMB. (…) Une grande majorité des Chamoniards honnissent cet événement parce qu’ils ne peuvent plus aller travailler, ils ne peuvent plus dormir avec les arrivées à n’importe quelle heure de la nuit, ils se sentent finalement exclus de chez eux, dépossédés de leur ville.”
D’un autre côté, l’UTMB aurait généré 45 millions d’euros de retombées économiques pour le territoire en 2025… un territoire qui attire déjà un tourisme estival en forte croissance et qui, d’après certains, n’aurais pas besoin de cet “effet UTMB” qui ne profite pas forcément à tous.
Paroles de râleurs ou désamour partagé par tous, une chose est sûre, l’UTMB semble grandir (trop) vite pour la vallée qui l’accueille. Ce sera l’un des défis des prochaines années : réconcilier l’UTMB avec ses habitants !
On s’est amusés à remonter dans le palmarès des premières éditions de la course de quartier.
La plupart des vainqueurs de l’UTMB ont évidemment continué à courir avec de (très) beaux résultats. Certains sont entrés dans la légende du sport, comme un certain Kilian Jornet. Plusieurs d’entre eux se sont tournés vers le coaching, comme l’Américaine Krissy Moehl, première gagnante de l’épreuve en 2003, ou le Français Vincent Delebarre, vainqueur l’année suivante.
Quelques histoires méritent le détour :
Lors de la première édition, c’est le Népalais Dawa Sherpa qui remporte l’UTMB. Anecdote incroyable : l’année précédente, le Comité olympique népalais prend contact avec Dawa, qui habite alors en Suisse, pour lui proposer d’apprendre le ski de fond. La raison : ils souhaitent le faire participer aux Jeux Olympiques d’hiver, où le Népal n’envoie habituellement aucun athlète. Challenge accepted : en 2006, Dawa Sherpa sera sur la ligne de départ du 15 km classique des JO de Turin, où il finira 94ème sur 99. Pas de doute : sa spécialité, ça reste l’ultra-trail, et son palmarès est là pour le prouver !
En 2006, c’est une médecin généraliste, Karine Herry, qui s’impose chez les femmes. Elle réalise un exploit cette année-là, en remportant le titre de championne de France des 100 km, l’UTMB, la Diagonale des Fous puis les Templiers la semaine suivante. Au total, elle sera 7 fois championne de France des 100 km.
Cette même année, côté hommes, c’est l’Italien Marco Olmo qui passe la ligne d’arrivée le premier, à 57 ans. Il renouvellera l’exploit l’année suivante. Aujourd’hui, Marco a 76 ans et continue de courir !
La Britannique Lizzy Hawker a marqué l’histoire de l’UTMB avec un record de 5 victoires, qui tient encore aujourd’hui. Elle a continué à réaliser des aventures et des défis d’ultra endurance, et organise maintenant l’Ultra Tour Monte Rosa en Suisse.
Tout au long de l’été, en exclusivité, 3 athlètes FUGA nous ouvrent les coulisses de leur préparation aux courses de l’UTMB 2026.
Tschumi vient tout juste de boucler une reconnaissance du parcours de l’UTMB en 3 jours. Pour écouter le récit de son dernier mois de préparation et de ce qui l’attend pour les 2 semaines qui précèdent la plus grosse échéance de sa saison, c’est dans son dernier message vocal ! 👇
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De son côté, Anne-Lise a profité de l’été pour délaisser sa Bretagne et passer du temps en montagne, à l’occasion de l’UT4M, du côté de Grenoble, puis de sorties sur les sentiers du tour du Mont-Blanc. Elle vous raconte tout ça dans son dernier message vocal ! 👇
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🎙 Entrainement, nutrition, stratégie de course, organisation pro et perso... Posez toutes vos questions à Tschumi, Anne-Lise et Valentin : ils y répondront dans les prochains épisodes !
Dans chaque épisode de Cham’ Stories, on sélectionne pour vous un docu pour plonger, en images, dans l’ambiance de l’UTMB. Cette semaine, rencontre avec un ancien joueur de rugby gallois, Lewis Robling. Après avoir quitté les terrains, Lewis cherche un défi sportif qui lui permettra de tester ses limites, de voir jusqu’où il peut aller et de toucher du doigt ce moment où l’envie d’abandonner sera plus forte.
Ce défi, ce sera l’UTMB. Dans ce film, on suit Lewis du premier au dernier kilomètre. Une immersion au cœur du peloton de l’UTMB, loin des coureurs élites et des podiums, aux côtés de ces milliers de coureurs anonymes qui vivent l’aventure d’une vie sur les sentiers du tour du Mont Blanc.
Tester du matos de trail, ça vous tente ? C’est exactement ce que propose notre partenaire Kailas FUGA avec son programme FUGA Big Test.
Le programme s’adresse à deux profils :
Vous êtes inscrit(e) sur un trail de plus de 50 km cette année, quelque part en Europe ? FUGA vous envoie un sac d’hydratation et la casquette FUGA.
Vous avez un dossard pour l’une des courses des UTMB Finals, fin août à Chamonix ? Vous recevez un kit complet : chaussures de la gamme Fuga EX, sac d’hydratation, t-shirt, short, chaussettes et casquette.
En échange : vous testez, vous courez, et vous partagez ensuite vos retours sur ce que vous avez pensé des produits.
Avec le Big Test, FUGA souhaite vous aider à atteindre vos objectifs trail de l’année et vous permettre de tester certains des meilleurs produits du marché. Foncez postuler !
Qu’avez-vous pensé de cet épisode ? Donnez-nous votre avis !

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