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Le Petit Minaret Illustré · Jun 14, 2026

Comment fabriquer des relais d'influence

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Le Petit Minaret Illustré · Le Petit Minaret Illustré

En termes de méthode, les roudoudistes n’ont rien inventé. Qu’il s’agisse de politique (sédition anti-institutionnelle par la méthode Arlinsky, noyautage trotskyste), de sémantique (discours en miroir de la doxa du moment), ou de marketing, les musulmans actifs utilisent tous les moyens tactiques et stratégiques mis au point par d’autres pour réaliser leur projet de théocratie islamique mondiale. Parmi ceux-ci, la stratégie des relais, mise en oeuvre par Banlieues climat d’après le modèle dit : “train-the-trainer”.

Le principe de la stratégie des relais correspond grosso modo à celui présidant aux réunions Tupperware, à ceci près qu’il n’y est pas question de boîtes en plastique, mais de “compétences” : un groupe restreint reçoit une formation standardisée (chez Banlieues climat, la formation d’une journée s’appuie sur des fiches supposément créées en collaboration avec le GIEC), suite à quoi certains de ses membres deviennent à leur tour formateurs, diffusant en cascade le contenu mis au point par le GIEC.

Tu l’as compris, camarade, les avantages de ce système sont multiples : n’importe qui ou à peu près pouvant devenir “formateur” (il suffit d’avoir en main les fifiches ad hoc), la structure-mère peut toucher dans un bref délai un grand nombre de personnes, et étendre rapidement sa zone d’influence.

Concernant le climat en particulier, considérant l’hystérie actuelle et le délire institutionnel (grassement financé) autour de la “sensibilisation” à la question, la stratégie des relais permet en outre d’accéder à des lieux sinon peu accessibles : écoles, lycées, collectivités locales, institutions etc.

La stratégie des démultiplicateurs crée de fait des relais locaux autonomes, répartis sur tout le territoire national, indépendants de la structure centrale, mais propageant le cadre idéologique mis au point par celle-ci. En termes d’influence, la méthode de relais garantit une efficience maximale pour un investissement minimal, parfaite mise en oeuvre du principe d’économie.

Les Frères musulmans et Sanaa Saitouli, fondatrice de Banlieues climat, ont bien compris l’intérêt de la chose.

Car si le dispositif démultiplicateur existe dans bien des domaines, il se trouve que les Frères musulmans l’ont historiquement utilisé, suivant en cela la stratégie élaborée par leur fondateur Hassan al-Banna. La usra, qui signifie littéralement “famille” en arabe, constitue en effet la cellule de base traditionnelle de l’organisation et de l’action des Frères musulmans. La usra, petit noyau militant chargé de former ceux qui iront créer à leur tour d’autres petits noyaux militants.

Une usra réunit généralement (et régulièrement) autour d’une dizaine de personnes, sous la direction d’un responsable, appelé naqib. Elle relève à la fois du réseau de sociabilité, de l’endoctrinement, et du mécanisme de recrutement.
L’objectif de cette unité élémentaire est inscrit dans le projet frériste : il s’agit de former des musulmans actifs, engagés dans le projet global de réforme islamique de la société.

Le schéma, qui relève du modèle “train the trainer”, est le suivant :

1. Former un petit groupe.

2. Renforcer sa cohésion idéologique.

3. Confier des responsabilités à certains membres.

4. Créer de nouvelles usra.

5. Répéter le processus.

Les “mamans pour le climat” agissent-elles sur le modèle de la usra ? Leur logique organisationnelle en est en tout cas remarquablement proche.

Bref, tu as compris le principe du bouzin. Maintenant, camarade, ouvrons le capot.

Read the original on annesophienogaret.substack.com

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