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Explorer nos liens au Vivant · Jan 2, 2024

Débuter l'année en douceur

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Anaïs Gauthier · Explorer nos liens au Vivant

J’aime ces pas-sages, ces instants entre deux temporalités.

Ces moments où nous regardons en arrière pour affiner l’à venir.

Eprouver gratitude et amour pour ce qui a été.

Nourrir confiance et joie pour ce qui sera.

Voici les coulisses d’une année HORS normes : 2023.

→ Et mes tips pour adoucir votre début d’année 💚

Le 29 Décembre 2022, j’arrivais dans le Devon où une petite chambre de 8m² avec sanitaires partagés m’attendait au coeur du micro campus du Schumacher College, ressemblant plutôt à une batisse médiévale et son potager, qu’à l’idée que vous vous faites d’un campus universitaire.

Je devais y vivre 3 mois. J’y suis restée 6 !

S’il n’y avait pas eu le Brexit créant l’impossibilité de rester sur le territoire britannique plus de 6 mois, j’y serais toujours…

“Je n’ai pas envie que tu rentres à la maison.”

  • “Cela tombe bien, moi non plus !” me répond mon conjoint début Avril.

Ces 3 mois éloignés de mon quotidien et de mon conjoint m’avaient paru bien longs. Pourtant, alors qu’il est l’heure du retour, je prends conscience que quelque chose est en train d’évoluer dans mes profondeurs. Et je n’ai pas envie d’interrompre ce processus.

Je commence à trouver ma place sur ce territoire, dans cette nouvelle langue, au creux d’une autre culture. Plus proche de moi et des autres. Moins extra-terrestre avec mon rythme de vie et mon hypersensibilité. Ici, ils sont nombreux à célébrer les saisons, privilégier leur santé sur la productivité, savourer les variations subtiles de lumière, être en relation étroite avec la Nature…

J’ai surtout envie de prolonger l’expérience humaine que je vis en communauté plutôt que de retrouver l’individualisme de nos vies si répandu. Chacun chez soi, chacun pour soi.

De son côté, mon conjoint prend conscience de tout ce qu’il tire de mon aventure.

Alors nous avons décidé ensemble que je ne rentrais pas afin de poursuivre mon exploration de nos liens au vivant humain et non humain.

En Mai, je réalise que ce que je vis là-bas bouleverse tellement nos codes sociétaux, nos façons de faire, nos croyances occidentales, qu’il me sera délicat de continuer d’intégrer mon conjoint à l’aventure, s’il ne plonge pas lui aussi un peu dans le bain.

Nous avons eu un passage houleux, jusqu’à ce qu’il décide, un peu terrifié, de me rejoindre pour mon dernier mois là-bas. “Le plus beau mois de ma vie” dit-il aujourd’hui.

Je vous partage cela pour témoigner d’une part non négligeable de mes explorations : l’attention portée à notre relation de couple. Loin des conventions, des rôles attendus et sans exemples autour de nous pour nous inspirer, nous cheminons humblement dans nos paysages respectifs qui se nourrissent mutuellement, s’écoutent, se soutiennent, s’aiment. Avec une grande attention à notre sincérité envers soi-même. Unique chemin pour être vrai avec l’autre.

Quelques photos de cette expérience de vie quotidienne en communauté :

J’ai finalement suivi l’intégralité du Master “Engaged Ecology” au Schumacher College, encadré par l’université de Plymouth.

Les coups financier, énergétique et temporel ont été très importants.

Pour autant, j’ai refusé de passer les examens qui ne m’intéressaient pas malgré l’incompréhension des encadrants ! 💥
~

Pourquoi ce choix ?

  • j’ai joué le jeu des examens dont les consignes m’intéressaient car elles m’emmenaient sur des terrains inconnus et je me suis vite aperçue du manque d’intéret des feedbacks reçus : une note et un commentaire totalement désincarnés ne permettant pas la progression ou même d’appréhender le regard critique des évaluateurs.

  • j’ai pris conscience qu’écrire des essais mélant philosophie, phénoménologie, ontologie, etc. dans le respect d’une écriture académique, dans une langue que je ne maitrisais pas quelques mois plus tôt, allait m’isoler socialement. Je n’étais pas venu vivre en communauté pour passer mes journées sur mon ordinateur à dialoguer avec mon traducteur français/anglais. Aucun intéret ! J’ai fait le choix de privilégier les rencontres, échanges, conversations.

  • la nature et le contenu des cours m’étaient déjà familiers, les intervenants étaient mes homologues anglosaxons et je ne ressens pas le besoin de la validation d’un professeur pour reconnaitre la valeur de mes travaux sur le sujet > ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé !

  • c’est pour moi une façon de revendiquer des savoirs en-dehors du cadre administratif et des cursus valorisés par la société. Il y a tant de gens diplômés et incompétents ! Et tant de gens non diplômés et exceptionnement compétents !

    Cette expérience du monde académique me fit prendre conscience de la puissance d’être à ma juste place et de ma tolérance envers moi.

    𝑈𝑛𝑒 𝑡𝑜𝑙𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 à être pleinement moi sans attendre un tampon de validation, 𝑞𝑢𝑖 𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑏𝑒̀𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑚’𝑎𝑙𝑙𝑒̀𝑔𝑒 💚

    L’important n’est pas le papier officiel mais ce que génère en moi cette exploration.

Mon histoire avec l’entreprenariat a commencé officiellement à 15 ans.

Officieusement à 10 ans… (j’étais DG de La Perleraie, entreprise de confection de bijoux en perles que je vendais à grand-mère, aux copines et tantes 😅).

Aucun de mes parents n’est entrepreneur mais j’étais mue par un instinct vital d’indépendance vis à vis de leur autorité à l’ancienne, qui m’a donc poussée à vouloir gagner de l’argent très tôt, très vite.

Mes rencontres au fil des mois au Schumacher College m’ont fait prendre conscience de la dimension artistique de mon être. Autant dans mon rythme de vie, que mon processus de création, et ma capacité à percevoir et restranscrire ce que la plupart ne voient pas et la puissance d’inspiration et de transformation que cela représente pour celles et ceux qui me suivent ou même sollicitent mon regard.

→ J’ai donc enfin ouvert mon statut d’artiste-auteure !

Cela soutient l’intégration de la poésie, de la musique, de la photo dans mes conférences et le développement de performances poétiques participatives avec l’intention de faire ressentir au public qu’il est parti de la grande toile du Vivant.

Ca m’ouvre aussi les portes des résidences d’écriture.

Ca me permet à partir de 2024, de ne plus facturer la TVA aux particuliers qui souhaitent suivre les cursus de L’école d’écologie personnelle.

Sur la scène du Palais des Congrès d’Angers pour la 1ère de ma nouvelle conférence expérientielle SE RELIER AU VIVANT :

Si tu veux voir l’enregistrement de cette conférence c’est ICI (le lien ne restera pas actif indéfiniment)

Ils sont nombreux et c’est ok.

Certains restent sur ma liste pour les années à venir, d’autres disparaissent.

  • créer un podcast

  • écrire des chroniques régulières pour la radio ou magazines papiers

  • faire éditer mon livre (M)ondes sensibles, en-quête du Vivant

  • écrire mon nouveau livre

  • trouver le territoire et le terrain où construire notre maison autonome en matériaux naturels, avec mon conjoint

→ Remplacer les bonnes résolutions par la gratitude :

Faire une liste de ce pourquoi vous ressentez de la gratitude dans votre vie sur l’année passée. Refaire l’exercice sur l’année à venir : qu’est-ce qui vous ferait ressentir une profonde gratitude ?

→ Prendre le temps de clarifier vos aspirations pour 2024 :

J’ai régulièrement besoin de clarifier ce qui a décanté afin de soutenir l’émergence de projets, de nouveautés, de changements ou de continuité. Je prends alors le temps nécessaire (d’une demi journée à 3 jours selon les cas) pour :

  • mettre en mots/images les sentiments que j’ai envie de vivre. Vous pouvez aussi choisir un unique mot qui innondera votre année de sa vibration.

  • réaliser un visionboard regroupant mes aspirations, envies, rêves du moment

  • faire le deuil de ce que j’ai à lâcher, de ce dont je veux me défaire

→ Vous mettre à l’écoute de votre corps en lui offrant un moment de douceur :

Notre organisme est souvent relégué à être le véhicule de notre cerveau. Alors je vous propose d’ouvrir l’année avec l’intention d’être attentif.ve à vos sensations corporelles pour vous laisser guider par elles. Votre corps sait ce dont il a besoin, ce qui lui est bénéfique, apprenez à lui faire confiance.

Pratique : renouer avec vos sens pas le toucher de façon intuitive en vous offrant un automassage. Installez-vous confortablement et afin de créer un temps “sacré” c’est-à-dire un temps qui vous est dédié, vous pouvez mettre de la musique, tamiser les lumière, allumer une bougie, bruler de l’encens, vous parfumez etc.

Pour décupler les bienfaits et perceptions sensorielles, mettez quelques gouttes d’huile dans vos mains pour réaliser cet automassage. Une simple huile d’olives ou d’amandes suffit. Commencez par enduire un pied d’huilet en le massant dans sa globalité par des gestes légers et amples avec vos 2 mains. Puis frottez la plante du pied du plat de votre main. Poursuivez en utilisant vos 2 pouces pour exercer des pressions plus ou moins appuyées, plus ou moins lentes ou rapides. Puis faites des cercles avec vos pouces. Laissez vous guider par ce que vous ressentez. Restez plus longtemps sur les zones agréables, qui vous font du bien et sur celles qui sont sensibles, voyez quelle pression et mouvement vous est agréable en allant doucement. Passez partout : plante et côtés du pied, talon, tendon, cheville, orteils. Accordez au moins 5 minutes par pied.

Quand vous avez fini, remerciez-vous de ce soin apporté avec grande attention à cette partie du corps qui vous maintient en contact direct avec la planète.

Je vous remercie de m'avoir suivie, soutenue, écrit, tout au long de l'année.

Vous le savez, je n’ai pas encore trouvé la forme et le rythme adéquat pour cette newsletter. Je suis plus à l’aise sur Linkedin où j’ai semble-t’il trouvé mon rythme de croisière. Alors je vous encourage à m’écrire pour me dire ce que vous attendez de ce format, pourquoi vous vous y êtes inscrits, ce que vous avez aimé et moins aimé. :)

Je vous souhaite pour cette nouvelle année, de vous mettre à l'écoute du Vivant.
En vous et au-delà de vous. ➰

J'allais oublié.

En vrac, voici d'autres trucs qui se sont passés en 2023 :

  • J’ai essuyé un refus de manuscrit sans explication ni conseil par Actes Sud…

  • J'ai vécu une lecture des lignes de la main déconcertante de justesse

  • J’ai passé les fêtes de Noël seule chez moi pour honorer mon besoin de tranquilité et de respect de mon être

  • J’ai transcendé ma peur viscérale de parler Anglais

  • J’ai vécu 3 mois en van

  • J’ai pris part à mon 1er rassemblement européen des écovillages et manqué de justesse mon 1er “rainbow gathering”

  • Je me suis réconciliée avec le chant et débuté l’apprentissage du ukulélé

  • J’ai rejoins l’association APSII soutenant la recherche et reconnaissance du handicap quotidien que représente le syndrôme de l’intestin irritable et je teste de nouvelles approches thérapeutiques

  • Je ne suis jamais retournée chez moi en région parisienne passant directement du van à l'emménagement en Haute-Savoie sur une terre foulée par mes ancêtres depuis 1920

  • J’ai créé et expérimenté grandeur nature, mes nouveaux formats d’interventions en entreprises et événements (festivals, congrès etc) à mi-chemin entre la conférence et la performance poétique participative

  • J’ai démarré une collaboration joyeuse avec un pianiste talentueux

  • J’ai rencontré des humains extraordinaires et inspirants : un devin du Botswana, des activistes aux styles variés, un croque-mort punk, des poètes anglosaxons de renoms, un célèbre compositeur français (Yann Tiersen), un Barde ayant fait une thèse sur les “magic mushrooms”, des penseurs et penseuses originaux, un ami proche d’Arne Naes, un homme qui chante avec les rossignols, des fermiers-chercheurs, … et bien sur Satish Kumar, disciple de Gandhi, fondateur du Schumacher College.

  • J’ai affiné ma compréhension de ma généalogie et des schémas familiaux qui se sont transmis au fil des générations, rendu à chacun sa responsabilité et abandonné l’idée de soigner tout le monde.

  • J'ai confirmé l'influence des facteurs environnementaux sur ma santé mentale et physique.

    Mais surtout…
    j’ai continué de suivre mon 𝗶𝗻𝘁𝘂𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻,
    d’aller vers ce qui nourrit mon 𝗮̂𝗺𝗲,
    me met en 𝘃𝗶𝗲.

    Ce qui implique parfois d’avoir à embrasser
    la traversée de 𝗽𝗲𝘂𝗿𝘀,
    les périodes de 𝗱𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀,
    les remises en 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀,
    les larmes ou 𝘁𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀.

    Avec amour 💖

    Que 2024 vous soit doux et vivant !

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Read the original on anaisgauthier.substack.com

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