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Cédric de Papatriarcat · May 4, 2026

Arrête de le chatouiller s'il dit stop. 🛑

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Cédric ROSTEIN · Cédric de Papatriarcat

C’est dimanche matin. Le canapé, les chatouilles, les éclats de rire.

Et au milieu du chaos joyeux, une petite voix qui crie “STOP !”

Et toi qui continues. Parce qu’il rigole, hein.

Cette semaine, on parle de ce moment précis. Pas pour culpabiliser — promis. Mais parce que c’est un des trucs les plus puissants qu’on puisse faire pour nos enfants.

Bonne lecture.

Hello,

Scène classique du dimanche matin.

Vous êtes sur le canapé. Une bataille de chatouilles éclate. Ton enfant se tord, s’époumone, rigole à s’en décrocher la mâchoire. Et au milieu des éclats de rire, il crie : “Arrête ! Stop !”

Qu’est-ce que tu fais ?

On continue. On continue tous. Parce qu’il rigole, parce que ce contact physique joyeux c’est du bonheur pur, parce que “mais non, regarde, il adore ça”.

C’est humain. C’est même attendrissant. Et c’est exactement ce que font 99% des parents sur cette planète, moi compris pendant longtemps.

Donc : zéro jugement ici. On est entre nous.

Première chose à savoir, et elle change tout : le rire provoqué par les chatouilles, c’est pas forcément un rire de joie.

C’est un réflexe neurologique. Une réponse automatique du corps face à une stimulation nerveuse intense. Ton enfant peut se sentir submergé, à court de souffle, tout en ayant l’air de s’esclaffer. Son corps rit. Lui, pas forcément.

Attends, je t’entends déjà : “Oui mais le mien il revient toujours pour en avoir plus !”

Et c’est souvent vrai ! Beaucoup d’enfants adorent vraiment les chatouilles. Le sujet c’est pas d’interdire les fous rires sur le canapé, ce serait dommage, franchement.

Le sujet, c’est ce qui se passe quand il dit stop et qu’on continue quand même.

Parce que la leçon qui s’ancre à ce moment-là, c’est celle-ci : “Mon ‘non’ n’a pas de valeur si l’autre personne s’amuse.”

Et ça, on veut pas lui apprendre ça.

On s’inquiète tous de savoir comment nos enfants réagiront plus tard face à des situations de pression. Le harcèlement. Les relations. Les jeux dangereux dans la cour. On veut qu’ils sachent dire non. On veut qu’ils sachent entendre le non de l’autre.

Bonne nouvelle : on n’a pas besoin d’un grand PowerPoint sur le consentement à l’adolescence.

Ça s’apprend à 3 ans. À 5 ans. À 8 ans. Sur le canapé du salon, un dimanche matin. Dans les petits moments du quotidien, pas dans les grands discours.

Et ça, c’est une super nouvelle, parce que c’est à notre portée, là, maintenant.

Voilà une règle simple à tester. Elle prend trente secondes à expliquer à l’enfant, et elle change vraiment la dynamique.

Le mot “Stop” ou “Arrête”, c’est un arrêt d’urgence. Dès qu’il est prononcé, on gèle l’action à la seconde. Même si l’enfant rit encore. Même si t’es lancé(e). On s’arrête.

On verbalise. Tu recules d’un mètre, tu enlèves les mains, et tu dis : “Tu as dit stop, alors je m’arrête. Ton corps t’écoute.”

Simple. Concret. Puissant.

Le redémarrage, c’est lui qui décide. T’attends qu’il te dise “encore !” ou qu’il revienne au contact. S’il part faire autre chose, le jeu est fini. Et c’est très bien comme ça.

Est-ce que ça va couper quelques fous rires en plein élan ? Oui, parfois. Est-ce que t’as le droit de rater ce moment de temps en temps et de t’en rappeler après coup ? Absolument. C’est pas un examen. C’est une pratique.

Ce que tu lui construis avec ce truc tout bête, c’est la certitude que son corps lui appartient. Que ses mots ont un pouvoir réel. Que “non” veut dire non, même dit en souriant, même quand l’autre s’amuse.

C’est une des meilleures choses qu’on puisse faire. Et ça commence sur le canapé du salon.

Adelphiquement,

Cédric

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Read the original on cedricrostein.substack.com

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