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Bien ou Bien · Jul 3, 2026

Non, une pistache n'est pas vert fluo🍦

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Bien ou Bien · Bien ou Bien

Bonjour à tous et à toutes,

L’heure de la glace a sonné. Même si chez Bien ou Bien, nous sommes persuadées qu’il n’y a pas de saison pour ce mets fabuleux… Allez, on commence avec le sommaire, bonne dégustation !

🍦 Comment choisir une bonne glace ?
👕 Testé et approuvé : le T-shirt propre
🍹 3 bonnes idées pour l’apéro
👀 Les infos à picorer : greenwashing, mauvaise nouvelle et choix de peinture…

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Ce qui fait une excellente glace est parfois très subjectif (oui, certains adorent les glaces aux Schtroumpfs). Mais quelques critères nous aident quand même à dénicher une fabrication plus locale, saine et éthique… Parce qu’entre un sorbet plein fruit et un bloc d’eau aromatisé, il y a quelques petites différences.

Au rayon surgelés (un super endroit pour causer en ce moment), vous cherchez une glace à la vanille pour le dessert ou un goûter bien rafraîchissant pour l’été ? Oui, nous aussi on croque parfois sans vergogne dans un fameux bâtonnet à la vanille recouvert de chocolat (oups), mais il y a deux ou trois trucs à savoir quand même.

  • Scruter les étiquettes pour faire la chasse aux ingrédients superflus

Car ce n’est pas franchement la panacée au point de vue nutritionnel, bel euphémisme. 60 millions de consommateurs vient juste de tester 70 glaces de supermarché. Le résultat ? Des produits ultra-transformés et “beaucoup trop d’additifs et du sucre à gogo”. De plus, “une majorité de produits affichent plus de vingt ingrédients, voire une trentaine pour certains. Soit de trois à dix fois plus que des glaces artisanales”. Car les industriels ont souvent la main lourde sur les matières premières bon marché (huiles végétales, farine de froment, amidon de maïs, produits sucrants et une palanquée d’additifs) pour compléter les matières nobles (crème, lait…).

  • Éviter d’acheter de l’air

Oui, au sens propre du terme. Le foisonnement, c’est l’incorporation d’air dans la glace au cours du processus de fabrication. Votre glacier favori préfère un faible taux de foisonnement (pour une texture plus généreuse) tandis que chez les industriels, c’est la fête des bulles d’air.

Toujours selon 60 millions de consommateurs, “1 litre de glace artisanale pèse en moyenne 850 g, contre environ 500 g pour 1 litre de glace industrielle. […] ce qui explique les différences de prix entre produits industriels et artisanaux”. Donc, si votre pot de glace à la vanille pèse 450 g, c’est que vous achetez littéralement une bonne dose de vent.

  • Des références à chercher

Certains magasins bio (et même des supermarchés classiques) font le choix de mettre en rayon des glaces artisanales bien faites par des producteurs locaux. À vous de voir ce qui se fait par chez vous ! Et puis, certains glaciers hyper quali fournissent toute la France, on peut par exemple citer Terre Adélice (mon royaume pour la glace à la châtaigne), glacier ardéchois bio présent dans de nombreuses enseignes biologiques de l’Hexagone.

Le petit dico glacé

Pour s’y retrouver dans le monde fantastique des glaces, on a jeté un œil à la fiche détaillée de la DGCCRF :

Le sorbet = eau potable + sucres + fruits ou légumes et éventuellement de l’alcool, des épices ou des plantes, mais “aucune matière grasse ne peut être ajoutée lors de sa fabrication”. La quantité ? Au moins 25% de fruits à la mise en œuvre… Ou 15% pour les fruits acides (citron, orange, etc.) et les fruits à saveur forte (ananas, banane, etc.) et 5% pour les fruits à coque. Le “sorbet plein fruit” est plus intense car il doit comporter au moins 45% de fruits (ou 20% pour les fruits acides et à saveur forte).

La crème glacée, une onctuosité laitière = un mélange pasteurisé et congelé de lait + crème (au moins 5% de matières grasses laitières !) + sucre + arômes ou ingrédients aromatisants, éventuellement additionné de protéines laitières. Et “les matières grasses autres que laitières sont exclues, à l’exception de celles apportées par les ingrédients d’aromatisation”.

La glace, une définition plus large = un mélange pasteurisé et congelé de lait et/ou d’ingrédients à base d’œufs et/ou d’ingrédients d’origine végétale et/ou de gélatine et de sucre, aromatisée aux fruits”.

Si vous avez besoin de bonnes idées aux quatre coins de la France, il ne vous reste plus qu’à poncer les moults sélections et critiques du web. Comme celle du Fooding par exemple (Vent de Vanille, Fresco et Glazed, je vous aime). Et sinon, voici quelques tips qui devraient vous aider à choisir :

  • Les montagnes, c’est pas net

Si les bacs débordent en dômes impeccables et figés, c’est louche : la glace est sans doute semi-élaborée et/ou remplie d’additifs comme des stabilisateurs ou émulsifiants.

  • 1001 parfums ?

Une carte de 100 parfums est tout de même assez rare dans une boutique qui produit tout de A à Z, car la préparation implique beaucoup de contraintes de stockage. Comme au restau, un menu trop long doit nous mettre la puce à l’oreille ! Au contraire, une gamme assez réduite est souvent (pas toujours, hein !) l’indice d’une fabrication artisanale.

  • Vous avez déjà vu une banane jaune canari ?

Non, nous non plus. Ni une pistache vert fluo. D’où l’importance de checker la couleur. Les “vraies” glaces artisanales ont des couleurs douces et mates : la banane sans colorant est plutôt beige, la pistache kaki clair, la vanille couleur crème avec des petits grains dedans… Si tout va bien, ces couleurs naturelles colleront avec le goût !

  • Le goût, critère essentiel

Évidemment, le goût sera le dernier critère : trop tard pour annuler votre achat, mais un bon argument pour revenir ! Une glace ou un sorbet artisanal aura le bon goût de l’ingrédient de base et une texture dense et agréable.

Parlons peu mais parlons bien

Artisan glacier est un terme réglementé. Pourtant, cela ne signifie pas forcément que le glacier presse ses fraises et fait infuser lentement ses gousses de vanille… Pour pouvoir utiliser le terme artisan ou “glaces artisanales”, il faut être immatriculé au registre national des entreprises et avoir la qualification professionnelle adéquate, CAP Glacier en l’occurrence ou une expérience professionnelle de 3 ans.

Il s’agit donc d’un terme lié à un fabricant, pas à une recette ou à un produit. Il peut donc s’agir du dieu ou de la déesse vivante de la meilleure glace OU d’une personne qui se contente de turbiner sur place en mélangeant de l’eau ou du lait avec des “prémix” contenant déjà des arômes, du sucre, des colorants et des agents de texture. Une boutique ou un restaurant proposant des glaces artisanales doit les fabriquer sur place (avec le statut d’artisan, si vous suivez bien) OU les acheter à un artisan glacier.

Super pratique. Mais il existe un label Glaces artisanales de France, plus exigeant, initié par la Confédération des Glaciers de France. Son cahier des charges mentionne entre autres l’interdiction des “prémix” industriels, le choix d’ingrédients nobles et de matières premières de qualité majoritairement françaises ou encore l’absence de colorants artificiels… Évidemment, d’excellents glaciers n’ont pas ce label. L’idéal reste donc d’interroger les pros sur leurs pratiques et leur manière de sourcer les ingrédients. Les passionnés qui font les choses bien seront toujours ravis de vous répondre !

Pas facile de préparer une bonne glace sans sorbetière ou turbine à glace, des engins aussi merveilleux que coûteux… Heureusement, il y a des alternatives pour les fans de cuisine maison, comme des esquimaux, tout simplement, ou des glaces préparées à partir de fruits congelés mixés juste avant la dégustation ! Le web regorge de bonnes recettes, comme par exemple celles-ci

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Avec cette nouvelle rubrique, nous voulons donner la parole à nos lectrices et lecteurs (vous !), au sujet de leurs marques éthiques préférées, testées et approuvées… Après une première édition sur les shampooings Aube, place à une marque de mode éthique

“Je suis tombée sur Le T-shirt propre en cherchant sur le web des vêtements pas trop polluants et n’exploitant pas les gens… En plus de répondre à tous mes critères, la marque est installée dans mon département : l'Aveyron ! La fabrication est française et les matières sont bien choisies (coton bio, lin…). Ce sont des basiques solides et durables ! L’entreprise a diversifié ses modèles (shorts, sweats, vestes…) mais ma pièce préférée reste le tee-shirt en lin français.”
Caroline, 41 ans, Rodez

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Apéro en plein air ou bien au frais à la maison ? Quelle que soit votre préférence, voici 3 bien bonnes choses à siroter ou à croquer. Du 100% délicieux et Made in France.

🧀 Croquant. La recette de la marque Le petit zeste ? Des ingrédients français (et même souvent locaux, produits à moins de 150 km de l’atelier), des saveurs bien choisies et une fabrication artisanale à Lunel, dans l’Hérault. Pour l’apéro, goûtez leurs amandes grillées, crackers et sablés salés (comme Truffe d’été et fleur de sel de Camargue, Pélardon A.O.P des Cévennes et herbes de Provence ou encore Olive Picholine et romarin, miam).

🍹 Rafraîchissant. YOLEAU concocte en France des cocktails sans alcool, plus précisément des spritz super légers, pétillants, savoureux, faibles en calories et composés de 100% d’ingrédients d’origine naturelle. Des créations parfaites pour la saison… Testez donc Orange amère, Framboise & Poivre de Timut ou Fleur de sureau !

🥔 Croustillant. Vous connaissez peut-être RAMDAM SOCIAL : avec cette marque pas comme les autres, 1 produit acheté = 1 aide à quelqu’un qui en a besoin. Les chips de la marque sont préparées à Guérande avec des pommes de terre bretonnes, une pointe d’huile du Loiret et du sel de Guérande. Et pour chaque paquet acheté, un encas est distribué à une personne en grande précarité avec le Samu Social de Paris.

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🌿 Greenwashing. L’association de consommateurs et consommatrices CLCV vient de gagner une bataille judiciaire contre Volvic : le Tribunal judiciaire de Paris a estimé que la plupart des allégations “vertes” de la marque d’eau (par exemple, au moment de l’assignation : “neutre en carbone”, “100% recyclé”…) relevaient de “pratiques commerciales trompeuses”.

🤬 Mauvaise nouvelle. En début de semaine, le Sénat a approuvé la réintroduction encadrée de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides interdits en France. En 2025, cette mesure, alors intégrée à la Loi Duplomb, avait mobilisé les foules avec une pétition signée par plus de 2 millions d’opposants.

🎨 Une petite rénovation en cours ? Peinture biosourcée, minérale, acrylique… Pour ne pas vous emmêler les pinceaux, jetez donc un œil à cet article de Vert : Comment repeindre ses murs sans produit toxique pour la santé et la planète ?

Merci d’avoir lu cette newsletter !

On vous souhaite un excellent week-end, à la semaine prochaine,

Lucie et Fiona de Bien ou Bien

Photo de couverture : Priscilla Du Preez 🇨🇦 via Unsplash

Read the original on bienoubien.substack.com

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