Vous lisez Cause(s), la newsletter qui s’intéresse aux assos, aux entreprises de l’ESS et à leurs contenus engagés.
Bonjour,
C’est la première fois que je parle d’humanitaire dans cette newsletter. Et vous allez voir que c’est un monde fascinant !
Ce mois-ci, on part donc à la rencontre de l’association Tulipe, qui répond à une urgence : acheminer rapidement des médicaments vers les populations touchées par les guerres, les catastrophes naturelles ou les épidémies.
Grégory Szeps, consultant en communication stratégique et ancien journaliste, nous raconte comment il a réussi à embarquer tout l’écosystème de l’asso pour transformer sa visibilité et son influence.
Je vous laisse avec un condensé de cet échange inspirant. 👇
Créée en 1982 par des entreprises de santé, Tulipe est aujourd’hui la seule structure française dotée du statut d’établissement pharmaceutique à vocation humanitaire. Elle collecte les dons en médicaments des laboratoires, les contrôle, les conditionne en kits d’urgence et les achemine vers les populations touchées par les crises, guerres ou catastrophes. Soixante-cinq entreprises de santé de toutes tailles sont aujourd’hui adhérentes de l’association.
À son arrivée, Grégory a beaucoup échangé avec l’équipe pour identifier les manques en matière de communication.
“L’association avait un déficit de notoriété. Nous avons retravaillé l’identité visuelle et misé sur une communication plus centrée sur l’humain, montrant les opérations et les coulisses.”
Portraits de collaborateurs venus bénévolement conditionner les kits, reportages en immersion, témoignages des ONG sur le terrain : chaque contenu met en lumière la chaîne complète de solidarité et adopte un ton positif, fédérateur, jamais culpabilisant.
Ancien journaliste, Grégory applique également les codes de l’information géopolitique :
“Comme un média, nous mêlons chiffres, informations exclusives, témoignages et récits de terrain, en lien avec les ONG présentes sur place.”
Tulipe publie sur ses réseaux deux à cinq fois par semaine, en fonction de l’actualité. Sa newsletter, qui rassemble 500 abonnés de l’écosystème des entreprises de santé, met en avant coulisses, avant-premières, contenus d’actualité, comptes-rendus et rapports de mission.
Pour relayer ses actions auprès des entreprises adhérentes et obtenir un plus grand écho dans son écosystème, l’association a créé un réseau qui compte actuellement 35 ambassadeurs. L’idée ? Personnifier l’engagement, le rendre plus humain, créer des vocations et de l’émulation.
“Chaque année, nous les réunissons lors d’une réunion en présentiel. Ils sont également invités pour un suivi trimestriel, durant lequel le directeur des opérations présente les actions de terrain et j’évoque avec eux les sujets de communication.”
L’association a également mis en place un extranet pour les entreprises et ONG partenaires. Mis en ligne il y a deux ans, il permet de suivre les besoins des ONG, de déployer des contenus exclusifs sur les opérations de terrain, de relayer des sondages et de booster la communication interne.
En février 2022, dès les premiers bombardements, l’association a fait preuve de réactivité pour montrer son engagement en Ukraine.
“Nous n’avions pas encore livré de médicaments sur place, mais nous avons choisi de communiquer en amont pour demander aux laboratoires de s’engager. Résultat ? Des posts obtenant 500 likes et plus de 10 000 vues, de nombreuses retombées presse, des pics à 80 000 visites sur le site web, et bien sûr de nombreux dons. L’interview d’un photoreporter sur place, qui a montré comment une petite ONG vivait en temps de guerre, a marqué les esprits.”
Si Grégory a fait appel à des prestataires pour l’identité visuelle, les sites internet et extranet, il est seul pour la stratégie et les contenus.
“On travaille en bonne intelligence avec l’équipe, qui valide l’ensemble des supports. Chaque année, nous nous projetons sur une nouvelle stratégie. Mon secret ? Planifier, anticiper, organiser !”
Si Grégory devait donner un conseil aux communicants associatifs, ce serait d’être à l’écoute de ses interlocuteurs.
“J’aime l’expression “être au taquet” : écouter les parties prenantes pour avoir des idées, prendre conscience des manques, comprendre et réagir vite quand les besoins sont urgents. L’essentiel se passe ici : communiquer avec les équipes et essayer d’avoir le maximum de rencontres avec le maximum de personnes pour nouer des relations humaines.”
Le communicant insiste aussi sur l’idée de sortir de sa zone de confort, se remettre en question, s’adapter. Des compétences nécessaires dans nos métiers !
Avec Tulipe, j’ai rencontré une communication associative juste, réactive et profondément humaine. N’hésitez pas à suivre son actualité !
Et n’oubliez pas de faire voyager cette newsletter auprès de votre réseau de communicants engagés.
Je vous donne rendez-vous dans un mois pour le prochain numéro de Cause(s).
À très vite,
Claire
PS : Je peux vous accompagner pour :
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