43 ans et la vague de nostalgie
Cette semaine, mardi 7 avril, ma sœur jumelle Caroline et moi avons soufflé nos 43 bougies.
Je n’ai jamais vraiment aimé les anniversaires. Non pas que j’aie un problème avec le temps qui passe, ou avec les années qui s’accumulent, mais j’ai toujours été gênée par l’idée de devenir, le temps d’une journée, le centre de gravité des autres, l’objet principal de l’attention, des messages, des célébrations, des attentes. Ma sœur est pareille. Nous sommes deux, donc on pourrait croire que cela dilue un peu le projecteur, mais pas du tout !
Mais ce n’est pas vraiment de cela dont je voulais parler.
Depuis mardi, je suis traversée par une vague de nostalgie assez puissante, une vague qui n’a rien de triste, mais qui est chargée d’une densité émotionnelle que j’ai encore du mal à démêler pendant que je vous écris. Ce n’est ni du chagrin, ni du regret, ni même une mélancolie clairement identifiable ; c’est quelque chose de plus diffus, de plus sensoriel, et d’assez profond aussi, comme si plusieurs couches de ma vie s’étaient soudainement remises à respirer en même temps.

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