Bonjour,
Il y a deux semaines, je te partageai la rencontre de la paroisse dans le Dakota lors de mon road-trip d’il y a deux ans en Amérique du Nord. J’avais pris 4 semaines pour traverser le Canada en voiture. Puis à Régina, je commençais mon voyage à pied et en stop.
👋 Je m’appelle Baptiste FRANÇOIS, auteur et poète. Pas après pas, j’extrais le Beau du quotidien, de mes rencontres et de ce que la vie m’enseigne. Je te propose une présentation plus complète ici.
🩷 Si tu en as le temps et l’envie, je te propose (à la suite de la lecture) de liker ou partager cette lettre : un micro-geste pour toi, et une grande aide pour moi !
Cela fait plus d’un mois que je me suis mis sur ce chemin vers l’Ouest.
Seul.
Perdu par les heures de décalages.
Puis par la grandeur de la ville, Montréal… pour moi l’habitant du rural.
Puis par l’accent et une nouvelle langue.
Puis par pleins d’excuses et de prétextes, pour justifier ces peurs de savoir tout ce que je laissais. Caché derrières mes habitudes, même les plus anodines, mais tellement réconfortantes.
Cela fait plus d’un mois que j’ai commencé à traverser ce grand pays.
La plus grande forêt que tu connaisses.
Ici, elle est mille fois plus grande.
La plus grande ligne droite que tu connaisses.
Ici, elle est mille fois plus grande.
La plus grande mine que tu connaisses.
Ici, elle est mille fois plus grande.
Milles lacs en cent kilomètres. Cent kilomètres entre deux villages.
Tout est démesuré. Telle la vie vue par les yeux d’un nouveau-né.
Et aujourd’hui, il est l’heure de laisser la voiture qui m’a permis de traverser seul cette immensité d’Est en Ouest.
Maintenant, je vais marcher vers le Sud, d’abord à travers les grandes plaines du Saskatchewan, puis après la frontière, de celles du Dakota, puis après je ne sais pas.
Je croiserais sûrement milles oies qui profiteront, elles, des beaux jours pour migrer vers le Nord. Ce seront mes étoiles du berger.
Comme les jours où j’avais des examens scolaires, ou comme la nuit précédent mon départ, j’ai eu le sommeil léger.
Il me fallait une belle nuit reposante, ne sachant pas ni où, ni comment je dormirais les prochains jours. Mais forcément, je me suis réveillé tôt, trop tôt, et impossible de continuer à profiter de ces draps blancs.
Mais bon, on ne peut pas tout contrôler non plus… ni sa mort, ni son incarnation, ni son premier réveil.
J’ai eu peur.
Mais si c’était ça la mort, elle était quand même douce.
J’ai peur.
Mais si c’est ça la vie, elle est quand même douce.
Il est l’heure de se lever, de marcher, de rencontrer.
D’écrire, de partager, d’écouter.
De n’être que ce que nous sommes venu vivre de notre naissance. De naître que moi.
Tout en couleurs. Comme le toucan de mon dernier rêve.
Baptiste.
Vous avez été nombreux à me faire un retour sur le précédent post, concernant la rencontre dans la communauté Baptiste. Je vous en remercie.
Tout en haut de ce mail, tu peux mettre un cœur pour liker ce message s’il t’a plu.
Tu peux souscrire un abonnement payant à partir de 5 € par mois ici :
résiliable à tout moment ;
aucun avantage par rapport à l’accès gratuit, hormis soutenir mes créations ;
pour un don de plus de 100 euros, vous bénéficieraient de mes deux premiers livres dédicacés.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.