Bonjour ici,
Il y a deux types de courage.
Celui dont on parle — les grandes décisions visibles, les risques spectaculaires, les choix qui font de belles histoires. Celui-là, on le célèbre. On l’admire de l’extérieur. Il est reconnaissable.
Et puis il y a l’autre. Celui dont on ne parle presque jamais.
Le courage de se choisir soi-même — pas dans les grandes occasions, mais dans les petites. Dans les moments où c’est plus simple de dire oui que de décevoir quelqu’un. Dans les décisions qui ne feront pas de bruit, que personne ne verra, mais qui construisent ou démantelent ta relation à toi-même, une par une.
C’est le courage le plus exigeant.
Pas parce qu’il demande des actes extraordinaires — mais parce qu’il demande de tenir une position face à ta propre résistance intérieure. Face à la peur de ce que les gens vont penser. Face à cette voix qui dit que tu exagères, que tu es trop exigeante, que tu devrais être capable de faire ça sans te plaindre.
Ce que j’ai réalisé dans mon reset, c’est que le courage a plusieurs visages.
Le courage de fermer des chapitres. Quitter un projet, une relation, une version de soi-même — même quand on y a mis beaucoup, même quand l’extérieur ne comprend pas, même quand ça fait peur de voir ce qu’il y a de l’autre côté du vide que ça laisse.
Le courage de clore des relations qui ne te nourrissent plus. Pas nécessairement de façon dramatique — parfois juste créer de la distance, investir moins, arrêter de se rendre disponible pour quelque chose qui prend sans donner.
Le courage de décevoir. Parce qu’à un moment, se choisir soi-même implique de ne pas choisir quelqu’un d’autre. Et ça, pour beaucoup d’entre nous, c’est l’acte le plus difficile.
Le courage de ne pas savoir. De rester dans l’inconfort d’une question sans se précipiter vers une réponse rassurante juste pour ne plus avoir à la porter.
Ce que j’ai aussi compris, c’est que le courage ne naît pas spontanément.
Il se construit sur la connaissance de soi. Plus tu sais qui tu es, ce que tu veux, ce qui compte vraiment pour toi — plus il devient possible de te choisir, même quand c’est difficile. Le courage sans connaissance de soi, c’est de l’impulsion. Le courage avec connaissance de soi, c’est une décision.
Quelques questions à laisser résonner :
Dans quelle situation retiens-tu ton courage en ce moment — et pourquoi ?
Y a-t-il un chapitre — une relation, un projet, une habitude, une version de toi-même — que tu sais devoir fermer, mais que tu gardes ouvert par peur de ce qui viendrait ensuite ?
Qu’est-ce qui t’a empêchée, jusqu’ici, de te choisir dans cette situation ? La peur de décevoir ? Le sentiment de ne pas mériter ? La peur du vide après ?
Et si te choisir là n’était pas de l’égoïsme — mais la condition pour être vraiment présente, vraiment disponible, vraiment toi dans tout le reste de ta vie ?
90 jours reset — programme gratuit, commence quand tu veux.
Cassandre

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.