Cette semaine, j’ai envie de parler d’un sujet très personnel, mais qui, je crois, dépasse largement le cadre de mon tapis de yoga.
Je veux parler, encore, de discipline.
La discipline n’a pas besoin d’être froide, punitive ou militaire, comme on nous la vend souvent. Ce n’est pas une manière de se contrôler, de se durcir ou de devenir quelqu’un d’autre.
Ma vision de la discipline, est un très intime, très personnel. C’est un engagement mental que l’on prend avec soi-même, sans témoin, sans applaudissement, et surtout sans validation extérieure. C’est une structure que l’on construit non pas pour se contraindre, mais pour se retrouver. Une façon de se dire : je compte assez pour revenir à moi, encore et encore, même quand je n’en ai pas envie, même quand la vie déborde, même quand mon corps résiste, même quand tout autour de moi me dit d’abandonner.
Cette année, je boucle dix ans de pratique d’Ashtanga.
Dix ans. C’est étrange à écrire, parce que je n’ai pas l’impression d’avoir “fait” dix ans de quelque chose. J’ai plutôt l’impression d’avoir accepté de me laisser glisser dans quelque chose de plus grand que moi, une pratique que j’ai laissée me transformer, lentement.

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