Yo le p’tit 🥬 ,
Bienvenue dans cette édition #143 de la recette d’une LOVE Brand 🫶
On est maintenant 8 845 dans cette newsletter. MERCI 💙
La semaine dernière, je t’expliquais que l’audience ne servait plus à rien avec les ghost creators. Et depuis, une question m’est revenue plusieurs fois : « mais alors, pourquoi je construirais la mienne ? »
Cette édition est ma réponse. C’est probablement la plus importante que j’ai écrite cette année.
Si ce n’est pas déjà fait, tu peux aussi :
Plonger dans les coulisses de mes business et mes découvertes Marketing: Linkedin, Instagram
Réserver une Session Stratégique 1:1 → Repars avec un plan d’action concret pour accélérer ton business
Te rendre visible en sponsorisant cette newsletter.
C’est parti pour l’édition #143 🔥
Au programme :
Le mot qui est mort
Créateur de contenu vs créateur de réalité
Les deux jeux que tout le monde confond
La marque comme environnement
Les 4 briques pour construire le tien
Le mot qui est mort
Le personal branding n’est plus personnel.
Prononce le mot à voix haute. « Personal branding. » Tu sens ce léger malaise ? Ce petit truc en toi qui meurt ? 😅
C’est normal. Le mot est devenu le contraire de ce qu’il désigne.
Il évoque des posts générés par IA qui racontent la même fausse histoire inspirante. Des hooks recyclés. Des comptes qui parlent de leur offre à une audience qui a arrêté d’écouter. (la génance de Linkedin…)
Et tout le monde accuse l’IA mais c’est à tord.
L’IA n’a pas tué le personal branding. Elle a révélé qu’il était déjà vide.
Parce que ce qui rend un contenu cringe, ce n’est pas sa forme. C’est qu’on sent qu’il ne coûte rien à celui qui le publie. Pas de vécu derrière. Pas de risque. Pas d’enjeu. Juste un template rempli.
Le truc c’est que la confiance obéit à une loi simple : elle ne se donne qu’à ce qui coûte:
Du temps: 3 ans d’éditions écrites à la main, ça ne se simule pas.
Du risque: une opinion tranchée qui peut te coûter des clients, ça ne se simule pas.
Du réel: un chiffre d’affaires vérifiable, une ouverture de restaurant, un échec assumé, ça ne se simule pas.
Quand le coût de production d’un contenu tombe à zéro, la valeur se déplace vers tout ce qui ne peut pas être produit à coût zéro.
Ton vécu. Ta constance. Ta personnalité.
Créateur de contenu vs créateur de réalité
Dan Koe a une phrase que je n’ai jamais oubliée : la plupart des créateurs sont des créateurs de contenu, pas des créateurs de réalité.
Des esclaves de leurs templates.
Ils optimisent le récit mais ils n’ont rien à raconter.
Et c’est là qu’est le vrai diagnostic, celui que personne ne veut entendre :
Tu n’as pas un problème de contenu. Tu as un problème de réalité.
Si ta semaine ne contient aucune décision, aucun test, aucun échec, aucune construction: alors ton contenu n’a rien à documenter.
Et tu le combles avec de la théorie. C’est exactement ce que ton audience sent.
C’est pour ça que je répète depuis des années : documenter > éduquer.
Pas parce que c’est un format qui « performe ». Parce que c’est le seul contenu qui t’oblige à avoir une vie qui mérite d’être documentée.
L’ordre est important : d’abord tu construis, ensuite tu racontes.
Ton contenu ne peut pas être plus intéressant que ta réalité.
Les deux jeux que tout le monde confond
Maintenant, remettons les ghost creators dans l’équation.
Oui, l’algorithme récompense le format, plus le compte.
Oui, une vidéo bien construite sur un compte à 200 abonnés peut faire 2M de vues.
Oui, l’attention est devenue une commodité qui s’achète en volume: 500 posts de ghost creators pour le prix d’un influenceur.
Alors le personal branding est-il mort ?
Non. Il y a simplement deux jeux, et presque tout le monde les confond.
Le jeu de l’attention. Formats, volume, itération. C’est une science : ça se brief, ça se délègue, ça se scale. C’est le jeu des marques comme Flytex par exemple (ancienne édition)
Le jeu de la confiance. Perspective, vécu, répétition dans le temps. Ça ne se brief pas, ça ne se délègue pas, ça ne se scale pas. Ce jeu-là se possède.
L’attention fait la vue. La confiance fait la vente.
Je le vis en direct : cette newsletter ne fait pas des millions de vues mais elle a signé plusieurs centaines de milliers d’euros de contrats. Parce que 8 000 personnes me lisent chaque semaine depuis des années, et que chaque édition ajoute une couche de preuve. Et surtout car je passe plusieurs heures chaque semaine à chercher le contenu le plus qualitatif possible.
Ca fait des années que j’entreprends que je suis 100% transparent sur l’ensemble de mes business. C’est pour ca que les personnes qui me contactent pour du business me font déjà confiance.
Et pendant que le prix de l’attention s’effondre, la valeur de la confiance explose.
C’est mécanique : on ne valorise que ce qui est rare. L’attention ne l’est plus. La confiance ne l’a jamais autant été.
La marque comme environnement
Alors c’est quoi, une personal brand ?
« la marque est un environnement où les gens viennent se transformer. »
Parce qu’elle dit une chose contre-intuitive : on ne suit pas quelqu’un pour ce qu’il sait. On le suit pour qui on devient à son contact.
Ton audience ne se souviendra pas de tes posts. Elle se souviendra de ce qu’elle a construit à cause de toi.
La marque qu’elle a lancée. Le contenu qu’elle a osé publier. La décision qu’elle a enfin prise.
C’est ça, la vraie métrique d’une personal brand. Pas tes impressions mais qui devient ton lecteur après 6 mois.
Et le véhicule de cette transformation, ce n’est pas l’information. Car les gens ne suivent pas l’information, ils suivent les perspectives.
La nuance est chirurgicale :
↳ L’information dit ce qui est. Elle est gratuite, infinie, générée par l’IA à la demande.
↳ La perspective dit ce que ça veut dire. Elle exige quelqu’un qui a vécu le sujet, pris des risques dessus, et payé pour voir.
Le sens est devenu la dernière ressource rare d’internet. (Surtout en ce moment…)
Les 4 briques pour construire ton environnement
Assez de philosophie. Voici comment tu construis un environnement, dans l’ordre.
1. Ton profil est ta landing page.
Test des 3 secondes : QUOI, POUR QUI, POURQUOI te suivre.
Ton titre n’est pas ton CV, c’est ta promesse.
Ta bio raconte : hook → histoire → preuves → CTA.
2. Une thèse, martelée pendant des années.
Ta personal brand tient en une phrase.
La mienne est toujours autour de ce sujet : « j’analyse comment les marques deviennent des médias, comment les créateurs deviennent des marques, et comment le contenu transforme un business. »
Chaque contenu s’y rattache. Si un post ne peut pas s’y relier, il n’existe pas.
Et si tu changes de thèse tous les 3 mois ton audience le sent immédiatement.
3. Le ratio 80/20.
80 % de contenus qui prouvent ta thèse : analyses, coulisses, chiffres réels, décisions.
20 % qui montrent l’humain : parcours, doutes, vie.
On te découvre pour la valeur. On reste pour toi.
4. Nomme tes concepts.
Quand une idée résonne, baptise-la : « louer vs posséder son attention », « le commercial 24h/24 », « la marque invisible ».
Un concept nommé devient un raccourci mental que ton audience réutilise. Et à chaque fois qu’elle le réutilise, tu existes dans sa tête sans avoir posté.
C’est ça, un environnement : un vocabulaire qui pense à ta place quand tu n’es pas là.
Le mot de la fin
En conclusion le personal branding-tactique est mort (Les templates, les postures, les niches choisies dans un tableur) Bon débarras.
Ce qui le remplace est plus exigeant. Et c’est une bonne nouvelle, parce que l’exigence est un filtre.
Tu vas devoir construire une réalité qui mérite d’être documentée.
Tu vas devoir tenir une thèse pendant des années. Tu vas devoir payer chaque contenu en vécu, en risque, en constance.
La plupart des gens ne le feront jamais. C’est exactement pour ça que ça vaut de l’or.
Et je suis toujours aussi convaincu que c’est le plus gros levier que tu peux créer sur les prochaines années.
PS: je te parle en connaissance de cause puisque c’est comme ca que j’ai développé Père & Fish, que j’ai lancé mon agence et que j’ai signé des centaines de milliers d’€ de contrats grâce à mon contenu et ma personnalité.
Et si tu veux passer à l’action 👇
C’est le travail qu’on fait chez SHIFT : La branche formation réseaux sociaux de Brainlab.
Objectif: transformer les fondateurs et les marques en médias qui acquièrent des clients en organique. La thèse, le système de contenu, la machine complète.
Si tu veux qu’on construise le tien, c’est par ici :
Et pour aller plus loin :
Réserver une Session Stratégique 1:1 → Repars avec un plan d’action concret pour accélérer ton business
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